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L’ascension d’Alex Chiasson: une agréable surprise pour les Stars

mardi 2013-10-29 / 14:37 / LNH.com - Nouvelles

Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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L’ascension d’Alex Chiasson: une agréable surprise pour les Stars
L’ascension d’Alex Chiasson: une agréable surprise pour les Stars

MONTRÉAL – Les Stars de Dallas sont une équipe transformée. Nouvel entraîneur-chef, nouveaux chandails, arrivée de nouveaux joueurs – et départ de plusieurs autres – à la suite de transactions ou de signatures à l’ouverture du marché des joueurs autonomes; l’organisation est quasi méconnaissable.

Mais à travers tout cet engouement autour de l’équipe, un jeune Québéco-Néo-Brunswickois a fait son chemin, en silence, et a surpris tout le monde en devenant un joueur fiable dans toutes les facettes du jeu.

Ce joueur, c’est Alex Chiasson.

Après avoir été repêché en deuxième ronde (38e au total) par les Stars en 2009, l’ailier droit de 6 pieds 4 pouces et 205 livres a choisi de joindre les rangs universitaires américains (avec l’Université de Boston) plutôt que de passer par la LHJMQ.

Pour lui, c’était en quelque sorte une façon d’assurer ses arrières.

« Personnellement, je crois d’abord qu’au niveau hockey j’avais besoin d’un peu de développement physique, a dit Chiasson. Et pour moi, les études ç’a toujours été important. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans une carrière. »

Chiasson a fait ses débuts avec les Stars l’an dernier, et a amorcé son ascension fulgurante en inscrivant six buts en sept parties en fin de saison, avant de devoir demeurer à l’écart du jeu en raison d’une blessure à l’épaule.

L’attaquant de 23 ans a raté les six dernières rencontres de la campagne 2012-13 dans la LNH, mais une fois son épaule guérie, il est allé prêter main forte aux Stars du Texas pendant les séries éliminatoires de la Ligue américaine, où il a marqué deux buts et amassé une aide en sept matchs.

Cette année, il a fait écarquiller bien des yeux avec ses cinq buts et quatre mentions d’assistance en 11 parties pour Dallas, lui qui a été placé sur un trio avec Cody Eakin et le vétéran Ray Whitney. Donc la progression de Chiasson est une surprise, oui, mais il faut dire qu’il avait assez bien mis la table ces dernières années.

« Moi, je ne le connaissais pas vraiment, a admis le défenseur Stéphane Robidas. J’avais entendu dire que c’était un excellent joueur de hockey, mais de là à marquer autant de buts, c’est quand même impressionnant. Depuis qu’il est arrivé, et ça ne fait pas longtemps, il a quand même [marqué] beaucoup de buts. C’est un gars qui va dans les endroits où c’est difficile, il se positionne bien devant le filet, et autour du filet c’est un poison [pour l'adversaire]. Il sait où aller et il est prêt à payer le prix pour marquer des buts. »

Son entraîneur Lindy Ruff n’avait lui aussi que de bons mots pour sa recrue.

« J’adore ce jeune, a-t-il déclaré. Il ferait tout pour inscrire des buts, c’est un jeune homme très compétitif. Il est aussi un élément important de notre désavantage numérique, ce qui en dit long sur l’utilisation qu’on fait de lui. Mais devant le filet il a tout simplement ce don de vouloir marquer des buts. Il pourrait marquer sur ses genoux, il pourrait marquer en regardant dans la direction opposée, il est également aussi bon que n’importe lequel des joueurs de cette équipe pour faire dévier des rondelles. Mais il a ce don autour du filet, ce don pour marquer des buts. »

Robidas, un mentor pour Chiasson

Alors qu’il a bénéficié d’une grande aide de son compagnon de trio Ray Whitney, qui lui a appris les rudiments du métier sur la patinoire, c’est surtout à Robidas qu’il doit une fière chandelle. Le seul autre Québécois de l’équipe s’est en effet donné comme mission de le prendre sous son aile.

« Stéphane a été un peu comme mon bras droit, a mentionné Chiasson. Il m’a accueilli dans sa famille, je lui en dois beaucoup. […] Il m’a vraiment aidé dans ma vie de tous les jours de joueur de hockey. Je ne connaissais pas grand-chose, j’habitais à l’hôtel au début et je finissais chez eux plus souvent qu’autrement. Sa femme Marie-Ève me aussi faisait à souper, donc ce sont des petites choses comme celles-là que les partisans ne réalisent peut-être pas, mais moi, en tant que joueur, ç’a vraiment fait une différence. C’est un chic type qui m’a beaucoup aidé. »

Robidas, un vétéran de 36 ans qui en est à sa 15e saison dans la LNH, est quant à lui d’avis que c’est plutôt Chiasson qui a fait tout le travail.

« Je pense honnêtement que je n’ai pas fait grand-chose, a-t-il dit. Quand j’ai joué à Montréal, entre Québécois on se tient, on n’est pas nombreux. Et quand je suis arrivé à Dallas, Philippe Boucher m’a beaucoup aidé alors je pense que je voulais juste rendre la pareille, aider les Québécois. Pour moi c’est le fun d’être capable de parler en français un peu et je pense que c’est lui qui a fait le travail sur la patinoire. Il démontre à tout le monde l’étendue de son talent. »

L’angoisse de jouer à Montréal pour la première fois

Chiasson effectuera mardi un retour dans l’amphithéâtre même où son rêve est devenu réalité, le Centre Bell, qui avait été l’hôte du repêchage 2009, dans le cadre du match entre les Stars et le Canadien de Montréal.

« Je suis un peu nerveux, a-t-il admis. Ça fait peut-être deux semaines que je pense à ce match. C’est sûr que pendant la saison on n’y pense pas vraiment, mais hier (lundi) quand l’avion a atterri à Montréal, c’était émotif. Je n’ai pas beaucoup dormi hier soir.

« J’ai 52 personnes qui vont venir au match ce soir (mardi). Mon père vient du Nouveau-Brunswick alors j’ai beaucoup de famille qui va faire le voyage de là-bas, et un de mes bons amis de Québec a acheté 22 billets alors ça devrait être une bonne expérience. »

Robidas assure qu’il ne comptera pas sur une aussi grosse délégation, mais que revenir à Montréal revêt toujours un cachet particulier même après tout ce temps.

« C’est vraiment spécial. Montréal c’est Montréal, pour tous les Québécois, a déclaré Robidas. Et avec Alex on s’est dit qu’on s’en parlerait après le match parce que même si j’essayais de lui décrire comment ça va se dérouler et de quoi aura l’air l’atmosphère ce soir (mardi), il ne sera pas capable [de se l’imaginer]. C’est difficile à exprimer. C’est toujours spécial même après autant d’années. »

 

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