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La saison 2009-10 de Sbisa l’a mené du Championnat mondial junior et la LNH aux Jeux olympiques

jeudi 2013-11-21 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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La saison 2009-10 de Sbisa l’a mené du Championnat mondial junior et la LNH aux Jeux olympiques
Luca Sbisa a amorcé la saison 2009-10 en ne sachant pas vraiment où il allait aboutir. Il a finalement participé au Championnant mondial de hockey junior, a évolué dans la LNH et a pris part aux Jeux olympiques de Vancouver.

Luca Sbisa a amorcé la saison 2009-10 en ne sachant pas vraiment où il allait aboutir.

Il avait une chance de se tailler un poste dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim. Si ça n’avait pas fonctionné, il serait retourné dans les rangs juniors avec les Hurricanes de Lethbridge de la Ligue de l’Ouest. Dans ce cas-là, il aurait pu avoir l’opportunité de jouer pour sa Suisse natale dans le cadre du Championnant mondial de hockey junior 2010. Puis, il y avait le rêve lointain de participer aux Jeux olympiques de Vancouver.

Alors, où a joué Sbisa cette saison-là? La réponse: toutes ces réponses.

Depuis que les joueurs de la LNH ont commencé à prendre part aux Jeux olympiques, seuls Sbisa et le joueur de centre des Penguins de Pittsburgh Evgeni Malkin en 2006 ont représenté leur pays au Championnat mondial junior et aux J.O. dans la même année. Malkin, cependant, n’a pas évolué dans la LNH cette saison-là.

« J’ai joué dans toutes les ligues possibles », a indiqué Sbisa à LNH.com. « Ligue nationale, Ligue de l’Ouest, Championnat junior, Jeux olympiques… je n’ai eu que du plaisir. Je savais que ce n’était pas commun comme situation. J’y suis allé une journée à la fois. J’ai eu beaucoup de plaisir. »

L’odyssée nomade de Sbisa s’est amorcée au camp d’entraînement des Ducks. Acquis en juin 2009 à la suite d’une transaction avec les Flyers de Philadelphie, Sbisa a dit qu’il s’attendait à passer l’année dans la LNH. Choisi par les Flyers au 19e rang à l’encan de 2008, il a participé à 43 rencontres avec Philadelphie en 2008-09 avant d’être retourné à son équipe junior, et il a été l’un des éléments importants sur lesquels les Ducks ont mis la main lorsqu’ils ont échangé Chris Pronger aux Flyers.

Mais après avoir été blanchi à ses huit premières rencontres et avoir été utilisé en moyenne 12:37 par match, Sbisa a été envoyé à Lethbridge pour poursuivre son développement.

« J’avais joué au plus haut niveau possible, a-t-il dit. Je n’étais pas content d’avoir été rétrogradé dans le junior cette année-là, mais j’ai utilisé ça comme motivation supplémentaire pour me tailler un poste au sein de l’équipe olympique et jouer au hockey à ce niveau pour montrer aux Ducks qu’ils auraient dû me garder. C’était l’état d’esprit dans lequel j’étais. »

En jouant contre des joueurs de son âge, Sbisa a excellé avec 13 points en 17 rencontres. En décembre, il a été nommé capitaine de l’équipe suisse en vue du Championnat mondial junior, qui a été présenté à Saskatoon et Regina en Saskatchewan.

« Je savais que j’allais avoir un grand rôle dans cette équipe, a dit Sbisa. Ils m’ont nommé capitaine, ce qui était cool. Je n’avais jamais été capitaine d’une autre équipe, sauf quand j’avais 12 ans. »

Même si la Suisse a connu un surprenant parcours jusqu’au match de la médaille de bronze, Sbisa n’était pas là pour célébrer. Il s’est déchiré un muscle oblique lors du troisième match des siens et a été renvoyé en Suisse pour se reposer et se rétablir.

« On pensait que les Jeux olympiques seraient en péril, a-t-il indiqué. Habituellement, ça prend six semaines pour quelque chose comme une déchirure à l’oblique. Ils m’ont dit qu’il fallait que je retourne à la maison, que je vois un spécialiste et que je commence ma rééducation immédiatement alors je suis allé en Suisse. Deux jours après ma blessure, ils nous ont donné le diagnostic et je me suis assis avec l’entraîneur pour parler de ce qui serait mieux pour moi. Ils m’ont dit de rentrer à la maison, de voir le docteur de l’équipe nationale et d’essayer de m’en remettre le plus rapidement possible. On m’a dit qu’on voulait que je fasse partie de la formation olympique et donc que je m’assure de retrouver la santé. »

Sbisa était prêt à revenir au jeu après un mois sur la touche, mais quand il est retourné dans la Ligue de l’Ouest, c’était avec les Winterhawks de Portland, qui l’avait acquis de Lethbridge.

Il a pris part à six matchs avec sa nouvelle équipe avant de quitter à nouveau. Il a cependant eu un cadeau de départ inattendu et non souhaité.

« À mon dernier match avant d’aller aux Jeux olympiques, je me suis fracturé le péroné [droit], a-t-il mentionné. Mais je ne savais pas qu’il était fracturé à ce moment-là. Je voulais tellement jouer. »

Malgré la douleur, Sbisa a disputé les cinq matchs, dirigé sept tirs au but en 17:03 de temps de glace en moyenne, bon pour le troisième rang des défenseurs de l’équipe derrière Mark Streit (26:58) et Severin Blindenbacher (21:15).

« Je me souviens qu’il était encore jeune mais qu’il jouait du très bon hockey. Presque comme un vétéran, a déclaré Streit. Il savait comment jouer en défensive et bougeait très bien la rondelle. Il est gros et fort alors il peut jouer de façon robuste. C’était ses premiers Jeux olympiques. J’étais impressionné.

« Il n’avait jamais évolué pour l’équipe nationale auparavant. Il s’est amené et s’est immédiatement senti à l’aise. Il était confiant, ce qui est une bonne chose, et c’était un très bon gars qui travaillait fort et qui écoutait. C’était un tournoi très amusant et c’était bien de pouvoir apprendre à le connaître davantage. »

Sbisa a dit que d’être entouré par des joueurs plus âgés sur l’équipe comme Streit et Hnat Domenichelli avait été l’un des meilleurs avantages de cette expérience olympique pour lui.

« J’essayais simplement d’être comme une éponge, de retenir le plus de choses possibles, a déclaré Sbisa. C’était comme dans un rêve. […] C’était spécial d’évoluer au sein de cette équipe. On a joué du très bon hockey là-bas. Certains matchs étaient très serrés; on a perdu contre le Canada en fusillade. Je crois que j’étais dans le même état d’esprit que tout le monde – on n’a rien à perdre, alors on n’a qu’à y aller et avoir du plaisir. »

Quand les Jeux olympiques ont pris fin, Sbisa est retourné à Portland et a amassé quatre points en 13 matchs des séries dans la Ligue de l’Ouest. C’était beaucoup de hockey pour une année, et quand la saison s’est terminée, il était épuisé. Mais il n’échangerait son expérience aux J.O. pour rien au monde.

« J’ai participé aux Jeux olympiques, a-t-il dit. C’était probablement ma meilleure expérience jusqu’à ce jour. »

Il espère maintenant pouvoir participer à un autre tournoi olympique mémorable. Il a raté le premier mois de la saison alors qu’il se remettait d’une entorse à la cheville subie lors du premier match préparatoire des Ducks. En six rencontres, il a récolté une aide avec un différentiel de moins-3 en 17:39 de temps de glace par match, mais il devrait jouer un rôle plus important à la ligne bleue en vue des Jeux de Sotchi en 2014.

Après avoir remporté la médaille d’argent lors du Championnat mondial 2013, Sbisa sait que la Suisse n’aura plus le statut de négligée qu’elle avait il y a quatre ans à Vancouver.

« Au cours des quatre dernières années, les choses ont un peu changé, a-t-il dit. On est devenu plus forts, plus gros. On peut le voir juste avec le classement [international] qu’on a fait quelques pas en avant concernant notre développement. Je crois que lors des prochains Jeux olympiques, nous ne serons plus les négligés. Nous serons une équipe que les autres formations vont être prêtes à affronter à chaque match parce que nous sommes assez imprévisibles. »

Sbisa espère aussi que toutes les notions qu’il a acquises lors des Jeux de Vancouver l’aideront à avoir un impact encore plus grand à Sotchi.

« Il faut juste que je joue librement, a-t-il indiqué. Il ne faut pas se dire que puisque c’est une grosse compétition ou puisqu’on affronte telle ou telle équipe, il faut changer notre style de jeu. C’est cette approche que j’aurai au camp d’entraînement et celle que j’aurai pour chaque match. »

Suivez Adam Kimelman sur Twitter: @NHLAdamK

 

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