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Cinq questions : Brodeur parle de l’avenir et de transactions

mardi 2013-11-19 / 3:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions : Brodeur parle de l’avenir et de transactions
Cinq questions : Brodeur parle de l’avenir et de transactions

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée « Cinq questions » est publiée chaque mardi. Nous nous entretenons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur posons des questions qui nous permettent d'en savoir plus sur leurs vies, leurs carrières et leurs équipes.

Cette semaine, nous discutons avec Martin Brodeur, le gardien de but des Devils du New Jersey.

NEWARK, New Jersey -- Martin Brodeur a plus de chances d’entrer bientôt au Temple de la renommée que de signer un autre contrat à long terme. Pourtant, cela n’empêche pas le gardien des Devils du New Jersey de continuer d’améliorer ses nombreux records de la LNH, incluant le nombre de victoires, de blanchissages, de parties jouées et de minutes jouées.

Brodeur, 41 ans, a 6 gains à sa fiche et il présente une moyenne de buts alloués de 1,98, un pourcentage d’arrêts de ,919 et deux jeux blancs en 11 départs cette saison, et ce, même si son poste de gardien numéro un est contesté pour la première fois en 20 ans. Cory Schneider et lui se divisent la tâche devant la cage des Devils pour former l’un des meilleurs duos de gardiens de la ligue cette année.

Toutefois, Brodeur pourrait devenir agent libre sans compensation à la fin de la présente campagne. La seule certitude est qu’il est bien installé au New Jersey et c’est là qu’il veut demeurer après qu’il aura accroché ses patins une fois pour toutes. On ignore encore quand il passera aux actes et s’il pourra le faire dans l’uniforme des Devils.

La semaine dernière, avant une rencontre face aux Kings de Los Angeles, Brodeur a discuté avec LNH.com de sa saison, de l’échange qui a amené Schneider au New Jersey et de son avenir.

Voici cinq questions à… Martin Brodeur :

Est-ce que tu as adopté une nouvelle attitude cette saison pour accepter le fait que tu n’étais plus le gardien de but numéro un incontesté de ton équipe?

« Un peu, mais on apprend comment réagir à différents événements. Je n’ai jamais été du genre à prendre les choses à la légère ou à ne pas m’en préoccuper. J’aime jouer, j’aime faire certaines choses et je dois me préparer d’une certaine façon. Si je m’arrête et je me mets à ne faire que ce qu’on me demande, je ne serai plus moi-même. Je dois agir d’une certaine façon. J’ai essayé de changer un petit peu parce qu’avec le temps, il faut savoir s’adapter, mais j’ai découvert que je ne pouvais pas changer beaucoup. J’ai besoin de rester l’homme que je suis parce que c’est comme ça que j’ai eu du succès. »

J’ai récemment discuté du Temple de la renommée avec Brendan Shanahan et il a dit qu’à un certain moment dans la carrière d’un joueur, on devient bougon parce qu’on répète toujours la même chose. On reprend plaisir à jouer quand on sent que la fin est proche. Je ne veux pas t’envoyer tout de suite à la retraite, mais est-ce que c’est comme ça pour toi?

« On l’apprécie un peu plus, mais ça vient avec le succès. Il faut bien jouer et il faut que l’équipe gagne pour l’apprécier. Certains joueurs n’en ont pas l’occasion.

« Il y a deux ou trois ans, je ne savais pas si j’allais revenir. Nous n’avions pas participé aux séries éliminatoires et pendant toute l’année suivante, j’ai été bougon comme tu dis. Puis, soudainement, j’ai recommencé à avoir du plaisir. J’en ai même peut-être trop eu, mais c’est ce que le hockey m’apporte. C’est un sentiment que tous les retraités connaissent. Je le sais parce que j’approche de la retraite et j’en ai parlé avec plusieurs anciens joueurs. C’est une des choses qu’ils m’ont dit : ‘Après, tu ne pourras plus rire ou dire ta façon de penser à un autre comme avant parce que ça ne se fait pas dans le vrai monde.’ C’est le genre de choses dont je vais m’ennuyer. Je dois donc en profiter au maximum, car ce sera bientôt terminé. C’est comme ça que j’approche ça.

« Cette année, avec [Jaromir] Jagr, j’ai quelqu’un avec qui je peux discuter de ces choses-là et c’est la première fois que ça m’arrive. C’est plutôt amusant. On parle de certaines situations ou de joueurs contre qui ou avec qui on a déjà joués. Il est le seul avec qui je peux en parler. C’est agréable de l’avoir dans mon entourage pour ça. »

Tu étais assis dans les loges du Prudential Center lors du repêchage de 2013 quand on a annoncé l’échange qui a amené Cory Schneider au New Jersey. Quelle a été ta première réaction quand tu l’as appris?

« Honnêtement, j’étais sous le choc. Je ne l’avais pas vu venir. Après y avoir réfléchi pendant cinq minutes, j’ai réalisé que c’était ce que je demandais à Lou [Lamoriello, le directeur général des Devils] depuis quelques années. Quand j’ai signé mon contrat de deux ans, j’avais dit à Lou qu’il devrait aller chercher un jeune gardien pour que je puisse l’aider. Je ne m’en souvenais plus, mais j’ai vite réalisé que c’était logique. Je ne serai pas toujours là et c’est un luxe de pouvoir compter sur un gardien comme lui. L’avenir de l’équipe est maintenant entre de bonnes mains. »

L’éventualité d’une transaction a déjà été soulevée à ton sujet cette année et tu as abordé franchement la question. Tu as mentionné que tu ne demanderas pas d’échange, mais si Lamoriello devait un jour t’en parler, tu l’écouterais. À ton avis, quelle serait ta réaction si tu devais faire partie de rumeurs d’échange cette année? Ça ne t’est jamais arrivé auparavant.

« Je ne sais pas. Tu en parles et j’ai envie de sourire parce que je ne sais pas comment je réagirais. Si tu m’avais posé cette question il y a trois ans, je n’aurais même pas voulu en discuter parce que je savais que j’avais encore au moins deux années devant moi. Je ne sais pas si je suis prêt à aller refaire ma vie ailleurs pour quelques années. Ce ne sont que des suppositions, mais si une belle occasion se présente aux Devils et qu’ils me demandent si je veux être échangé, si je juge que ça pourrait valoir la peine et être amusant pour deux ou trois mois, qui sait ce qui pourrait arriver?

« Mais ce n’est pas quelque chose que je veux vivre. Je veux que les gens comprennent bien que je ne demanderai jamais d’être échangé. Peu importe ce qui arrivera, je reviendrai ici de toute façon. Peu importe ce que je ferai dans la vie, c’est ici que je le ferai. J’espère pouvoir rester dans l’organisation des Devils, donc je ne leur souhaite que des bonnes choses. S’ils peuvent obtenir quelque chose de bien en retour… Tout ce que je leur ai donné, ce sont des victoires. »

Tu mentionnes que tu reviendras ici, peu importe ce qui arrive. Je sais que c’est encore loin et tu vis au jour le jour, mais as-tu pensé à ce que tu voudrais faire à l’avenir, que ce soit l’an prochain ou dans deux ou trois ans?

« En fait, je n’y pense pas vraiment en ce moment. Peu importe ce que je ferai, je veux être certain d’y être préparé et je veux apprendre de nouvelles choses.

« À court terme, je ne crois pas me tourner vers le métier d’entraîneur parce que le quotidien d’un entraîneur ressemble à celui d’un joueur et je veux prendre une petite pause pour profiter de mes enfants. J’en ai parlé avec mes garçons. Tu sais, je n’ai vu jouer Anthony [Brodeur, le choix de 7e ronde des Devils au repêchage de 2013] que trois fois dans les quatre dernières années. Donc, quand j’aurai mis fin à ma carrière, je veux aller le regarder jouer et participer à son aventure. Je regarde ses parties sur Internet et ça me rend fou. Je veux aussi être un père comme les autres, je veux pouvoir profiter de mes enfants. Mon petit de 4 ans va bientôt commencer à jouer au hockey et je veux être là. Les entraîneurs travaillent encore plus que les joueurs, alors ça ne m’intéresse pas pour l’instant et peut-être que ça ne m’intéressera jamais.

« Je pense plutôt à un travail de bureau où je pourrais m’occuper d’un dossier, comme les espoirs de l’organisation. Je veux rester dans le monde du hockey. C’est tout ce que je sais. J’ai été analyste à "La soirée du hockey" à quelques reprises et j’ai aimé ça. Je ne ferais pas ça longtemps, mais je pourrais le faire en attendant autre chose. Les occasions viendront, mais j’adorerais rester ici. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

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