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    Le vétéran Koivu espère participer une dernière fois aux Olympiques

    jeudi 2013-10-24 / 3:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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    Le vétéran Koivu espère participer une dernière fois aux Olympiques
    Le vétéran Koivu espère participer une dernière fois aux Olympiques

    ANAHEIM -- Saku Koivu a tellement de médailles olympiques qu’il ne sait plus trop où elles se trouvent.

    Koivu croit qu’une ou deux sont en Californie et que les autres sont à la maison en Finlande. Comme plusieurs autres athlètes modestes, il ne les expose pas. Peut-être est-ce parce que c’est ce que les joueurs font longtemps après avoir mis fin à leur carrière, quand ils ont le temps de réfléchir?

    « Je vais probablement les mettre bien en vue quand j’aurai accroché mes patins, a déclaré Koivu. Pour l’instant, je ne sais pas où les mettre. »

    L’expérience internationale de Koivu est si riche qu’il a été un des représentants des athlètes élus au Comité international olympique en 2006. En 2012, il a participé au relais de la flamme olympique avant les jeux d’été de Londres. La seule chose qui l’a empêché de participer à cinq Jeux olympiques de suite, c’est sa lutte contre un lymphome non hodgkinien plus tôt dans sa carrière.

    Donc, oui, la perspective d’une cinquième médaille, un record, intéresse Koivu, 39 ans, à quelques mois des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. Koivu apprécie tout particulièrement l’esprit de camaraderie qui règne au village olympique, où se retrouvent tous les meilleurs athlètes du monde.

    « C’est un endroit spécial pour un athlète », a raconté Koivu à LNH.com. « Ce n’est pas seulement pour le hockey. On y expérimente tout le reste. Tout le monde parle de l’esprit olympique et on le ressent vraiment. On peut observer les autres athlètes et les regarder se préparer. »

    Koivu partage le record du plus grand nombre de médailles olympiques en hockey masculin avec quatre. Il a gagné le bronze en 1994, 1998 et 2010 ainsi que l’argent en 2006 pour la Finlande. Les autres qui partagent cette marque avec lui sont ses coéquipiers finlandais Jere Lehtinen et Ville Peltonen, Igor Kravchuk de la Russie, Vladislav Tretiak de l’ancienne Union soviétique et Jiri Holik de l’ancienne Tchécoslovaquie.

    Même le coéquipier de Koivu avec les Ducks d’Anaheim, son compatriote Teemu Selanne, est bouche bée devant sa passion pour les Olympiques.

    « J’ai été un peu surpris d’apprendre qu’il voulait y participer parce que c’est beaucoup de travail et ça prend beaucoup de fierté, a admis Selanne. C’est ce qu’il veut et il se débrouille très bien. Il prend ça très au sérieux. »

    Au-delà de son passé et de l’admiration qu’il suscite, Koivu est conscient des conséquences de l’aventure olympique au beau milieu de sa cinquième campagne à Anaheim.

    Il est déjà passé par là.

    Les Ducks se sont effondrés après les Jeux olympiques de Vancouver en 2010, alors que neuf de leurs joueurs y avaient participé et sept avaient remporté des médailles (un record de la LNH). Anaheim présentait une fiche de 14-6-0 lors des 20 matchs précédant la pause olympique, mais l’excitante finale pour la médaille d’or a épuisé émotivement les Ryan Getzlaf, Corey Perry, Scott Niedermayer, Bobby Ryan et Ryan Whitney.

    Les Ducks ne s’en sont jamais remis et ils ont repris l’action avec une série de 0-4-1. Ils ont raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 2007. C’est donc la principale réserve qu’a Koivu à propos de ce tournoi.

    « Nous allions très bien avant, puis nous avons perdu quatre ou cinq parties de suite et c’est pour ça que nous avons été exclus des séries éliminatoires », a expliqué Koivu à propos de la saison 2010.

    « On verra. Je l’ai déjà vécu. Mais ça serait formidable d’en avoir une cinquième. En même temps, à mon âge, c’est aussi bien de pouvoir profiter d’une pause pendant une longue saison et pendant que l’équipe va bien. Il faut donc prendre un peu de recul et il faut être certain à 100 pour cent qu’on a ce qu’il faut physiquement et mentalement pour y arriver. Si on est retenu par l’équipe nationale, il faut être capable de prendre une décision. »

    Koivu s’est bien adapté à son nouveau rôle avec les Ducks. Il pivote maintenant le troisième trio formé de lui, Daniel Winnik et Andrew Cogliano. Il reste discret à Anaheim et il ne fréquente pas souvent le vestiaire des Ducks. Ce jour-là, il y faisait une rare apparition pour s’entretenir avec LNH.com et un journaliste local avant qu’Anaheim entreprenne son plus long séjour à l’étranger de l’année, c’est-à-dire un périple de huit rencontres avec des arrêts très médiatisés à Toronto, Montréal et Ottawa.

    Jeudi, Koivu fera probablement sa dernière présence à Montréal, lui qui a été capitaine du Canadien pendant 10 ans et qui a lutté contre une tumeur cancéreuse à l’abdomen dans cette ville.

    « La première fois que j’y suis retourné [en 2011], ç’avait été très émotif, s’est rappelé Koivu. Je vais sûrement revivre de beaux souvenirs encore une fois et j’espère que la réaction de la foule sera la même que la dernière fois. Elle avait été incroyable. J’ai hâte à ce match.

    « Comme je suis déjà passé par là, j’espère que je ne serai pas aussi nerveux que la dernière fois et que la soirée sera un peu plus facile pour moi. Ç’avait été difficile de se préparer pour cette partie à cause de toutes les émotions que je vivais, mais ç’avait été très agréable. »

    Koivu affirme ne pas avoir beaucoup discuté avec Jari Kurri, le directeur général de la formation nationale de la Finlande. Il a participé au camp d’évaluation l’été dernier, mais ils ont surtout parlé de dates. « Pas de hockey-balle comme les Canadiens », a lancé Koivu à la blague.

    Selanne, le meilleur marqueur de tous les temps au hockey olympique masculin, est emballé par l’idée de revêtir l’uniforme de l’équipe nationale avec Koivu une autre fois, même à l’âge de 43 ans.

    « C’est probablement le plus gros événement sportif au monde, a ajouté Selanne. C’est toujours spécial de jouer pour son pays. De mon côté, j’en serai à mes sixièmes Jeux olympiques. C’est très, très spécial et j’en suis très reconnaissant. »

    Selanne parle comme s’il allait de soi que Koivu participerait aux Olympiques. S’il subsistait quelques doutes, Koivu les a vite dissipés quand il a corrigé un journaliste qui lui demandait si ce serait ses derniers jeux.

    « Ce seront mes derniers », a-t-il répondu.

     

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