Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Shanahan s’est démarqué par sa ténacité et son tir du poignet

vendredi 2013-11-08 / 3:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

Partagez avec vos amis


Shanahan s’est démarqué par sa ténacité et son tir du poignet
Shanahan s’est démarqué par sa ténacité et son tir du poignet

John Davidson a identifié la meilleure arme de Brendan Shanahan avant même que celui-ci la découvre.

C’était le 19 novembre 1987. Davidson et Sam Rosen décrivaient le match opposant les Rangers de New York aux Devils du New Jersey au Madison Square Garden. Shanahan n’avait que 18 ans à l’époque et il a compté son premier but à sa 15e partie dans la LNH à l’aide d’un tir du poignet du cercle des mises en jeu de droite.

Il avait capté une passe de Claude Loiselle et le défenseur des Rangers Michel Petit fonçait sur lui. Shanahan devait se débarrasser vite de la rondelle et il le fit d’un seul mouvement vif.

« Je ne sais pas si c’est une indication de la qualité du lancer de Shanahan, mais il a saisi cette passe et décoché ce lancer très rapidement », avait déclaré Davidson quelques secondes après que la rondelle eut quitté le bâton de Shanahan pour déjouer le gardien de but des Rangers John Vanbiesbrouck.

Jusqu’à ce moment-là, Shanahan ne savait pas comment il pourrait marquer dans la Ligue nationale. Il avait été le deuxième choix du repêchage de 1987 et il était réputé pour être un compteur prolifique avec les Knights de London dans la Ligue de hockey de l’Ontario, mais Shanahan n’avait jamais eu à dégainer rapidement chez les juniors, car il avait toujours le temps et l’espace nécessaires pour se déplacer vers le filet.

Il était dans la LNH maintenant et le temps et l’espace s’y font rares.

« Quand je suis arrivé dans la LNH, j’ai remarqué que mes lancers étaient bloqués ou que les gardiens étaient trop bons, alors ils n’avaient aucune difficulté à les arrêter », a raconté Shanahan à LNH.com.

Tout a changé après son premier but, qu’il qualifie maintenant de « chanceux ».

« Je voulais seulement lancer pour que celui qui fonçait au but ait une chance de compter, mais la rondelle a atteint le fond du filet, a ajouté Shanahan. J’ai réalisé que je devais pratiquer ce lancer pendant les séances d’entraînement pour pouvoir le faire facilement pendant une partie. J’ai fait plusieurs mauvais lancers à l’entraînement. J’avais suffisamment de temps, mais je voulais décocher mon tir le plus vite possible. Puis, avec la pratique, j’en suis venu à pouvoir lancer comme ça avec aise pendant un match. »

Ce tir du poignet est vite devenu l’arme favorite de Shanahan et c’est en grande partie à cela qu’il doit sa fiche de 656 buts et 1354 points en 22 ans de carrière. Il sera honoré lundi lorsqu’il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey en compagnie de Scott Niedermayer, de Chris Chelios, de Geraldine Heaney et du regretté Fred Shero.

« Il est costaud. Il fait presque 220 livres et il mettait beaucoup de poids sur son bâton », a expliqué Steve Yzerman, un ancien centre lui aussi membre du Temple de la renommée, à LNH.com. « Il avait un style “à l’ancienne”. Il lançait du bon angle et il s’appuyait sur le bon pied, mais il mettait beaucoup de poids sur son bâton et dans son tir. Je l’ai vu déjouer des gardiens de la ligne bleue. Peu de joueurs peuvent faire ça avec un tir du poignet. »

Pourtant, Shanahan pouvait le faire et son arsenal ne se limitait pas qu’à cela. S’il a eu une telle carrière, c’est parce qu’il a utilisé son talent naturel pour devenir un joueur complet et un meneur sur la glace comme en dehors de la patinoire. Trois fois champion de la Coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit et médaillé d’or olympique avec le Canada, ce visionnaire a influencé la pratique même du sport.

Après avoir fait l’apprentissage de la LNH pendant quatre saisons au New Jersey, Shanahan a jeté les assises du type de joueur et de personne qu’il allait devenir quand il s’est joint aux Blues de St. Louis, où il a côtoyé Brett Hull.

Apprendre du « Golden Brett »

« J’ai observé Brett Hull pour trouver comment il pouvait se défaire aussi vite de la rondelle, a révélé Shanahan. Il pouvait rediriger des passes ou décocher un tir sur réception avec des rondelles qui arrivaient de tous les côtés. À l’entraînement, Brett refusait de lancer, mais pendant un match, il pouvait le faire de n’importe où. »

Hull a mentionné à LNH.com qu’il admirait Shanahan parce qu’il était toujours prêt « à observer, à écouter et à apprendre » des autres.

« Il aurait pu poursuivre sa route et devenir un très bon attaquant de puissance, mais il a étudié le jeu et il a appris des joueurs autour de lui pour s’améliorer, pour marquer plus souvent et pour mieux se placer sur la glace », a déclaré Brian Leetch, l’ancien défenseur membre du Temple de la renommée, à LNH.com. « Il a travaillé fort et il est devenu un excellent franc-tireur et un joueur complet. »

Ce qui distingue Shanahan, c’est qu’il pouvait compter de n’importe où sur la patinoire et il pouvait aussi se battre. Il jouait avec agressivité parce que c’était sa façon de jouer, mais cela lui a aussi procuré certains avantages qu’il n’aurait jamais obtenus s’il avait été plus docile.

« Je crois que ça m’a permis de bénéficier de plus d’espace, a admis Shanahan. C’est un des avantages connexes de mon mauvais caractère : je pouvais profiter d’un peu plus d’espace autour du filet adverse. »

Le caractère de Shanahan ne l’a pas réellement avantagé à ses débuts avec les Devils, car il évoluait sur les deux derniers trios contre des opposants qui devaient avoir la même attitude que lui pour survivre dans la LNH.

« J’étais sur le quatrième trio et je jouais physiquement contre d’autres joueurs de quatrième trio qui n’avaient pas peur de moi, a ajouté Shanahan. Deux ans plus tard, je jouais que des joueurs de deuxième trio et c’est à ce moment que j’ai commencé à avoir plus d’espace. »

Les meilleures saisons à l’attaque de Shanahan (1992-93 et 1993-94) ont aussi été celles où il a été le plus puni. En 1992-93, il a amassé 51 buts et 174 minutes de punition, deux sommets personnels qu’il a surpassés l’année suivante avec une récolte de 52 buts et 211 minutes de punitions.

Shanahan a atteint le plateau des 100 minutes de punition dans 17 de ses 18 premières campagnes dans la LNH. Selon le site hockeyfights.com, il aurait livré 91 combats en carrière.

« C’est très difficile de jouer contre un gars comme lui et de se mesurer à lui sur la glace », a affirmé Niedermayer à LNH.com. « Il pouvait vous battre avec un tir vif, dans le coin de la bande ou avec ses poings. »

Shanahan était presque à la moitié de sa carrière quand il a fait face à l’adversité en dehors de la patinoire pour la première fois.

Une escale de 76 matchs à Hartford

Shanahan savait que les Blues essayaient de l’échanger après la saison 1994-95 et il voulait se joindre à une équipe pouvant aspirer aux grands honneurs. Il a participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley sept fois à ses huit premières saisons, mais il n’avait franchi le premier tour qu’à deux occasions seulement.

« Les formations intéressées étaient toutes parmi les six équipes originales. C’était des organisations qui correspondaient à mes attentes à cette étape-là de ma carrière », a révélé Shanahan.

Un petit bout de ruban qui a fait toute une différence pour Shanahan

Pendant que Brett Hull se bâtissait une carrière digne du Temple de la renommée avec les Blues de St. Louis, son père, Bobby Hull, restait dans l’entourage de l’équipe et s’aventurait à des endroits où personne d’autre n’osait aller.

Bobby visitait le vestiaire des joueurs avant, pendant et après les rencontres. Il était dans le couloir du vestiaire dès que la sirène se faisait entendre. Pour le plus grand bonheur de Brendan Shanahan, Bobby aimait admirer les bâtons des joueurs et, dans le cas de Shanahan, il pouvait même les modifier.

« Brendan doit tous ses buts à mon père », a déclaré Brett Hull à LNH.com.

Un peu avant Noël en 1991, Shanahan, qui était avec les Blues depuis moins de deux mois, est arrivé à la séance d’entraînement seulement quelques minutes avant qu’elle commence. Il s’est dépêché à enfiler son équipement, puis il a pris ses bâtons. Il n’a pas eu le temps de les examiner avant de sauter sur la glace, car il ne voulait pas être en retard.

Ce n’est qu’après avoir effectué quelques lancers que Shanahan a constaté que quelqu’un avait enlevé presque tout le ruban au bout du pommeau de son bâton. Il était en colère, mais cela n’a pas duré.

« Je me demandais qui avait touché à mes bâtons », a raconté Shanahan à LNH.com. « La réponse était Bobby Hull, alors je me suis calmé. »

Shanahan mettait beaucoup de ruban au bout du pommeau de son bâton. En fait, le bout de son pommeau était presque aussi large qu’une balle de tennis. Bobby et Brett Hull n’en revenaient pas. Ils trouvaient que c’était beaucoup trop et que cela limitait la liberté de mouvement des poignets de Shanahan.

Un joueur dont le bout du pommeau est de dimension normale peut tenir son bâton avec la paume de sa main et tourner le poignet pour s’adapter et capter des passes imprécises. Le bout du pommeau du bâton de Shanahan était si gros qu’il ne pouvait pas le saisir avec sa main. Il devait glisser sa main sous le pommeau comme un gardien de but, ce qui réduisait sa marge de manœuvre et limitait sa capacité à capter des passes pour décocher des tirs sur réception.

Shanahan dit qu’il a commencé à rouler autant de ruban autour de son pommeau quand il était petit parce que ses gants étaient trop rigides. Tout ce ruban l’aidait donc à prendre son bâton. À son arrivée chez les Devils du New Jersey, il a remarqué que Pat Verbeek faisait la même chose que lui, alors il n’a pas cru bon changer quoi que ce soit.

Or, d’un match à l’autre et d’une saison à l’autre, le pommeau grossissait toujours.

« C’était tellement gros, même les gardiens ne mettent pas autant de ruban, a affirmé Hull. Mon père l’a enlevé et lui en a fait un d’une dimension plus raisonnable. Brendan n’a pas eu le temps de le changer, alors il est allé pratiquer comme ça et soudain, il a dit : “Mon Dieu, c’est vraiment bien.” »

Depuis que Shanahan était arrivé à St. Louis, Brett lui disait sans cesse qu’il devrait utiliser moins de ruban au bout de son pommeau.

« Il ne m’écoutait pas », a dit Hull.

Mais il a écouté Bobby.

« Après ça, il est devenu un marqueur de 50 buts », a ajouté Brett.

Shanahan a compté 33 buts à sa première campagne avec les Blues, puis 51 à sa deuxième et 52, un sommet personnel, à sa troisième. Il a marqué 656 buts pendant sa carrière de 22 saisons et il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey lundi.

Peut-être va-t-il mentionner Bobby Hull dans son discours.

« Je me souviens d’une fois où je suis sorti de la patinoire et Bobby était juste à côté de la porte. Je venais de compter deux buts avec le nouveau pommeau, a raconté Shanahan. Avec sa voix rauque, il me répétait : “Qu’est-ce que je te disais? Qu’est-ce que je te disais?” »


-- Suivez Dan Roser sur Twitter: @drosennhl

Il a finalement été échangé aux Whalers de Hartford en retour de Chris Pronger le 27 juillet 1995. C’était deux ans avant qu’ils deviennent les Hurricanes de la Caroline et Jim Rutherford en était à sa deuxième année au poste de directeur général.

« Jim m’a fait venir pendant l’été, a expliqué Shanahan. Je l’ai rencontré chez lui, on a mangé et il m’a demandé de venir faire un essai. Il voulait reconstruire l’équipe en trois ans et il a ajouté que si ses plans changeaient d’ici la fin de l’année et si la progression de l’équipe ne suivait pas le cours espéré, il m’échangerait si j’en faisais la demande. »

Malgré une blessure au poignet, Shanahan a inscrit 44 buts et 78 points en 74 matchs, mais les Whalers ont raté les séries par 11 points.

« [Après la saison], j’ai demandé à Jim où il croyait que l’équipe en était et il m’a dit qu’il prévoyait maintenant reconstruire sur cinq ans », a raconté Shanahan.

Le 9 octobre 1996, Rutherford a échangé Shanahan aux Red Wings en retour de Keith Primeau, de Paul Coffey et d’un choix de première ronde au repêchage.

« Je dois admettre que les prévisions de Jim Rutherford se sont presque réalisées, a conclu Shanahan. [Les Hurricanes] ont participé à la finale après six ans et ils ont gagné la Coupe Stanley après dix ans. »

Or, Shanahan allait soulever le précieux trophée huit mois après la transaction.

Comme à la maison à Hockeytown

Shanahan avance que s’il n’était pas passé par Detroit, il ne se retrouverait pas au Panthéon du hockey. Yzerman note, quant à lui, que sans Shanahan, les Red Wings n’auraient probablement pas dominé comme ils l’ont fait en gagnant trois coupes Stanley entre 1997 et 2002.

« On avait plusieurs centres qui jouaient hors position et je crois qu’on savait qu’on avait besoin d’ailiers pour revigorer notre alignement, a confié Yzerman. Puis, soudainement, Brendan Shanahan s’est amené, Darren McCarty en était à sa deuxième année, Martin Lapointe continuait de s’améliorer et, plus tard dans la saison, on est allé chercher Joe Kocur. Donc, nos quatre trios pouvaient compter sur de gros joueurs robustes.

« [Shanahan] était le type de joueur dont nous avions besoin, a-t-il ajouté. De 1992 à 1997, nous étions une équipe reconnue pour sa finesse et ensuite, nous sommes devenus une équipe plus robuste et plus physique. On pouvait épuiser nos adversaires et, à mon avis, c’est en grande partie ce qui explique pourquoi on a commencé à gagner des coupes Stanley. »

Shanahan a compté 46 buts à sa première campagne dans l’uniforme des Red Wings, mais sa production a chuté à 28 buts l’année suivante. Il s’est repris avec des saisons de 31 buts en 1998-99 et de 41 en 1999-2000, mais c’était la dernière fois de sa carrière qu’il marquait plus de 40 buts.

Pourtant, cela ne le préoccupait pas. Seule la Coupe Stanley comptait à ses yeux. Il y avait goûté en 1997 et il en redemandait.

« Le matin après [avoir gagné la Coupe Stanley en 1997], je me suis réveillé tranquillement, j’ai mis mes pantoufles et je suis sorti pour aller chercher le journal. Je dis souvent que ç’a été la plus belle marche de ma vie, a lancé Shanahan. C’est tellement un sentiment agréable, je crois que ç'a déclenché quelque chose. J’en voulais davantage. Quand j’étais plus jeune, je ne savais pas si je méritais de gagner la Coupe Stanley ou si j’y avais droit. Dès qu’on la gagne, on sait qu’on a le droit et qu’on le mérite. On pense même connaître la recette pour y arriver. »

Les Red Wings l’ont à nouveau remportée en 1998 et quatre années plus tard en 2002, mais l’œuvre la plus importante de Shanahan était encore à venir.

À l’avant-scène du changement

Ne sachant plus quoi faire de lui en raison du conflit de travail de 2004-05 et inspiré par des déclarations de Coffey, Raymond Bourque et Larry Murphy, les trois joueurs admis au Temple de la renommée en 2004, Shanahan a décidé d’organiser ce qui a vite pris le nom de « Sommet Shanahan » à Toronto.

Il a réservé des salles, commandé de la nourriture et invité des connaissances de tous les domaines du sport, telles que des joueurs, des directeurs généraux, des entraîneurs, des arbitres et des commentateurs. L’objectif était de discuter du sport et des changements qui pourraient y être apportés.

« Pendant la semaine du Temple de la renommée [de novembre 2004], les nouveaux membres parlaient du sport et ils avaient tous d’excellentes idées pour tenter de l’améliorer, a déclaré Shanahan. Leurs idées étaient géniales, mais dès le lendemain, le journal qui en parlait était dans le fond de ma cage à oiseaux.

« Je ne croyais pas que les gens seraient prêts à écouter, a-t-il continué. Je ne pensais pas que ça prendrait autant d’ampleur. »

Les tirs de barrage pour briser une égalité, le trapèze derrière les buts, la révision de l’équipement des gardiens de but, la disparition de la ligne rouge, la chasse à l’obstruction et la création d’un comité de compétition sont quelques-uns des fruits du Sommet Shanahan.

Shanahan ajoute que le succès de cette rencontre à Toronto il y a presque neuf ans de cela lui a donné le goût de travailler pour la LNH après sa carrière. Il est maintenant le vice-président directeur à la tête du Département de la sécurité des joueurs de la LNH.

« Je n’arrivais pas à croire que ça avait fonctionné et que les gens écoutaient, a admis Shanahan. Ça m’a ouvert l’appétit. On peut discuter tant et aussi longtemps qu’on veut, mais cet événement a prouvé qu’on pouvait aussi passer à l’action. Ce n’était même pas mes idées. J’ai seulement réservé les salles et payé le buffet, puis j’ai invité des personnes compétentes. Aucune de ces idées n’était la mienne. Elles venaient de tout le groupe. »

Quand la nouvelle ligue a repris ses activités en 2005-06, Shanahan a aussi rechaussé les patins. Il a disputé une autre saison avec les Red Wings, avant de passer deux ans avec les Rangers. Il a terminé sa carrière là où tout avait commencé, avec les Devils.

Shanahan était plus âgé et il n’était plus qu’un joueur de soutien, mais son tir du poignet n’avait rien perdu de sa vivacité.

« La première fois que j’ai joué contre lui au New Jersey, il était comme un diamant à l’état brut, a raconté Leetch. Il avait le talent et l’émotion pour foncer, frapper, déranger l’adversaire et créer des chances de marquer, mais est-ce que je pensais qu’il allait compter presque 700 buts? C’était impossible à prédire à l’époque.

« Ce n’est que six années plus tard qu’il a commencé à produire et il ne s’est plus arrêté par la suite. Dès qu’il a atteint ce niveau, il a continué de travailler pour y demeurer. C’est très impressionnant. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

 

La LNH sur Facebook