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Cooper a pris un chemin sinueux pour réaliser son rêve dans le hockey

vendredi 2013-11-08 / 14:53 / LNH.com - Nouvelles

Par Lonnie Herman - Correspondant LNH.com

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Cooper a pris un chemin sinueux pour réaliser son rêve dans le hockey
Il y a des personnes dans le monde du hockey qui pense que l’entraîneur en chef du Lightning de Tampa Bay, Jon Cooper, est arrivé à ce poste en venant de nulle part. Rien ne peut être plus loin de la vérité.

Il y a des personnes dans le monde du hockey qui pense que l’entraîneur en chef du Lightning de Tampa Bay, Jon Cooper, est arrivé à ce poste en venant de nulle part.

Rien ne peut être plus loin de la vérité.

En réalité, Cooper âgé de 45 ans, est allé presque partout pour réaliser son rêve dans le hockey.

« Laissez-moi y penser », a dit Cooper en tentant de se rappeler son parcours des 14 dernières années. « Texarkana. Non, attendez, ce fut Detroit, Texarkana, St. Louis, Green Bay, Norfolk, Syracuse. »

Ce n’est pas l’itinéraire d’un voyage durant la saison-morte. C’est le chemin qu’il a pris au cours de sa carrière d’entraîneur et qui est parsemé d’initiales que l’amateur moyen ne pourrait jamais déchiffrer. NAHL. USHL. Ajoutez les Metro Jets, une équipe junior B de Waterford Township au Michigan et Honeybaked, une formation midget majeur d’Oak Park au Michigan, et vous avez toute l’odyssée.

Il n’est pas étonnant qu’il ait eu de la difficulté à se rappeler de tous les endroits, après tout, si vous déménagez 10 fois en 12 ans, vous pourriez être un peu confus aussi.

Ce qui est étonnant, c’est que Cooper a gagné à chaque endroit et que ses équipes ont dépassé les attentes. À presqu’à chaque endroit, il a remis sur pied un programme moribond.

Pourtant, il est l’homme mystère dans les rangs des entraîneurs en chef de la LNH. Il n’a jamais joué au hockey à un calibre supérieur que le junior et il est un inconnu dans la fraternité des entraîneurs.

Mais ne le qualifiez pas de recrue car il vous corrigera promptement. Il dirige des équipes depuis 12 ans. Il est simplement une recrue dans la LNH.

Quand Ken Hitchcock est arrivé au Tampa Bay Times Forum avec ses Blues de St. Louis, l’expérimenté entraîneur a déclaré aux médias qu’il devait regarder les vidéos afin de reconnaître l’entraîneur adverse.

Est-ce que l’invité mystère peut se dévoiler, SVP?

Après avoir fréquenté l’Université Hofstra de Long Island avec l’aide d’une bourse d’étude pour faire partie de l’équipe de crosse, le natif de Prince George en Colombie-Britannique a commencé sa carrière dans le vrai monde en travaillant au service de recherche d’une firme de Wall Street et en voyageant sur la ligne du Long Island Railroad jusqu’à son domicile de Rockville Centre New York.

« C’était une personne différence, a dit Cooper en parlant de lui-même. Si je regarde qui j’étais et la personne que je suis maintenant, ce n’est plus la même personne. Ça m’a pris du temps pour me définir. »

Il a atterri à Lansing au Michigan pour étudier à l’école de droit Cooley de l’Université de Michigan State, mais il s’est aperçu qu’une carrière à titre de défendeur public n’était pas ce qu’il recherchait.

« La partie du droit qui ne m’attirait tout simplement pas était le fait qu’après un an, deux ans ou quatre ans, je serais assis sur la même chaise à faire la même chose, a dit Cooper. Personnellement, ça n’a jamais été mon but. Et l’argent, n’était pas mon objectif. »

Maniaque de hockey, Cooper a trouvé son chemin sur une patinoire quand un juge lui a demandé de diriger l’équipe de l’école secondaire de son fils.

« Quand il m’a demandé de diriger l’équipe, plusieurs choses me sont passées par la tête, a mentionné Cooper. Est-ce que je peux en vivre? »

Il n’avait jamais dirigé une équipe de hockey auparavant, même s’il s’était souvent assis dans les gradins et avait observé les entraînements de l’équipe de Michigan State. Il avait également joué dans une équipe d’avocats appelée les Aigles légales, mais le manque de connaissances techniques n’était pas une préoccupation pour Cooper.

« Je ne pense pas que je me suis posé la question à savoir si je pouvais le faire, point final, a-t-il dit. Je fus assez intelligent pour aller voir Pat Murray, qui fait partir du groupe des Murray qui avaient joué un peu dans la LNH. Il allait graduer de Michigan State à cette époque et je lui ai demandé : ‘Hey, tu veux m’accompagner dans ce petit job d’entraîneur avec moi’. »

C’était plus qu’un hobby, croyez-moi, c’était une faveur pour une connaissance influente, travailler avec un groupe d’enfants qui n’allaient nulle part dans le hockey, mais qui aimaient bien jouer.

Mais en peu de temps, Cooper a mené l’équipe catholique de l’école secondaire de Lansing Central à son premier titre régional en 25 ans.

Cooper n’a pas mis de temps à fermer son bureau d’avocat afin de poursuivre son rêve de devenir entraîneur. En cours de chemin, il a amassé un grand nombre de bagues de championnat et de trophées.

Il a mené les Gamblers de Green Bay de la United States Hockey League à un historique revirement de 50 points à sa première saison et il a remporté la coupe Clark en 2009-10 à titre de champion. Cet été-là, il a signé une nouvelle entente avec les Gamblers et il s’attendait à vivre un bon bout de temps dans cette ville que sa femme Jessie et lui appréciaient.

Mais Julien Brisebois lui a téléphoné.

Brisebois venait juste d’être embauché à titre d’adjoint au directeur général du Lightning de Tampa Bay et ses tâches comprenaient aussi la supervision des Admirals de Norfolk, le club-école du Lightning dans la Ligue américaine de hockey. Les Admirals n’avaient pas connu de saison gagnante au cours des trois dernières années et Brisebois était à la recherche d’un nouvel entraîneur en chef.

« Je croyais que nous avions besoin de trois choses, a dit Brisebois. Nous avions besoin d’un bon leader et d’un bon communicateur, nous avions besoin d’un bon enseignant et nous avions besoin d’une personne qui était capable d’établir une bonne relation avec ses joueurs au-delà des traditionnelles relations joueurs-entraîneurs. »

Il n’y avait aucune mention des compétences techniques dans cette liste.

« À un certain point, c’est bien beau les X et les O, et si tu es un bon leader et que tu sais que ce n’est pas ta principale force, tu peux t’entourer de personnes qui vont te compléter », a dit Brisebois.

Durant une conversation avec un agent au cours de laquelle il récitait sa liste de qualifications, l’agent a dit à Brisebois qu’il connaissait celui qu’il recherchait. Jusque-là Brisebois n’avait pas envisagé regarder du côté de la USHL. Il avait regardé du côté des trois ligues juniors canadiennes, des adjoints de la LNH et de la ECHL.

« Je pense que Brisebois ne savait même pas ce qu’était la USHL », a dit Cooper.

Une fois que les dirigeants du Lightning ont étudié le curriculum vitae de Cooper, ils l’ont appelé pour une entrevue.

« Il était exactement celui que l’on recherchait, a mentionné Brisebois. Il avait ces qualités spéciales et c’est pourquoi il avait connu du succès partout où il était passé. »

C’était une embauche audacieuse, car aucun entraîneur n’avait gradué de la USHL pour devenir entraîneur dans la LAH.

Comme il l’avait fait partout ailleurs où il était passé, Cooper a rapidement redressé le programme à Norfolk et il a remporté la coupe Calder à sa deuxième saison.

En cours de route, il a façonné une jeune équipe en une formation qui à un moment donné a établi une marque du hockey professionnel en remportant 28 victoires consécutives.

Et maintenant avec huit membres de son équipe de la LAH au sein de la formation du Lightning, il a connu un bon début de saison, à sa première campagne à Tampa Bay.

Quel est le secret de ses succès? Qu’est-ce qui inspirent la loyauté et la sincère affection de ses joueurs envers lui?

« Il est extraordinaire », a déclaré le défenseur Radko Gudas, qui en est à sa quatrième saison sous les ordres de Cooper. « Il est un entraîneur dédié aux joueurs (player’s coach). Il sait ce qu’ils veulent.

« Il veut que son équipe joue bien sur la glace, mais il veut aussi que son équipe se comporte bien à l’extérieur de la patinoire. »

À l’extérieur de la patinoire? Il parle d’avoir du plaisir dans la LNH?

« Il est un entraîneur facile d’accès », a ajouté Mark Barberio, un autre joueur qui a connu Cooper dans la LAH. « Je crois que vous pouvez le qualifier de player's coach. Il marche sur cette mince ligne qui est d’être respectueux avec les joueurs et facile d’accès, mais en même temps, il a le respect des joueurs. Les gars se défoncent vraiment pour lui. Il est un gagnant. Il aime gagner et ça déteint sur les joueurs. »

Donc, les joueurs ne parlent pas de ses qualités techniques, même si Cooper met l’accent sur le jeu défensif. Ses succès reposent sur quelque chose de moins tangible.

« Je considère que je suis un bon communicateur et un bon motivateur, a admis Cooper. J’ai cette capacité de mener un groupe dans la bonne direction. »

Peu importe ce que vend Cooper, il a Rick Bowness, son adjoint qui compte 22 ans d’expérience dans la LNH, qui l’appuiera.

« C’est facile de travailler avec lui, car il était tellement un bon gars, a dit Bowness. Il est sociable et il aime s’amuser. On vient à la patinoire et on travaille ensemble, mais on a du plaisir. Il aime son travail. Une bonne chimie s’est créée dès notre première rencontre. On veut travailler, on veut avoir du plaisir et on veut profiter de la présence de l’autre. »

Mais par-dessus tout, il croit fortement que sa détermination prévaudra.

« Je ne doute pas de moi, a révélé Cooper. Dans la vie, vous devez aller à l’essentiel et croire en vous-mêmes et peu importe la raison, je vais faire à ma manière. C’est simplement que j’ai confiance en mes capacités.

« Je n’ai jamais été du genre à souffrir d’insécurité. Je saute à pieds joints et je me dis : ‘C’est de cette façon que ça va marcher.’ Je recueille de l’information et je l’analyse, mais quand j’ai pris ma décision, je la maintiens.

« Pour être honnête, la seule différence entre celui qui a dirigé l’équipe de l’école secondaire et celui qui dirige une formation de la LNH présentement, c’est que je connais mieux le jeu. À part cela, je ne crois pas que j’ai changé d’une miette. Je traite Steven Stamkos de la même façon que je traiterais les jeunes de l’école secondaire. »

Cooper est motivé de réussir par le désir de ne pas avoir à déménager sa famille pendant un certain temps.

« J’aimerais leur offrir la possibilité de demeurer dans la même ville pendant un certain temps et permettre à nos trois enfants de fréquenter la même école et d’avoir des amis, a-t-il dit. Cela signifierait beaucoup pour moi. »

Mais dès la minute suivante, l’inconnu dans le monde du hockey refait surface.

« Vous savez qui j’aimerais vraiment rencontrer?, a demandé Cooper. Wayne Gretzky. Maintenant que je suis dans la LNH, nous avons plusieurs amis en commun, mais je ne l’ai jamais rencontré, donc, j’aimerais m’asseoir avec Wayne Gretzky et boire une bière avec lui. »

 

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