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Le chandail de Bure sera retiré samedi soir à Vancouver

samedi 2013-11-02 / 11:42 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Le chandail de Bure sera retiré samedi soir à Vancouver
Le chandail numéro 10 que portait Pavel Bure à Vancouver sera hissé dans les hauteurs du Rogers Arena samedi soir lors d’une cérémonie spéciale avant le match contre les Maple Leafs de Toronto visant à honorer enfin la première vraie superstar des Canucks.

VANCOUVER – Le chandail numéro 10 que portait Pavel Bure à Vancouver sera hissé dans les hauteurs du Rogers Arena samedi soir lors d’une cérémonie spéciale avant le match contre les Maple Leafs de Toronto visant à honorer enfin la première vraie superstar des Canucks.

Mais le véritable héritage de Bure se trouvait peut-être illustré dans la chambre de Jason Garrison, de l’édition actuelle des Canucks, il y a une vingtaine d’années.

« Oui, j’avais une affiche de Pavel Bure », s’est souvenu le défenseur de 28 ans. « C’était une photo de lui prenant un lancer frappé lors d’un échauffement d’avant-match avec la grosse courbe dans sa palette. Je pense que tous les jeunes voulaient s’identifier à lui dans un match de hockey-balle. C’est le Rocket russe, c’est son héritage. »

C’est un héritage qui a perdu des points aux yeux de certains à cause de la façon dont Bure a quitté la ville et l’organisation sept ans après ses débuts dans la LNH, faisant la grève pour être échangé aux Panthers de la Floride en cours de saison 1998-99. Cela peut expliquer pourquoi son numéro sera retiré après le no 19 de Markus Naslund et le no 16 de Trevor Linden, deux joueurs qui ont annoncé leur retraite après le dernier match de Bure dans l’uniforme des Rangers de New York en 2002-03.

Celui-ci les rejoint donc plus de 10 ans plus tard, amenant avec lui un trophée Calder comme recrue de l’année en 1992 et deux campagnes consécutives de 60 buts en 1992-93 et 93-94. Bure est aussi devenu en 2012 le seul joueur des Canucks élu au Temple de la renommée.

« Pour tout le monde ici à Vancouver, il y a eu des moments où on a été émerveillés par ce joueur incroyable », a rappelé Mike Gillis, qui a été l’agent de Bure avant de devenir le président et le directeur général des Canucks bien après sa retraite.

Bure a mis fin à sa carrière avec un total de 437 buts et 779 points en 702 rencontres. Il a marqué 254 de ces buts avec un chandail des Canucks sur le dos, mais à Vancouver on se souviendra autant de la façon dont il marquait des buts que de leur nombre.

Servi par une vitesse inégalée et une facilité pour tirer au filet en pleine accélération, Bure faisait lever les spectateurs de leur siège chaque fois qu’il touchait la rondelle.

« Pouvez-vous imaginer si vous étiez le défenseur? S’il vous devançait d’un demi-pas, vous étiez cuit », a raconté Stan Smyl, l’ancien capitaine dont le chandail numéro 12 est le seul autre suspendu au Rogers Arena. « Ce qu’il pouvait faire à pleine vitesse, je pouvais le faire seulement dans mes rêves. A l’entraînement, je serais tombé en pleine face sur la patinoire. »

Le défenseur Dave Babych était bien content d’avoir Bure de son bord.

« Si vous n’aviez qu’un demi-degré de mauvais angle face à lui, vous n’alliez pas l’arrêter, a-t-il expliqué. Pavel avait une autre vitesse juste pour lui, même quand il allait vite, il pouvait accélérer encore. Nous avons eu des joueurs incroyables à Vancouver mais Pavel, lui, était une superstar. »

Il a démontré pourquoi dès sa première présence sur la glace à son tout premier match le 5 novembre 1991, quand il a transporté la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire, ratant de peu son premier but dans la LNH. Ce but est venu à son quatrième match mais peu s’en rappellent à Vancouver.

On se souvient plutôt de ce premier match et s’il fallait croire tout le monde, la moitié de la ville assistait au match.

« Cette première présence a été vue par 16 200 personnes au Pacific Coliseum, mais une centaine de milliers prétendent avoir été là », a raconté le commentateur à la retraite Jim Robson, lui-même un membre du Temple de la renommée, quand il a présenté Bure aux médias vendredi. « Sa première présence sur la glace a été spectaculaire et tout le monde s’est dit que nous avions finalement une superstar, et il a confirmé ce statut avec les Canucks de Vancouver. »

Bure, maintenant âgé de 42 ans, ne veut pas penser à la façon dont sa relation avec Vancouver a pris fin.

« Je suis juste heureux de ce qui m’arrive dans la vie, a-t-il dit. J’ai peut-être vécu les plus beaux moments de ma carrière ici à Vancouver. »

Bure a marqué beaucoup trop de buts spectaculaires pour qu’on les rappelle tous, mais lui-même se souvient bien des séries de la Coupe Stanley en 1994 quand les Canucks s’étaient rendus jusqu’au septième match de la grande finale contre les Rangers de New York. Il avait alors marqué le but victorieux en deuxième période de prolongation lors du septième match de la première ronde contre les Flames de Calgary.

« Je ne peux pas faire juste un choix, a-t-il dit. Premier match, premier but, les séries de 1994, première fois que j’ai marqué un 50e but qui, en passant, n’avait pas compté. Il avait été refusé et j’avais dû en marquer un autre. »

Marquer des buts et la passion de Bure pour le faire sont ce dont les amateurs se rappellent, tout comme les joueurs d’ailleurs.

« Il adorait marquer des buts », s’est récemment souvenu Alex Ovechkin, une autre superstar russe. « C’était un gros joueur lorsque j’étais encore enfant. Pour plusieurs jeunes, c’était une idole, il était tellement bon. Il demeure encore probablement un des meilleurs joueurs de l’histoire du hockey russe. »

Naslund est venu de Suède pour assister à la cérémonie de samedi même s’il n’a passé que deux ans avec Bure à Vancouver.

« Même si j’étais à Pittsburgh les deux années qu’il a marqué 60 buts, je le suivais encore comme un des joueurs qui étaient mes idoles, a-t-il expliqué. Pavel était un joueur que j’essayais de voir à l’œuvre le plus souvent possible. Je savais qu’il était quelque chose de gros, mais quand je suis arrivé ici et que j’ai vu combien de partisans portaient son chandail et toute l’attention que ces partisans et les médias lui portaient, j’ai réalisé qu’il était une superstar. »

Être considéré la première véritable superstar des Canucks n’a pas été facile pour un jeune de 20 ans, gêné et renfermé, et pas encore à l’aise en anglais. Sa vie comme dans un bocal de poissons à Vancouver a pu jouer un rôle dans son départ mais la chaude ovation qu’il a reçue lorsqu’il a été honoré à un match des Canucks en avril a donné une idée de ce à quoi on peut s’attendre samedi soir.

« C’est probablement le plus grand hommage qu’on peut recevoir », a estimé Bure.

C’est un hommage qui va ajouter à la légende de Bure à Vancouver mais pour certains l’image qui va durer sera toujours sur un mur dans une chambre.

« Pour moi, Pavel Bure est synonyme de moments excitants », a confié Mike Santorelli, l’attaquant des Canucks qui, tout comme Garrison, a grandi en banlieue de Vancouver avec des affiches de Bure. « Il était tellement excitant à voir aller, tellement dynamique. »

 

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