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L'Avalanche du Colorado retirera le numéro 52 d'Adam Foote samedi

samedi 2013-11-02 / 2:05 / LNH.com - Nouvelles

Par Rick Sadowski - Correspondant LNH.com

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L'Avalanche du Colorado retirera le numéro 52 d'Adam Foote samedi
L'Avalanche du Colorado procèdera au retrait du numéro 52 porté par Adam Foote samedi au Pepsi Center. Le robuste défenseur a remporté la Coupe Stanley à deux occasions avec l’Avalanche du Colorado, en 1996 et en 2001.

DENVER - Ce n'était pas un marqueur prolifique ou un patineur particulièrement électrisant pendant ses 19 saisons dans la LNH, mais le robuste défenseur Adam Foote était aussi précieux pour l'Avalanche du Colorado que ses coéquipiers vedettes Joe Sakic, Patrick Roy et Peter Forsberg, pendant les jours de gloire de la concession.

Un joueur robuste de 6 pieds et 2 pouces et 220 livres, Foote a été le cœur et l'âme d'une unité défensive qui a permis à l’organisation des Nordiques de Québec/Avalanche de remporter neuf titres de section consécutifs, de 1994 à 2003, ainsi que la Coupe Stanley en 1996 et 2001.

C'est pour cette raison que Foote, qui a pris sa retraite après la saison 2010-11, aura son chandail numéro 52 hissé dans les hauteurs du Pepsi Center, samedi soir, lors d'une cérémonie d'avant-match qui précédera l’affrontement entre l’Avalanche et le Canadien de Montréal.

« C’est un grand honneur et je vais me retrouver à l’endroit où sont déjà mes amis, les gars avec qui je suis allé à la guerre », a déclaré un Foote maintenant âgé de 42 ans à LNH.com, en faisant référence aux numéros déjà retirés qui appartenaient à Raymond Bourque (77), Roy (33), Sakic (19) et Forsberg (21).

Les Nordiques ont retiré les numéros de quatre joueurs: Jean-Claude Tremblay (3), Marc Tardif (8), Michel Goulet (16) et Peter Stastny (26).

Décrit comme un « guerrier » par le centre de l’Avalanche Matt Duchene et « d’intense » par l'ailier droit Alex Tanguay, qui a fait partie de l'équipe qui a gagné la Coupe en 2001, Foote a révélé qu'il lui avait fallu un certain temps pour accepter son rôle de défenseur défensif, qui ne serait pas tenu de contribuer beaucoup à l'attaque.

Choix de deuxième ronde des Nordiques (22e) au repêchage de 1989 de la LNH, Foote a marqué 18 buts et récolté 51 aides en 59 matchs à sa dernière année au niveau junior avec les Greyhounds de Sault Ste. Marie de la Ligue de l'Ontario en 1990-91.

« Personne ne le sait, mais je n'aimais pas mon rôle (défensif) au début », a déclaré Foote qui, ironiquement, en est à sa première année en tant que consultant au niveau du développement défensif avec l'Avalanche. « J'étais plus un joueur offensif en grandissant dans les rangs juniors et on m’a confié le rôle de jouer contre les meilleurs trios. Certains joueurs peuvent le faire et jouer sur le jeu de puissance. Il y avait quelques gars meilleurs dans ces situations, mais je n'étais pas à l'aise avec ce rôle à long terme. Toutefois, lorsque vous commencez à entendre des compliments de la part de joueurs contre qui vous jouez, ça rend la chose plus facile. »

« J'étais un gars qui voulait un rôle plus important. Bryan Trottier (ancien entraîneur adjoint de l’Avalanche) a été l'un des premiers gars qui m'a laissé jouer sur le jeu de puissance. Puis, soudainement, je suppose que j'ai évolué et j'ai réalisé que nous avions besoin de différents types de joueurs pour gagner. J'étais plus vieux et plus mature. J’étais en paix avec moi-même probablement lors des cinq ou six dernières années de ma carrière dans ce rôle. Je l'ai apprécié et savouré. »

Foote ne s’est jamais approché de ses statistiques des rangs juniors dans la LNH. Il a connu des sommets en carrière pour les buts (11) et les points (31) en 2002-03 et a terminé avec 66 buts, 242 aides et 1534 minutes de pénalité en 1154 matchs de saison régulière. Pourtant, il est le deuxième meilleur pointeur chez les défenseurs de l’histoire de la concession Avalanche/Nordiques avec 56 buts et 203 passes en 967 matchs. Il a ajouté sept buts, 35 mentions d’assistance et 298 minutes de pénalité en 170 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Foote, Sakic et Forsberg ont commencé leur carrière dans la LNH au Québec. Les Nordiques ont été vendus et ont déménagé à Denver à temps pour la saison 1995-96, année où l’équipe a remporté la Coupe Stanley.

« Nous étions juste un groupe de jeunes joueurs naïfs, a déclaré Foote. Je ne pense pas que nous avions réalisé à quel point nous étions bons quand nous sommes arrivés ici. J'ai eu la chance de jouer avec de grands joueurs et de faire partie d'un groupe où les propriétaires et les gestionnaires ont réussi à nous garder réunis pendant une longue période. Nous avons remporté beaucoup de matchs et nous aurions aimé remporter plus de coupes, mais cela démontre à quel point elles sont difficiles à gagner. »

L'Avalanche pourrait ne pas avoir remporté la Coupe Stanley pour une deuxième fois, contre les Devils du New Jersey en 2001, si Foote n'avait pas marqué un but en première période dans le sixième match à Meadowlands. L'Avalanche tirait de l'arrière 3-2 dans la série et l’équipe était largement dominée quand Foote a décoché un tir de la ligne bleue qui a battu le gardien des Devils Martin Brodeur.

« Je me souviens juste d’avoir vu Chris Dingman frapper un gars, peut-être était-ce Scott Gomez, en zone neutre pour faire sortir une rondelle libre, a dit Foote. J'ai juste sauté sur le disque, j’ai traversé la ligne et la rondelle est entrée du côté du bouclier. C'est un jeu où j’ai simplement lancé le disque. Je n'ai pas choisi un coin ou quelque chose comme ça, j’ai juste lancé du côté du bloqueur. Ça n'avait pas d'importance qui marquait, nous avions juste besoin de marquer un but. »

L'Avalanche a remporté le match 4-0 et est retourné à la maison pour signer une victoire de 3-1 lors du septième affrontement pour remporter le précieux trophée.

« Son talent a été sous-estimé », a affirmé Tanguay, qui a marqué deux buts dans le septième match contre les Devils, à propos de Foote. « Il aurait probablement joué sur la première unité en avantage numérique avec certaines équipes. Ici vous aviez Sakic qui jouait à la pointe et Raymond Bourque ou Rob Blake. Quel alignement nous avions. Mais il a été un grand défenseur. Son plus grand atout, que les gens ne réalisaient pas qu’il avait, c’était son coup de patin. Pour un gars qui était aussi robuste que lui et qui jouait aussi rude, il était un très bon patineur.

« Rob Blake et Raymond Bourque ont obtenu beaucoup crédit pour leurs capacités offensives et ils ont été des joueurs formidables dans les deux sens de la patinoire, mais Foote était ce type de joueur qui pouvait vous étamper dans la baie vitrée et ensuite récolter une mention d’aide lors de la prochaine présence. Ce qu’il accomplissait n’était pas très électrisant, mais c’était le type de joueur qui ajoutait à une équipe gagnante. »

Foote prenait part à beaucoup de batailles physiques dans les coins de patinoire avec des attaquants comme Brendan Shanahan des Red Wings de Detroit et Keith Tkachuk des Blues de St. Louis.

« Ils étaient de gros bonhommes, a déclaré Foote. J'aimais bien quand ces gars-là arrivaient. C'était une bataille dans une zone où je me sentais très à l’aise. Quand les gars arrivaient en zone neutre avec de la vitesse et que je devais les arrêter, c’était un peu ennuyeux pour moi, je préférais les batailles le long des rampes, c'était plus amusant. »

À propos des séries éliminatoires féroces que l'Avalanche a eues avec les Red Wings, Foote a déclaré: « C’était simplement deux grandes équipes qui s’affrontaient et qui essayaient de gagner la Coupe Stanley. »

Duchene, qui a grandi en idolâtrant l'Avalanche, a pu jouer avec Foote pendant deux saisons, à partir de son année recrue en 2009-10, quand Foote a succédé à Sakic – qui avait pris sa retraite – en tant que capitaine.

« C'était le cœur et l’âme, le genre de joueur que vous aimez avoir dans le vestiaire, qui vous fait rire et qui garde les gars honnêtes en même temps, a mentionné Duchene. J'ai appris beaucoup de grandes leçons de sa part. Je me sens très chanceux de l'avoir côtoyé très tôt dans ma carrière. Il était très volubile, il était toujours en train de parler, toujours en train de plaisanter, offrant de bons discours entre deux périodes. C'était pratiquement comme un joueur/entraîneur. Il connaissait très bien le jeu et il a évidemment aidé notre défensive au cours de cette saison. »

Foote a représenté le Canada aux Jeux olympiques d'hiver en 1998, 2002 et 2006, et il a aidé le Canada à remporter la médaille d'or en 2002 à Salt Lake City. Il a également décroché l'or et a été nommé sur l'équipe d'étoiles du tournoi de la Coupe du monde de hockey en 2004.

« Les séries éliminatoires sont un long calvaire, mentalement et physiquement, a-t-il dit. Je ne savais pas à quel point les Jeux olympiques étaient une chose aussi énorme jusqu’à ce que j’y participe. En 2002, je ne voulais pas faire une erreur et être la raison pour laquelle le Canada n'avait pas gagné l'or et ensuite devoir vivre avec ça. C'était très stressant. Il y avait beaucoup de pression, mais c'était merveilleux de gagner. »

Foote a quitté l'Avalanche comme joueur autonome en 2005 et a signé avec les Blue Jackets de Columbus. Il est revenu au Colorado à la suite d’une transaction réalisée en fin de saison 2008 et il a hâte de devenir un de ces incontournables au plafond du Pepsi Center.

« Pour moi, ça me permet de remettre les choses en perspective, a déclaré Foote. Ce sera toujours une maison pour ma famille. Mes garçons ne pourront jamais se sentir seuls en sachant que mon chandail est accroché là-haut. »

Foote et son épouse, Jennifer, ont deux garçons, Cal et Nolan, dont il est l’entraîneur avec le programme des Thunderbirds du Colorado.

« C'est génial, a-t-il dit. C'est la seule chose qui s’apparente à jouer et parce que ce sont mes enfants, j'aime probablement davantage cela que si je jouais. J'adore ça. Le fait de les voir se développer et de redonner à ce sport, c'est quelque chose que nous devrions tous faire. Je ne sais pas où ça mènera, mais en ce moment, je suis super heureux. »

Interrogé à savoir comment il aimerait qu'on se souvienne de lui comme joueur, Foote a dit qu'il allait laisser cela à d'autres.

« J’ai simplement été élevé à travailler dur et à essayer de faire de mon mieux, a-t-il évoqué. Nous appartenons aux partisans. Nous nous sommes présentés et avons travaillé fort pour eux. J'ai juste essayé d'avoir une bonne éthique de travail. Mon père m'a toujours dit que les gens sont généralement corrects avec vous si vous travaillez vraiment dur pour eux et si votre effort est à 100 pour cent. C'est la façon dont j'ai essayé d'aborder les choses. »

 

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