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    Le leadership de Babcock est la clé dans les espoirs de remporter la médaille d’or pour le Canada

    jeudi 2013-10-31 / 3:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Le leadership de Babcock est la clé dans les espoirs de remporter la médaille d’or pour le Canada
    Le leadership de Babcock est la clé dans les espoirs de remporter la médaille d’or pour le Canada

    Au début des Jeux olympiques 2010 de Vancouver, quand les Canadiens de la Colombie-Britannique aux Maritimes commençaient à se demander si le rêve de la médaille d’or de l’équipe nationale était en train de tourner au cauchemar, Mike Babcock gardait le cap.

    À mesure que le tournoi progressait et après la défaite du Canada contre les États-Unis, l’inquiétude grandissait parmi les Canadiennes et les Canadiens de tout le pays à savoir si les joueurs de Babcock étaient sur le point de céder sous la pression.

    L’entraîneur de l’équipe canadienne n’a, cependant, jamais dévié de son chemin.

    « Tenir le gouvernail », a  déclaré Babcock quand on lui a demandé ce qu’il avait appris de Vancouver. « On va connaître l’adversité. Le meilleur plan sera jeté par-dessus bord après le premier match et on devra s’ajuster. Mais on devra faire ce qu’on devra faire. »

    Babcock a modifié les trios et les paires de défenseurs du Canada et a effectué un changement controversé en remplaçant Martin Brodeur par Roberto Luongo après la défaite de 5-3 contre les États-Unis. Le Canada a par la suite écrasé la Russie 7-4 en quart de finale, défait la Slovaquie 3-2 en demi-finale et battu les Américains 3-2 dans le match de la médaille d’or, grâce au but inoubliable de Sidney Crosby en prolongation.

    « On n’a vraiment pas bien commencé le tournoi à Vancouver, mais nous nous sommes améliorés à chaque match », a déclaré le président de Hockey Canada Bob Nicholson. « Babcock l’a souligné, ce qui est important, c’est de gagner le dernier match. »

    L’approche ferme de Babcock à Vancouver, il y a près de quatre ans, est une autre raison pour laquelle les Canadiens sont confiants de remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi. Sa personnalité et sa confiance sont deux raisons pour lesquelles le directeur exécutif Steve Yzerman lui a confié de nouveau le poste.

    « Il est un leader fort », a dit Yzerman à LNH.com et à NHL Network. «C’est une personne forte qui va prendre tout en considération et qui prendra des décisions difficiles. Il est concentré et il a le souci du détail. Il s’est entouré de très bons adjoints. Il collecte des renseignements et il tente toujours de s’améliorer. Mais plus important encore, c’est un leader fort qu’une équipe comme Équipe Canada a besoin. »

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    Les joueurs ont acheté l’approche de Babcock en 2010. Plusieurs joueurs seront probablement de retour au début de l’année prochaine et ils ne s’attendent à rien de différent.

    « Il apporte beaucoup d’énergie à la patinoire, il est bien préparé », a déclaré Crosby à LNH.com et à NHL Network. « Il a connu beaucoup de succès pour plusieurs raisons différentes, mais ce qui se démarque pour moi, c’est son énergie et sa préparation. Chaque détail compte pour lui et dans un tournoi de courte durée comme celui des Jeux olympiques, les détails comptent même plus. Ce sont toutes des choses qu’il fait très bien. »

    La préparation de Babcock en vue des Jeux olympiques 2014 a commencé dès qu’il a été nommé entraîneur en chef de l’équipe. Il a voulu être entouré de gens en qui il avait confiance et qu’il respectait.

    Lindy Ruff et Ken Hitchcock faisaient partie de son personnel d’entraîneurs en 2010 et ils seront de retour en 2014. Claude Julien, un récent gagnant de la coupe Stanley, rejoindra Babcock, Ruff et Hitchcock à Sotchi.

    Ils croient que la chimie qu’ils ont développée ensemble les aidera à passer à traverser l’adversité que l’équipe devra faire face.

    « Nous avons de la pression dans la LNH, de la pression dans les séries éliminatoires de la LNH, mais aux Jeux olympiques, nous avons la pression et le stress de toute une nation sur nous », a indiqué Hitchcock à LNH.com et à NHL Network. « Une grande chimie habite le personnel d’entraîneurs. Nous sommes un groupe confiant, très expérimenté, nous savons ce que ça prend pour gagner, surtout aux Jeux olympiques. C’est un terrain familier et cela va certainement nous aider à Sotchi. »

    Comme le tournoi sera présenté sur des patinoires internationales plus grandes, Babcock a indiqué que son personnel avait besoin de quelqu’un qui comprenait bien les nuances du jeu sur des plus grandes surfaces. C’est la raison pour laquelle, il a demandé à Ralph Krueger, qui a dirigé des équipes outre-mer pendant près de deux décennies, d’être un consultant pour son personnel d’entraîneurs.

    « Quand j’ai dirigé au Championnat mondial junior à Genève en 1999 et au Championnat mondial en 2004, les infériorités numériques me faisaient peur à mourir et je n’avais personne à qui me référer pour faire le travail, a mentionné Babcock. Là, nous en avons un. Ça me procure beaucoup de confiance. »

    La préparation de Babcock pour les Jeux de 2014 s’est poursuivie en août au camp d’évaluation de l’équipe olympique canadienne à Calgary.

    Il voulait démontrer aux 45 joueurs présents le système qu’Équipe Canada utilisera à Sotchi, mais les coûts prohibitifs des assurances des contrats des joueurs ne lui permettaient pas de mettre en pratique sur la glace ce qu’il enseignait. Babcock a donc demandé à certaines personnes du milieu du coaching qu’il connaissait des conseils pour transmettre l’information de la façon la plus propice.

    Il a parlé à Tom Izzo, entraîneur de basketball à l’Université Michigan State et à Todd Downey, l’entraîneur des quarts des Lions de Detroit. Ils l’ont convaincu de placer ses joueurs dans une situation détendue, similaire à ce que les équipes de football font la veille de leurs matchs et que Izzo fait avec son équipe de basketball dans les salles des hôtels avant les matchs.

    Babcock et le personnel de Hockey Canada ont aménagé une surface de hockey-balle avec toutes les lignes et les marques, et il a séparé les joueurs qui pouvaient s’entraîner en t-shirts, en bermudas et en espadrilles en deux groupes. L’énergie dont parlait Crosby était évidente et Babcock se déplaçait partout et il expliquait aux joueurs ce qu’il voulait qu’ils fassent.

    « Je crois que si tu as une préparation de médaille d’or, les résultats parleront d’eux-mêmes », a dit Babcock.

    Pour obtenir des résultats, Babcock croit qu’il doit avoir une approche directe avec ses joueurs. Il fait les choses rapidement et ils doivent les saisir tout aussi rapidement.

    « Il sait ce qu’il veut », a mentionné à LNH.com, Scott Niedermayer, le capitaine du Canada aux Jeux olympiques de 2010. « On n’a pas beaucoup de temps pour assimiler les choses aux Jeux olympiques, les choses doivent donc fonctionner rapidement. Ça va très vite dans ce genre de tournoi. Il est direct, il n’y a pas beaucoup de zone grise avec lui et il a fait tout un travail. Nous étions tous sur la même page. »

    Babcock devra le refaire, une fois que l’équipe sera réunie à Sotchi.

    Il fera face à de l’adversité, il y aura des changements dans la formation et peut-être même une controverse concernant les gardiens comme à Vancouver. Babcock devra faire face aux attentes élevées tout en menant son équipe à travers une féroce compétition.

    Les gens autour de lui à Sotchi et les amateurs au Canada remettront indiscutablement la moindre de ses décisions et analyseront le moindre petit détail d’un match. Personne ne sait mieux que Babcock ce que son équipe devra faire face et il ne remettra pas en question ses convictions et ne modifiera pas son approche.

    C’est la raison pour laquelle il sera de retour derrière le banc du Canada.

    « Avoir connu plusieurs événements et avoir vécu plusieurs expériences me permettent d’être plus calme, plus certain de mon plan et d’être plus ferme », a conclu Babcock.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

     

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