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L’arrogance retrouvée de Jaromir Jagr aide les Devils à remporter des matchs

samedi 2013-11-02 / 1:53 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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L’arrogance retrouvée de Jaromir Jagr aide les Devils à remporter des matchs
L’arrogance retrouvée de Jaromir Jagr aide les Devils à remporter des matchs

NEWARK, New Jersey – L’ailier droit Jaromir Jagr, des Devils du New Jersey, a un message pour le reste de la Ligue nationale de hockey.

« Je crois que l’orgueil est revenu un peu cette année, a révélé Jagr. Je veux être le meilleur que je peux. Tant que je resterai en santé, je vous garantis que je donnerai mon maximum pour être le meilleur que je peux à tous les soirs. J’aime cette attitude. »

Jagr, âgé de 41 ans, appuie ses paroles par sa production.

Il a amassé un point à chacun de ses cinq derniers matchs avant que les Devils n’affrontent les Flyers de Philadelphie au Prudential Center samedi soir, où les Devils tenteront de remporter une troisième victoire de suite. Jagr domine l’équipe avec 10 points, trois buts et sept mentionss d’assistance.

Mais pourquoi a-t-il fallu attendre à sa troisième saison après son retour dans la LNH pour que Jagr sente qu’il avait retrouvé sa suffisance?

Il l’avait quand il a quitté la LNH en 2008 pour aller jouer trois ans avec l’Avangard d’Omsk dans la KHL. À son retour, il ne l’avait plus quand il a signé un contrat avec les Flyers à l’été 2011.

« Tu penses différemment à 39 ans, a dit Jagr. Peu importe que tu joues sur le deuxième ou le troisième trio, simplement être de retour c’est bien, mais quand tu entends dire: ‘Il ne peut plus jouer, il est fini’… Je ne veux plus entendre cela. J’ai travaillé très fort pour être ici et je ne veux plus entendre cela de la part des médias. »

Jagr a marqué le but victorieux lors d’une échappée quand les Devils l’ont emporté 2-1 contre le Lightning de Tampa Bay, mardi. C’était le 119e but victorieux de sa carrière et il est passé seul au deuxième rang des marqueurs de tous les temps, deux buts victorieux de moins que le meneur Gordie Howe.

Il avait commencé la rencontre en ayant amassé six aides à ses quatre derniers matchs pour aider les Devils à conserver une fiche de 3-1-1 à leurs cinq derniers affrontements. À ses sept premiers matchs dans l’uniforme des Devils, Jagr avait amassé trois points, deux buts et une aide, et les Devils n’avaient pu faire mieux que de conserver un dossier de 0-4-3.

« C’est fantastique la manière dont ce gars-là joue, a déclaré le gardien Martin Brodeur. J’apprends à le connaître. J’ai joué contre lui quand il était jeune, donc je ne peux rien dire au sujet de son passé. Mais de ce que j’ai vu depuis deux mois, c’est étonnant de le voir aller. Pas seulement de la manière dont il joue, mais la façon dont il se comporte dans le vestiaire et dans les entraînements.

« Il discute avec les jeunes et avec les joueurs plus âgés. Nous avons eu plusieurs conversations au sujet de plusieurs choses et c’est plaisant d’avoir un gars comme lui. Il a tellement à offrir à l’organisation. »

Ce qui comprend son sens de l’humour.

Prenez l’excuse que Jagr utilisait pour ses difficultés à marquer en début de saison.

« Hey les gars! J’ai 41 ans, je ne vais certainement pas me blâmer, je dois donc trouver quelqu’un d’autre à blâmer, disait Jagr. Je ne peux pas dire que je joue mal. Je ne peux pas blâmer mes mains, car elles ont été assez bonnes pour moi au cours de ma carrière. Donc, je blâme mon bâton. Parfois, tu dois blâmer quelque chose et ne pas être trop dur envers toi-même. »

Et à quoi pensait-il quand il s’est échappé mardi contre le Lightning?

« À ne pas me blesser, a lancé Jagr. À ne pas aller trop vite parce que mon physique n’est plus habitué. J’ai donc ralenti un peu, mais je ne pouvais pas trop ralentir, car on m’aurait rejoint. C’était un, deux, trois, quatre, quelle feinte vais-je faire? J’ai finalement effectué la no 5. »

Le lendemain, quand Jagr s’est rendu compte qu’il n’était plus qu’à deux buts victorieux de la marque de Howe, il a déclaré aux journalistes: « Au moins, j’ai eu une bonne photo. »

Jagr a même recréé la manière de poser pour les photographes.

Brodeur avait eu un pressentiment que Jagr marquerait contre le Lightning, car il l’avait déjoué à plusieurs reprises lors de l’entraînement matinal.

« Je n’ai pas effectué un arrêt contre lui, a rappelé Brodeur. Je l’avais arrêté pendant toute la semaine et mardi il a décidé de marquer et je n’ai pas pu le stopper. C’est pour vous dire à quel point il peut être bon quand il le veut. »

Mais Jagr ne sourirait pas et ne blaguerait pas autant si les Devils n’avaient pas commencé à récolter des victoires. Et il en est grandement responsable.

Sa belle séquence a commencé quand il a été jumelé à Adam Henrique et Rostislav Olesz, mais à ses trois derniers matchs, Jagr a joué avec Patrik Elias et Andrei Loktionov.

« Il se sent à l’aise de jouer avec Loktionov et moi, et ça aide », a déclaré Elias à LNH.com.

Et il restera avec eux tant qu’il sera à l’aise. Jagr a fait savoir à l’entraîneur en chef Peter DeBoer au début de la saison qu’il ne voulait pas être trimballé d’un trio à l’autre, que sa préférence était de dénicher des compagnons de trio avec lesquels il s’entendrait bien et de demeurer ensemble aussi longtemps que possible.

« La clé était de trouver les joueurs qui s’acclimateraient à lui », a dit DeBoer.

DeBoer a mentionné qu’Elias était un choix naturel, probablement parce qu’il avait été le coéquipier de Jagr avec l’équipe nationale tchèque. Un autre point qui a facilité le jumelage est que l’une des forces d’Elias est de laisser jouer ses compagnons de trio, et que la spécialité de Jagr est de conserver la rondelle le long des rampes et de fabriquer des jeux.

Elias a indiqué que Loktionov et lui s’adaptaient bien avec Jagr car ils ne sont pas des joueurs nord-sud. En conséquence, ils ont été capables de s’ajuster aux habiletés de fabricant de jeux de Jagr.

« On se doit de s’adapter, car il s’élance tellement, a dit Elias. Quand il s’arrête, c’est difficile de foncer sur lui, c’est l’une des raisons pour laquelle ça prend de bons joueurs pour jouer avec lui, ils peuvent donc s’ajuster et se placer en bonne position. S’il joue avec d’autres joueurs et doit y aller nord-sud, il leur foncerait dedans tout le temps. »

Jagr tente plutôt de forcer les adversaires à patiner avec lui, ce qui laisse plus d’espace pour Elias et Loktionov.

« Quand il prend possession de la rondelle, il y a toujours deux gars sur lui. S’il peut faire un jeu, on obtient de meilleures chances car ils doivent lui porter attention, a dit Elias. Ils s’aperçoivent qu’il peut encore causer bien des problèmes. »

L’arrogance retrouvée de Jagr lui permet maintenant de causer encore plus de problèmes à l’opposition.

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

 

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