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Les prédictions de Fred Shero se sont avérées près de la réalité

dimanche 2013-11-10 / 19:44 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Les prédictions de Fred Shero se sont avérées près de la réalité
Les prédictions de Fred Shero se sont avérées près de la réalité

TORONTORay Shero a toujours entendu dire que son père avait été un pionnier dans son rôle d’entraîneur. Il a la preuve qu’il était aussi un visionnaire.

« Il a effectivement écrit quelque chose dans ses notes en 1975, 'À quoi ressemblera le hockey en 2020', et ce qu’on peut y lire est franchement étonnant, a confié Shero à LNH.com. J’ai toujours ce cahier. »

Fred Shero a gagné la Coupe Stanley à deux reprises à Philadelphie. Il est reconnu comme ayant été le premier entraîneur à avoir étudié le film des matchs. Il s’est rendu en Union soviétique à l’époque pour rencontrer le légendaire entraîneur Anatoli Tarasov et apprendre les différences dans le jeu qu’on y pratiquait. Il a aussi été le premier à faire patiner ses joueurs le matin d’un match.

Et il y a 38 ans, il avait déjà idée à quoi ressemblerait le hockey de l’avenir et il ne s’est pas trompé beaucoup.

« Il a notamment écrit que chaque équipe aurait un spécialiste en désavantage numérique, un autre pour le jeu de puissance, un entraîneur pour le conditionnement physique ou un psychologue sportif, a révélé son fils. Tout le monde parle de devenir plus fort mais qu’en est-il de l’état d’esprit? Et de s’assurer qu’il soit bon? »

Il y a effectivement aujourd’hui des joueurs réputés pour leur jeu en avantage ou en désavantage numérique. Toutes les équipes ont un entraîneur pour le conditionnement physique et on a régulièrement recours aux psychologues sportifs.

« Il pensait aussi que les patinoires deviendraient plus grandes afin de créer de l’espace pour des joueurs plus imposants physiquement et peut-être avait-il un point », a indiqué Ray Shero.

Ce n’est pas encore le cas, mais le sujet a été discuté.

« Je pense que mon père en connaissait beaucoup sur le hockey », estime Shero.

Ses Broad Street Bullies semblaient vouloir lancer une dynastie dans les années 1970 après avoir gagné la Coupe deux ans de suite, mais ils n’ont pu résister au Canadien de Montréal de Scotty Bowman, qui est plutôt celui qui a établi une dynastie en remportant la Coupe Stanley quatre ans de suite de 1976 à 1979, la première fois contre Shero et ses Flyers et la dernière contre Shero et les Rangers de New York.

Décédé en 1990, Shero rejoindra Bowman lundi parmi les bâtisseurs élus au Temple de la renommée du hockey. Ray Shero sera sur place pour accepter l’hommage au nom de son père.

« C’est vraiment cool maintenant de passer du temps en compagnie de Scotty Bowman, qui a longtemps dirigé des équipes contre mon père », a confié celui qui est aujourd’hui directeur général des Penguins de Pittsburgh. « C’est vraiment bien de pouvoir parler avec Scotty de ce à quoi ressemblait mon père. Il avait un grand respect pour Scotty. Je me souviens encore de ce qu’il disait du Canadien et de Scotty Bowman quand ils se sont mis à gagner. Il disait 'Vous pensez que c’est facile de diriger le Canadien, qu’on n’a qu’à ouvrir la porte, hein? Non. Essaye de le faire avec toutes les différentes personnalités et tout le talent qu’ils avaient.' »

Ray Shero fera le discours d’acceptation pour son père lundi soir en tentant de bien choisir les mots que celui-ci aurait utilisés.

« Je vais vous dire une chose, j’aurais préféré qu’il soit là à ma place, a raconté Shero. Je pense qu’il remercierait les gens qui lui ont donné l’occasion d’accéder à la LNH, incluant Ed Snider (le propriétaire des Flyers) et Keith Allen (le directeur général à l’époque). Et aussi la famille Knox à Buffalo, qui l’avait engagé, Jake Milford, à Omaha, et les joueurs. Il parlerait de quelques-uns de ses vieux capitaines, du leadership au sein de ses équipes.

« Je suis très fier de mon nom de famille. »

 

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