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Les Sedin doivent continuer de produire offensivement

vendredi 2013-11-22 / 14:48 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Les Sedin doivent continuer de produire offensivement
Leur temps de jeu a augmenté, ils ont plus de responsabilités sur la glace et ils sont plus souvent séparés cette saison, mais la pression de produire à l’attaque est toujours la même pour Henrik et Daniel Sedin.

VANCOUVER – Leur temps de jeu a augmenté, ils ont plus de responsabilités sur la glace et ils sont plus souvent séparés cette saison, mais la pression de produire à l’attaque est toujours la même pour Henrik et Daniel Sedin.

Les jumeaux du premier trio des Canucks de Vancouver ont peut-être plus de minutes de jeu et de responsabilités en infériorité numérique et en défense sous leur nouvel entraîneur John Tortorella, mais ils doivent continuer de compter des buts sur une base régulière. Alors que l’attaque des Canucks s’enlise pendant une séquence de cinq revers de suite (0-3-2), tous les regards se tournent vers les Sedin, qui éprouvent eux aussi des difficultés offensives.

« La pression est toujours là », a déclaré Daniel, qui n’a pas marqué à ses sept derniers matchs. « Même quand on compte dans 10 parties de suite, il faut quand même pouvoir compter lors du match suivant. C’est comme ça que je vois ça. C’est comme ça que je pense tous les soirs. C’est difficile de perdre comme ça parce qu’un seul but pourrait faire toute une différence pour nous. »

Le capitaine Henrik, qui n’a récolté qu’un but et une aide à ses six dernières rencontres après avoir obtenu au moins un point dans 16 de ses 17 premiers matchs, ne croit pas que la pression de produire à l’attaque a augmenté au même rythme que leur temps de glace.

Avec Ryan Kesler, qui a passé quelques semaines sur la même unité qu’eux, les Sedin sont parmi les quatre attaquants les plus utilisés dans la LNH. Henrik et Kesler se partagent la tête avec un temps de jeu de 22:40. La vedette des Penguins de Pittsburgh Sidney Crosby (22:32) est juste devant Daniel et son temps de glace de 22:16 par partie. Pour les Sedin, c’est trois minutes de plus que sous la gouverne de leur ancien entraîneur Alain Vigneault et une de ces minutes est jouée en désavantage numérique, une nouveauté pour les jumeaux.

Les Sedin commencent aussi plus souvent leurs présences dans leur propre zone sous la tutelle de Tortorella cette année. Environ 61 pour cent de leurs présences s’amorcent en territoire offensif, ce qui est nettement moins que les 79 pour cent d’il y a deux ans.

Henrik croit que la pression est peut-être plus facile à supporter parce que ces minutes supplémentaires proviennent de leurs plus grandes responsabilités défensives.

« On en a peut-être moins qu’avant, a révélé Henrik. Par le passé, on pouvait jouer 17 ou 18 minutes pendant lesquelles il fallait absolument marquer. On sait qu’on doit encore marquer et je suis conscient qu’on pourrait avoir quelques points de plus à notre fiche, mais je pense que je n’ai jamais aussi bien joué globalement. Je joue mieux dans ma zone et je suis plus agressif sur la rondelle. »

Or, les questions sur leur production offensive se font de plus en plus insistantes avec les défaites qui s’accumulent.

Henrik présente une fiche respectable de 22 points en 23 parties, mais il a ralenti après avoir entamé la saison en lion avec une séquence de 12 matchs avec au moins un point et une récolte de 20 points à ses 17 premières parties. Il ne produisait pas au même rythme que lorsqu’il a remporté le trophée Art-Ross en 2009-10 (il avait alors mené le circuit avec 112 points), mais c’était tout de même légèrement mieux qu’à ses deux dernières campagnes, alors que la production du meilleur marqueur de l’histoire de la concession a chuté sur la barre d’un point par match.

Daniel compte 7 buts et 17 points en 23 matchs, ce qui est bien en deçà de son rendement qui lui avait permis de mettre la main sur le trophée Art-Ross en 2010-11 grâce à une récolte de 104 points. Une grande partie de cette diminution est attribuable aux contre-performances du jeu de puissance des Canucks. Vancouver a mené la LNH avec un taux de réussite de 24,3 pour cent en supériorité numérique en 2010-11, mais son jeu de puissance occupe présentement le 29e rang de la ligue avec un taux d’efficacité de 11,3 pour cent.

« Si notre avantage numérique peut s’améliorer, on amassera plus de points parce qu’on y joue un rôle important », a avancé Henrik, qui a participé aux huit buts marqués en supériorité numérique par les Canucks cette saison. « Notre jeu de puissance éprouve des difficultés, alors on doit générer plus d’attaque à cinq contre cinq. C’est la plus grosse différence comparativement aux années précédentes. »

Le temps de jeu de Daniel et Henrik est aussi remis en question plus ils s’enlisent dans leur disette offensive. On se demande s’ils pourront maintenir ce temps de glace accru pendant toute une saison sur la côte Ouest. Tortorella a décidé d’accorder plus de journées de repos à ses troupes entre les parties, dont deux de suite récemment, et il a promis que son équipe serait la plus reposée de la ligue.

« Je me sens aussi bien maintenant qu’à mes 15 premières parties quand tout allait bien, a insisté Daniel. Les gens ne cherchent que des réponses. »

Tortorella va même jusqu’à séparer plus souvent les jumeaux. Vendredi, quand les Canucks vont accueillir les Blue Jackets de Columbus, Daniel va évoluer sur un trio différent de celui de son frère aîné (de quelques minutes) Henrik. Ce genre de décision aurait été scandaleux l’an passé, mais plus maintenant.

« Ç’a fonctionné la dernière fois, donc ce n’est rien d’extraordinaire », a mentionné Henrik à propos de la décision de le séparer de son frère. « Nous en avons discuté. Je ne sais pas encore si c’est une bonne ou une mauvaise chose, mais nous ne nous y sommes pas opposés. Il y a plusieurs bons joueurs dans cette équipe. Parfois, il nous place sur des trios différents, puis il nous réunit lors de notre présence suivante. Ça fait du bien et ça nous permet de voir autre chose. »

Toutes ces discussions à propos des tirs bloqués par les Sedin sont plutôt insignifiantes. Jusqu’à présent, Henrik en a bloqué cinq, ce qui représente un rythme semblable à ce qu’il a fait en 2010-11, alors qu’il en avait bloqué 21. Daniel, quant à lui, en a bloqué six cette saison. Pourtant, Daniel croit que leur temps de jeu accru en infériorité numérique, c’est-à-dire un peu moins d’une minute par partie, leur est bénéfique, car cela fait en sorte qu’ils ne restent pas trop longtemps sur le banc quand l’équipe est indisciplinée.

« Pour jouer autant, il faut être sur la glace de façon constante, a ajouté Daniel. On ne peut pas jouer beaucoup pendant 10 minutes pour ensuite rester au banc pendant 10 autres minutes. Ça ne se produit pas quand on joue plus et qu’on est plus souvent sur la glace. L’entraîneur nous fait jouer et c’est à nous de faire gagner l’équipe. En ce moment, on n’y parvient pas. »

Les Sedin joueront toujours sous pression à Vancouver et cela leur convient, d’autant plus qu’ils apprécient grandement les nouvelles responsabilités que leur a attribuées Tortorella.

 

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