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Cinq questions: Darryl Sittler parle des Maple Leafs actuels et de l’état de la LNH

mardi 2013-11-12 / 3:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions: Darryl Sittler parle des Maple Leafs actuels et de l’état de la LNH
Darryl Sittler a établi un record de la LNH qui tient toujours en récoltant 10 points en un seul match et aujourd’hui, il travaille pour les Maple Leafs de Toronto en tant qu’ambassadeur; il s’est entretenu avec LNH.com afin de donner son opinion sur l’état de l’équipe et de la ligue.

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée Cinq questions avec est de retour pour la saison 2013-14. Nous nous entretiendrons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur adresserons des questions qui permettront d'avoir un aperçu de leurs vies, leurs carrières et l'état de leurs formations.

La plus récente édition met en vedette l’ancien attaquant des Maple Leafs de Toronto et membre du Temple de la renommée du hockey, Darryl Sittler.

TORONTO – Il y a près de 38 ans, en tant que membre des Maple Leafs de Toronto, Darryl Sittler a inscrit 10 points dans un seul match contre les Bruins de Boston, un record de la LNH pour le plus de points enregistrés au cours d’une même rencontre, qui a résisté à l'épreuve du temps.

Aujourd'hui, Sittler essaie d'avoir une influence en dehors de la glace en tant qu’ambassadeur au sein de la communauté pour les Maple Leafs, et son travail est beaucoup plus facile qu'il ne l'était il y a quelques années.

« Wendel Clark et moi travaillons avec l'organisation, de sorte que nous sommes présents dans la communauté à travailler avec certains partenaires corporatifs et à participer à des œuvres de charité. C'est beaucoup plus amusant quand vous êtes là pour représenter une équipe au sujet de laquelle les gens sont excités et dont ils veulent parler, a expliqué Sittler à LNH.com. Nous avons beaucoup de partisans fidèles qui nous supportent depuis longtemps, que ce soit ici, à Toronto ou ailleurs au Canada. En tant qu’ancien joueur et membre de l'organisation des Maple Leafs, nous voulons bien faire envers les gens qui sont fidèles et inconditionnels depuis tant d'années. »

Les Maple Leafs se portent bien. Ils ont fait les séries éliminatoires la saison dernière pour la première fois depuis 2004 et sont actuellement au deuxième échelon dans la section atlantique derrière le Lightning de Tampa Bay. Ils ont soulevé les attentes dans la ville de Toronto et sont encore une fois perçus comme une menace sérieuse à travers la LNH, en particulier parce qu'ils sont forts devant le filet avec le tandem formé de Jonathan Bernier et James Reimer.

Sittler a partagé certaines de ses réflexions au sujet des Maple Leafs, de l'état actuel de la LNH et à propos d’une journée qu’il a hâte de vivre au cours d'un entretien avec LNH.com, dimanche, à la suite du match annuel des légendes du Temple de la renommée.

Voici cinq questions avec... Darryl Sittler:

Que pensez-vous des Maple Leafs actuellement ainsi que de leur regain de vie récent?

« Comme vous le savez, nous avons eu une longue sécheresse en ratant les séries éliminatoires durant neuf ans, mais nous avons maintenu le cap et obtenu quelques jeunes joueurs. Il y a beaucoup d'attentes dans cette ville afin de gagner et participer aux séries et j'aime ce que nous avons sous la main en ce moment. Je pense que nous sommes solides devant le but et vous devez avoir cette force dans le hockey d’aujourd'hui, c’est une évidence. Il y a tellement de parité dans la ligue, mais votre gardien peut vous donner une chance de gagner tous les soirs et c’est ce que nous avons. Et nous avons quelques jeunes joueurs. Nous sommes comme d'autres équipes qui doivent passer à travers leur lot de blessures difficiles qui surviennent aux principaux acteurs, ce qui met à rude épreuve votre profondeur, mais en même temps je pense que nous sommes tous encouragés par la façon dont nous avons performé l'année dernière, en poussant Boston à un septième match. Nous sommes déçus par la manière dont nous avons perdu cette série, mais nous persévérons. Nous avons un bon entraîneur en Randy Carlyle. On s’attend à ce que les joueurs jouent de la façon qui lui a permis de tout gagner à Anaheim et c'est ce qu'ils font. J'aime ça. Sommes-nous rendus? Probablement pas, mais en même temps quand vous arrivez en séries avec un gardien à son meilleur, qui sait ce qui peut arriver? »

Lorsque vous regardez les matchs aujourd’hui, qu’en est-il de votre appréciation au niveau de la manière dont le sport se pratique?

« La chose que j'admire le plus, c'est le nombre de jeunes joueurs talentueux qui se joignent à la ligue aujourd'hui. Cela a évidemment beaucoup à voir avec le développement des joueurs à la fois aux États-Unis, au Canada et en Europe. Ces gars sont étonnamment doués et ils donnent aux amateurs du jeu excitant. L'autre réalité au sujet de la Ligue nationale de hockey aujourd’hui, c’est qu’elle est devenue une ligue de jeunes joueurs. Vous ne voyez plus beaucoup de joueurs qui vont y évoluer durant 15, 16, 17, 18 ans comme c’était notre cas auparavant. Évidemment, l'enjeu économique du sport a quelque chose à voir avec ça aussi, parce que vous devez toujours manœuvrer pour rester sous le plafond salarial, si bien que parfois, les gars plus âgés sont encore capables de jouer, mais leurs salaires n’entrent pas sous le plafond salarial. Ces choses aussi sont différentes. »

Qu’aviez-vous, à votre époque, qui manque en ce moment dans la LNH (si quelque chose manque)?

« Eh bien, je ne sais pas si quelque chose manque, mais si je reviens à notre époque, nous avions beaucoup de gars qui avaient beaucoup de caractère et s’occupaient les uns des autres, ce qui n’est pas différent de maintenant, ils jouaient pour l'amour du jeu. Mais il n'y a probablement pas autant de fidélité tant chez les joueurs que chez les propriétaires. C'est juste la nature de la chose. Je ne dis pas que c'est mauvais, mais c'est juste la façon dont ça se passe.

« Aussi, quand nous avons joué dans les années 70, les Flyers ont gagné par l'intimidation. C'était leur tactique et elle leur était propre. Je suis content qu'ils aient nettoyé une partie de cet aspect du jeu. Je ne sais pas si j’irais jusqu’à penser qu'ils devraient bannir les batailles du jeu. J'aime regarder un bon combat. À l'époque où nous avons joué dans les années 70, si vous étiez un bon joueur, vous deviez être en mesure de vous occuper de votre protection. L’autre aspect est que si vous frappiez un adversaire sournoisement, vous saviez que vous alliez être tenus responsables et avoir à payer le prix, alors qu’aujourd’hui les gars peuvent le faire et se cacher par la suite. J'ai toujours pensé que l'un des points forts du hockey était qu’il fallait avoir du courage pour jouer, pour aller devant le filet, pour batailler dans les coins. Pour moi, c'est une grande partie du jeu. »

Pensez-vous que le courage est absent du jeu dans certains aspects aujourd'hui?

« Non, je pense que le courage y est. Mais ce que je n'aime vraiment pas ce sont des coups à la tête. Je comprends parfois que cela puisse arriver parce que le jeu est tellement rapide, les gars sont tellement en forme et ils évoluent dans un espace confiné, mais à partir de vos tempes jusqu'à votre cou, cette partie de votre tête va toujours être ouverte, même si vous avez un casque et le jeu est si compétitif. Les gars veulent vraiment, vraiment rivaliser et j’ai déjà eu cet état d'esprit; quand vous faites certaines choses que vous ne feriez jamais lorsque vous êtes à l’état normal, vous pensez: ‘Pourquoi ai-je fait cela?’ Mais vos émotions peuvent prendre le dessus et parfois de graves blessures peuvent se produire à cause d'elles, encore plus maintenant parce que l'équipement est plus rigide que lorsque je jouais. Je portais de petites épaulettes molles, mais aujourd’hui, tous portent de gros équipements rigides et les conséquences de cet équipement sont les blessures. »

Vous allez faire partie du match des anciens lors des célébrations entourant la Classique hivernale. Pouvez-vous décrire l’appréciation et l’excitation que vous ressentez à ce sujet?

« Pour moi, c'est une chance qui ne se présente qu’une fois dans une vie. J'ai joué à la fois pour les Leafs et Detroit. Mon fils est allé à l'Université du Michigan, donc je connais le stade là-bas et ça va être amusant. C'est un match qui est important au niveau du classement, mais le plus important demeure l'intérêt du hockey. Il y a évidemment d’excellents partisans à Detroit et dans le Sud de l'Ontario, tant pour les Leafs que pour les Red Wings. C'est une bonne chose qu'ils soient dans notre association aujourd'hui et le match revêt un caractère considérable, mais plus important encore, c'est que c'est un match pour les amateurs de hockey. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

 

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