Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Personne n’a mieux joué aussi longtemps que Chris Chelios

samedi 2013-11-09 / 2:59 / LNH.com - Nouvelles

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

Partagez avec vos amis


Personne n’a mieux joué aussi longtemps que Chris Chelios
Avec un rare mélange d’habiletés, de rudesse et de longévité, Chris Chelios est passé d’une ligue junior de la Saskatchewan à un triple champion de la coupe Stanley, d’une icône américaine au Temple de la renommée.

Parlez de Chris Chelios à des anciens, à des joueurs actuels, à des entraîneurs ou à des dirigeants de la LNH, et la plupart des réponses iront dans le même sens.

Chelios est louangé pour sa robustesse, son leadership, son talent, sa durabilité et sa détermination. Il était un joueur de hockey, un quidam qui ne s’est pas empêché de réaliser son rêve et une force de la nature que d’autres athlètes de classe mondiale enviaient.

« Il était simplement l’ultime guerrier », a déclaré le défenseur du Wild du Minnesota, Ryan Suter. « Il n’y a rien d’autre à dire. »

David Poile, le directeur général des Predators de Nashville, a ajouté : « Il a été l’un des meilleurs joueurs américains de tous les temps. Maintenant qu’il a pris sa retraite, on pense à son endurance en raison du nombre de saisons qu’il a disputées, il continuait à jouer malgré son âge, vous pensez au mot guerrier. »

Chelios a été l’un des meilleurs défenseurs de tous les temps. Il a été celui qui a joué au plus haut niveau le plus longtemps à l’exception de Gordie Howe.

La plupart de ses statistiques, qu’on parle de sa production ou de sa longévité, sont absolument étonnantes. Chelios sera honoré pour sa remarquable carrière en fin de semaine à Toronto et lundi, il sera admis au Temple de la renommée en compagnie de Scott Niedermayer, Brendan Shanahan, Geraldine Heaney et Fred Shero.

« Qu’est-ce qu’il n’a pas accompli ? », a déclaré le directeur au développement des joueurs des Penguins de Pittsburgh, Bill Guerin. « Son expérience internationale, sa carrière dans la LNH… Il a été dominant pendant si longtemps. De la manière qu’il a joué, de la passion qu’il avait pour le sport.

« Chelios est tout simplement un membre du Temple de la renommée. Il l’a toujours été. »

Il a connu une longue et fructueuse carrière qui l’a amené au Temple de la renommée, mais cette carrière a failli ne jamais avoir lieu.

Chelios est né à Chicago mais sa famille a déménagé en Californie avant l’explosion des patinoires de hockey dans cet état, quand les rêves de faire carrière dans la LNH n’étaient pas aussi communs qu’aujourd’hui.

Aussi remarquable qu’a été la carrière de Chelios, elle a failli ne jamais prendre son départ. Il a tenté de décrocher un poste avec plusieurs équipes juniors au Canada quand il avait 16 ans, mais il n’a jamais pu faire sa place. L’année suivante, il a essayé de gagner un poste avec une équipe d’un petit collège près de chez lui, mais encore là il n’a pu percer la formation.

Il s’est finalement trouvé dans la ligue de hockey junior de la Saskatchewan, un échelon en dessous des trois ligues juniors majeures du Canada. Deux ans plus tard, il a été repêché par le Canadien de Montréal. Et deux autres années plus tard, il était champion de la NCAA avec l’Université du Wisconsin et il a joué avec l’équipe américaine aux Jeux olympiques de Sarajevo et à la coupe Canada, tous deux disputés en 1984.

« Après avoir entendu son histoire concernant son acharnement pour le hockey à un si jeune âge, ça définit toute sa carrière, a déclaré Niedermayer. Quand il était sur la patinoire, il n’allait jamais se laisser battre. Je respecte tout ce qu’il a accompli. »

Chelios a joint le Canadien à la fin de la saison 1983-84 après les Jeux olympiques et elle fut la première de ses 26 saisons dans la LNH. Pour la première moitié de sa carrière, il a été l’un des meilleurs défenseurs offensifs de la ligue.

Il a remporté le trophée Norris à trois reprises en 1989, 1993 et 1996, ce qui a fait de lui l’un des huit joueurs à avoir remporté ce trophée trois fois, mais le seul Américain à avoir accompli cet exploit. Il a totalisé 60 points et plus à sept reprises et il est l’un des trois seuls défenseurs à avoir amassé 70 points et écopé de 185 minutes de pénalité en une saison, et cela il l’a fait à deux reprises.

Ses minutes de pénalités n’étaient pas un hasard non plus. Chelios était le genre de joueur qui détenait un avantage et qui était prêt à utiliser tous les moyens pour aider son équipe à connaître du succès.

« Il était un joueur générationnel… il a changé la manière que la position de défenseur était jouée », a dit Doug Weight, qui est adjoint et conseiller au directeur général des Islanders de New York. « Il était très offensif, très doué à son arrivée dans la ligue, mais l’énergie, le désir, pour ne pas employer un autre terme… il était le prototype de ce qu’un défenseur doit être. Robuste devant le filet et difficile à jouer contre. On le détestait. »

Chelios a remporté la Coupe Stanley avec le Canadien en 1986 et avec les Red Wings de Detroit en 2002 et en 2008. Il a aidé le Canadien à atteindre la finale en 1989 et les Blackhawks de Chicago en 1992. Il a disputé un nombre record de 266 matchs dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, trois de plus que Nicklas Lidstrom qui occupe le deuxième rang.

« Il a remporté plus de matchs dans les séries éliminatoires que quiconque », a déclaré l’entraîneur en chef des Red Wings, Mike Babcock. « Je me souviens quand il a brisé le record qui était détenu par (Mark) Messier et combien il en était content. Je considère que Chelios a été le plus grand joueur américain de tous les temps, un monstre génétique. Je suppose que Gordie était de la même graine, car il a joué si longtemps à un niveau si élevé. Pour accomplir cela, tu dois être un maniaque de l’entraînement. Il était un joueur spécial, très spécial. »

Chelios jouait pour les Canucks de Moose Jaw de la Ligue junior de Saskatchewan quand les Américains ont remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Lake Placid en 1980. Non seulement a-t-il représenté son pays aux Jeux olympiques suivants, mais il est devenu un exemple et un leader pour le développement du sport aux États-Unis.

Il a participé à quatre Jeux olympiques, à trois coupes Canada et à deux Championnats mondiaux de hockey. Il a remporté la médaille d’or à la Coupe du monde en 1996 et l’argent aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002.

« Pour moi, il est un symbole fort du hockey américain, de la première croissance de USA Hockey, à l’époque où les États-Unis représentaient une menace pour gagner et il était au sommet des meilleurs joueurs américains, a déclaré Poile. Quand vous parlez de travail et vous vous demandez qui voulez-vous avoir dans votre équipe? On cite un nom : Chris Chelios. »

« Pour USA Hockey, il était une partie importante du leadership, a ajouté Weight. De la façon qu’il est demeuré en forme, de la manière qu’il était engagé dans le sport et de la manière qu’il aimait le hockey, on peut en déduire qu’il était le plus grand amoureux du hockey et n’a jamais voulu l’abandonner. »

Au-delà des statistiques, des récompenses et des succès de ses équipes, la carrière de Chris Chelios est définie par sa longévité et par son désir de gagner.

Quand Chelios a pris sa retraite en 2010 après 1651 matchs en saison régulière, il était le dernier joueur repêché en 1981 qui était encore actif. Il n’y avait aucun joueur actif sélectionné aux repêchages de 1982, 1983, 1984, 1985 ou 1986 non plus.

Il était encore un joueur efficace malgré son âge. Chelios jouait plus de 25 minutes en moyenne par match à l’âge de 40 ans, plus de 21 minutes à 42 ans. En 2005-06 lors d’un calendrier condensé en raison des Olympiques, il a joué 81 matchs avec les Red Wings et a maintenu une moyenne de plus de 18 minutes par match… alors qu’il venait d’avoir 44 ans.

Chelios n’était pas le patineur le plus rapide et n’avait pas le tir le plus puissant. Il n’était pas nécessairement avantagé par son physique de 6 pieds et moins de 200 livres. Il s’est bâti lui-même en tant que joueur de hockey. Son éthique de travail et son désir l’ont aidé à atteindre des objectifs que la plupart des joueurs n’ont pu faire.

« Il était toujours très efficace, a avancé Weight. Sa volonté d’être efficace, sa nutrition et la manière de se comporter lui ont permis de se garder en grande forme… et il a pu continuer de jouer. C’est étrange. Je suis âgé de 42 ans et demi, et je mentionne la demie car je compte les mois. Je joue pour le plaisir et j’ai de la difficulté à sortir du lit le matin.

« Il n’y avait personne de plus compétitif que lui. On le voyait dans le vestiaire se mordre les lèvres quand on tirait de l’arrière par un but. Il était impatient de sauter sur la glace et affronter l’adversaire. Il détestait perdre. Il ne faisait que de bonnes choses. Il mérite amplement son entrée au Temple de la renommée. Je suis content d’avoir été le coéquipier de Chris au sein de quelques équipes. »

 

La LNH sur Facebook