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Touchette: L'Avalanche est en pleine escalade

lundi 2013-10-28 / 14:49 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette: L'Avalanche est en pleine escalade
L'Avalanche du Colorado, qui a raté les séries éliminatoires la saison dernière, s'impose parmi les meilleures équipes de la LNH.

Pincez-moi quelqu'un. Et deux fois mieux qu'une.

L'Avalanche du Colorado, qui a raté les séries éliminatoires la saison dernière, s'impose parmi les meilleures équipes de la LNH.

L'Avalanche, la deuxième équipe cette année à atteindre le cap des dix victoires après les puissants Sharks de San Jose, est en train de devenir l'Escalade.

Est-ce un mirage ? Faudra voir.

Dans le sport, on dit souvent que les bonnes équipes font les bons entraîneurs.

Or il y a quelqu'un au Colorado qui essaie de démontrer le contraire. Vous aurez sans doute reconnu Patrick Roy, l'homme, qui a appris à gagner avant de marcher.

Si un peu tout le monde s'attendait à voir l'Avalanche entreprendre une longue et laborieuse escalade, personne n'avait prévu une remontée aussi spectaculaire.

Les gardiens de but de l'équipe, Jean-Sébastien Giguère et Semyon Varlamov font des merveilles, le jeune Matt Duchene, qui a marqué neuf buts à ses 11 premiers matches, s'éclate et la défense se dresse tel un mur.

« Notre première étoile, c'est nos gardiens de but », a déclaré, l'autre jour, Jamie McGinn.

Ce dernier a sans doute raison. Mais une chose est évidente: Roy a redonné des dents à une équipe, qui, depuis longtemps déjà, avait perdu les siennes. Des dents et une certaine fierté.

Depuis l'arrivée de Roy, les joueurs de l'Avalanche ont sans doute l'impression d'avoir grandi d'un pied. Ils jouent avec une confiance qu'on ne leur connaissait pas.

Et quoiqu'on en dise, il y avait des sceptiques dans la salle lorsque Joe Sakic a confié les guides de l'équipe à l'ancien gardien-vedette : « Diriger des joueurs de calibre junior est une chose, disaient certains. Diriger des pros en est une autre ... », disaient-ils.

Faut croire que non, car l'Avalanche est méconnaissable. Il est révolu le temps où l'équipe donnait l'impression de se rendre à l'abattoir. Roy avait promis de surprendre le monde du hockey; il a tenu parole. Il est évidemment beaucoup trop tôt pour dire mission accomplie, mais, mine de rien, Roy et l'Avalanche ont réussi le premier coup de théâtre de la jeune saison.

Depuis le début de sa carrière dans la LNH, Roy, on le sait, a hérité de sa part de surnoms. On n'a qu'à penser à Saint-Patrick, au Roi Patrick ou autres truc du genre issus du délire médiatique.

Roy n'est ni un saint, ni un roi, mais il est certainement un ... gagnant.

Oui ou non 

Une belle histoire d'amour unit Saku Koivu aux partisans du Canadien de Montréal.

L'autre jour, le vétéran des Ducks d'Anaheim a probablement réalisé son dernier tour de piste sur la patinoire du Centre Bell. Ce qui a soulevé la question, qui fesse: « Est-ce que le Canadien devrait.retirer éventuellement le chandail de son ancien capitaine ? »

Rien contre Koivu, mais, à mon humble avis, il n'a pas sa place parmi les légendes du Canadien.

Koivu, on s'entend, a remporté une grande victoire lorsqu'il a effectué un retour au jeu après avoir vaincu le cancer en 2002, mais son palmarès n'est pas celui d'un grand parmi les grands.

Il ne faut pas mêler émotions et performances. Et lorsqu'il est question de Koivu, les sentiments l'emportent parfois sur le rendement.

Koivu a été un bon joueur et, surtout, il se présentait à tous les matches, sans exception.

On peut compter sur les doigts d'une seule main les matches dans lesquels il n'a pas donné sa pleine mesure.

Il a été une inspiration à une époque où le Canadien, bien souvent, formait une équipe plutôt moyenne.

Bref, on ne peut lui reprocher grand chose.

Il a donné ce qu'il pouvait, mais son rendement aura été bien en deçà de celui des joueurs dont les chandails ont été suspendus dans les hauteurs du Centre Bell.

À sa manière, Koivu aura marqué la petite histoire du Canadien, mais pas au point d'avoir sa place à côté des Béliveau, Richard, Geoffrion, Plante, Lafleur et autres.

Superman a existé 

La parution du livre de Bobby Orr (Orr: My Story) évoque de bien beaux souvenirs chez ceux qui l'ont vu jouer.

Et elle permet à ceux qui n'ont pas eu ce bonheur de découvrir un athlète vraiment pas comme les autres, un athlète qui a révolutionné son sport dans les années soixante et dont la carrière a été trop courte.

Orr, parfois sur une seule jambe ou presque, a marqué sa génération au même titre que le Rocket. Il était donc impératif que son histoire soit racontée, une histoire qui, sait-on jamais, pourrait être portée à l'écran un de ces jours.

Aux yeux de plusieurs, l'ancien numéro quatre des Bruins, le seul défenseur de l'histoire à avoir remporté non pas un, mais deux championnats des marqueurs, a été le meilleur de tous.

Un livre sur Bobby Orr, c'est un lien avec le passé, un lien qui s'imposait. C'est aussi la preuve que ... Superman a bel et bien existé !

 

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