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Les Maple Leafs et les Ducks doivent renverser la tendance

lundi 2013-11-04 / 13:36 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Les Maple Leafs et les Ducks doivent renverser la tendance
Il y a des tendances en ce début de saison qui prêtent à un examen plus approfondi. En voici quatre qui pourraient se poursuivre ou non.

Nous en sommes déjà au deuxième mois de la nouvelle saison de la LNH et comme prévu le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, amasse plusieurs points, tout comme les champions de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago. Par contre, on a eu droit à de grandes surprises, comme le début de saison de l’Avalanche de Colorado 12-1-0 et les 12 buts de l’attaquant Alexander Steen, dans les 12 premiers matchs des Blues de St. Louis, lui qui n’en avait inscrit que huit la saison dernière.

Nous savons que Steen ne marquera pas 82 buts et que l’Avalanche ne terminera pas la saison avec une fiche de 75-7-0. Mais il y a d’autres tendances en ce début de saison qui prêtent à un examen plus approfondi. En voici quatre qui pourraient se poursuivre ou non.

Première: Le début de saison de 10-5-0 des Maple Leafs de Toronto

Si vous avez vu la défaite de 4-0 des Maple Leafs contre les Canucks de Vancouver, samedi, vous vous posez probablement la question à savoir comment cette équipe a pu remporter les deux tiers de ses 15 premiers matchs.

À une ère où la possession de la rondelle est très importante, les performances des Maple Leafs défient toute imagination.

Les Maple Leafs ont commencé la semaine au deuxième rang de la section Atlantique malgré le fait qu’ils ont concédé en moyenne plus de 10 tirs par match à leurs adversaires. Les gardiens Jonathan Bernier et James Reimer ont reçu 36,8 tirs par match en moyenne, tandis que leurs coéquipiers en ont décoché 26,1. Ce qui fait une différence de 10,7 tirs par match, à égalité avec les Sabres de Buffalo au dernier rang de la ligue au chapitre du différentiel.

Dire que les gardiens font la différence pour les Maple Leafs est un euphémisme.

Les tireurs adverses ont marqué 36 buts sur 552 tirs (6,5 pour cent), tandis que Toronto a inscrit 47 buts sur 392 tirs (12,0 pour cent). Le pourcentage moyen pour marquer dans la LNH cette saison est de 8,9 pour cent; il est à la baisse depuis qu’il a atteint un sommet de 10,1 pour cent en 2005-06.

La logique et l’historique disent qu’une équipe ne peut gagner si elle est outrageusement dominée au chapitre des tirs sur une base régulière, mais les Maple Leafs ont participé aux séries éliminatoires la saison dernière même s’ils ont été dominés 6,0 tirs par match en moyenne au cours de la saison écourtée de 48 rencontres. Cependant, depuis la campagne 2005-06, aucune équipe dans un calendrier de 82 matchs n’a pu se qualifier pour les séries éliminatoires après avoir été dominée par plus de 3,5 tirs par match en moyenne ; cette formation est le Canadien de Montréal de 2009-10, qui avait obtenu la dernière place disponible de l’Association de l’Est mais qui s’est rendu jusqu’en troisième ronde des séries éliminatoires.

Est-ce que les succès de Toronto peuvent durer? Ni Bernier (avec un taux d’efficacité de ,933) ou Reimer (,942) n’a une feuille de route prouvant qu’ils peuvent continuer à bloquer l’avalanche de tirs que les Maple Leafs accordent. L’histoire dit que si les Maple Leafs ne resserrent pas leur jeu, ils se dirigent vers la chute. Une équipe ne peut gagner, peu importe la qualité de leurs gardiens, en accordant autant de tirs au but.

Deuxième: les Ducks d’Anaheim connaissent un bon début de saison malgré des unités spéciales anémiques

Les Ducks ont commencé la semaine avec la pire supériorité numérique et l’avant-dernière pire infériorité numérique de la LNH. Ils ont tout de même entrepris leur match contre les Rangers de New York, lundi, qui met fin à leur voyage de huit rencontres, avec une fiche de 11-3-1.

Les Ducks n’ont marqué que quatre buts en 58 avantages numériques (6,9 pour cent), en plus d’en accorder deux en pareilles circonstances. Leur infériorité numérique a permis 13 buts en 49 occasions, un pourcentage de 73,5 pour cent, ce lui les classent au 29e rang de la ligue.

Les Ducks ont joué cinq de leurs 15 premiers matchs au Honda Center; remportant ces cinq rencontres, et ils luttent avec les Sharks de San Jose pour la première place de la section Pacifique en raison de leur fiche de 6-3-1 à l’extérieur du comté d’Orange.

Anaheim a survécu et a même bien fait jusqu’ici en raison de leur excellence à 5-contre-5. Les Ducks dominent la LNH au chapitre des buts pour/contre à forces égales avec un ratio de 1,91, en d’autres mots, ils marquent presque deux buts quand ils en accordent un à 5-contre-5.

Jusqu’à maintenant, leur jeu à 5-contre-5 leur a permis de surmonter les piètres performances de leurs unités spéciales.

Est-ce que Anaheim pourra poursuivre sur la voie du succès?

Les Ducks ont terminé au quatrième rang de la LNH au chapitre des pour/contre à 5-contre-5 (1,28) en 2012-13 quand ils ont remporté la section Pacifique, donc leurs succès à forces égales cette saison n’est pas un accident de parcours. Mais ils ont terminé au quatrième rang de la ligue en avantage numérique et ils se retrouvaient en milieu de peloton en désavantage numérique.

Marquer des buts à 5-contre-5 a une corrélation directe avec le succès: Regardez les équipes au sommet de cette liste et vous les retrouverez en tête du classement général. Les statistiques d’Anaheim à 5-contre-5 ne pourront durer, car le ratio de 1,57 des Capitals de Washington en 2009-10 a été le meilleur depuis 2005-06, sans compter que les unités spéciales des Ducks sont mauvaises. Toute équipe comptant dans ses rangs des joueurs comme Ryan Getzlaf, Corey Perry et Teemu Selanne (quand il est en santé) marquera des buts en avantage numérique à un moment donné.

Ni les problèmes d’Anaheim avec leurs unités spéciales, ni leurs succès à 5-contre-5 vont continuer à ce rythme, mais les succès des Ducks au classement ne sont pas un mirage.

Troisième: Les jumeaux Sedin, qui viennent de signer de nouveaux contrats, n’ont jamais autant joué

John Tortorella a tenu sa parole. Quand Tortorella a été nommé entraîneur en chef des Canucks de Vancouver, il a fait savoir qu’il voulait faire jouer davantage les jumeaux Sedin. Et c’est exactement ce qu’il fait.

Les Canucks présentent une fiche de 10-5-1 sous les ordres de Tortorella, qui utilise les jumeaux suédois âgés de 33 ans plus qu’à aucun autre moment de leur carrière. Et même beaucoup plus.

Ni Henrik Sedin ou Daniel Sedin n’a maintenu une moyenne d’utilisation de 20 minutes par match; le plus haut total de Henrik a été de 19:41 en 2009-10 et celui de Daniel de 19:08 la même saison. Henrik a joué en moyenne 19:20 la saison dernière et Daniel a été utilisé 19:01.

Mais Tortorella a l’habitude d’utiliser beaucoup ses vedettes, surtout dans des matchs serrés et il fait justement cela avec les Sedin cette saison. Après 16 matchs, Henrik a joué en moyenne 22:47 par match et Daniel se retrouve tout juste derrière lui avec une moyenne de 22:25. Henrik est le deuxième attaquant le plus utilisé dans la LNH derrière son coéquipier (et occasionnellement son compagnon de trio) Ryan Kesler qui domine avec 22:57. Daniel est quatrième, 12 secondes derrière Crosby.

Une grande partie de leur augmentation s’explique par le fait que Tortorella utilise les jumeaux en désavantage numérique beaucoup plus souvent que son prédécesseur Alain Vigneault. Henrik joue en moyenne 1:02 en désavantage numérique tandis que Daniel est utilisé en moyenne 1:00 en pareilles circonstances. La saison dernière, les deux ont été utilisés en moyenne moins de 10 secondes par match en désavantage numérique.

L’augmentation de leur utilisation a déjà rapporté. Henrik domine la ligue avec 16 assistances et il occupe le troisième rang des pointeurs avec 19 points; Daniel totalise sept buts et 16 points.

Est-ce que les Sedin continueront de bien gérer la hausse de leur utilisation?

Les augmentations de cette amplitude sont habituellement réservées aux joueurs en plein essor qui deviennent des étoiles et non aux vétérans de l’élite qui ont 33 ans et qui sont habitués de jouer un certain nombre de minutes (et qui viennent de signer des prolongations de contrat de quatre ans d’une valeur de 28 millions $). Les Sedin jouent un style physique, ils ne jouent pas en périphérie. Tortorella aime utiliser beaucoup ses étoiles et il aura besoin que ses joueurs de deuxième vague augmentent leur jeu d’un cran afin de réduire le travail des jumeaux. Les Sedin ne sont plus des jeunots et les utiliser trois minutes de plus par match aura éventuellement un coût. Et s’ils arrivent au printemps complètement vidés, cette grande utilisation en début de saison pourrait en être la raison.

Quatrième: L’Association de l’Ouest domine l’Association de l’Est

Les équipes de l’Association de l’Ouest présentent une fiche gagnante sur celles de l’Association de l’Est à chaque saison depuis 2005-06, passant d’un pourcentage de ,574 en 2009-10 à ,504 en 2011-12. Les transferts des Red Wings de Detroit et des Blue Jackets de Columbus, qui se sont améliorés, et le passage des Jets de Winnipeg dans l’Association de l’Ouest, laissaient croire que l’Est avait peut-être une chance de finalement renverser la tendance cette saison.

Au lieu de cela, les équipes de l’Ouest dominent comme elles ne l’ont jamais fait.

Après les cinq premières semaines, les équipes de l’Ouest ont remporté 61 des 96 matchs contre l’Est, un pourcentage de ,635. Une seule équipe de l’Ouest, les Oilers d’Edmonton (3-7-1) présente une fiche inférieure à ,500 contre les équipes de l’Est; quatre formations de l’Est, les Hurricanes de la Caroline (0-3-2), les Devils du New Jersey (0-3-3), les Flyers de Philadelphie (0-3-0) et les Buffalo Sabres (0-6-0) n’ont pas encore remporté une victoire contre une équipe de l’Ouest.

La plupart des dommages ont été faits contre les équipes de la section Métropolitaine, de loin la plus faible en ce début de saison. Les équipes de la section Centrale présentent une fiche de 12-0-1 contre les formations de la section Métropolitaine; les équipes de la section Pacifique ont conservé un dossier de 17-7-2, et quatre leurs sept défaites ont encaissées par les Oilers.

Est-ce que la domination de l’Ouest peut se poursuivre?

Six des sept dernières équipes au classement général font partie de l’Association de l’Est, seulement six formations de l’Association de l’Est ont remporté plus de la moitié de leurs matchs, contre 10 pour les équipes de l’Association de l’Ouest. Bien que le pourcentage de ,635 risque de baisser, il n’y a aucun doute que les équipes de l’Ouest sont meilleures et vont probablement continuer à battre les équipes de l’Est à un sommet jamais atteint depuis l’instauration des tirs de barrage.

 

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