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Victoire comme défaite, le Canadien n’arrive pas à livrer de bonnes performances en deuxième période

mercredi 2013-10-23 / 1:31 / LNH.com - Nouvelles

Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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Victoire comme défaite, le Canadien n’arrive pas à livrer de bonnes performances en deuxième période
Victoire comme défaite, le Canadien n’arrive pas à livrer de bonnes performances en deuxième période

MONTRÉAL – Le Canadien de Montréal démontre de belles choses depuis le début de la saison.

Carey Price semble au sommet de son art, le trio de Brendan Gallagher, Lars Eller et Alex Galchenyuk fait frémir les défenseurs adverses et P.K. Subban n’a rien perdu du lustre qui lui a permis de remporter le trophée Norris l’an dernier.

Mais une assez grosse tache vient s’inscrire au dossier du Tricolore depuis le début de la saison; victoire comme défaite, le Canadien ne semble pas être en mesure de connaître de vraies bonnes deuxièmes périodes, du moins de façon constante.

Ce fut encore le cas mardi, face à Edmonton, quand le CH a accordé deux des quatre buts sans riposte aux Oilers au deuxième engagement – après avoir pourtant pris les devants 2-0 au premier vingt –, en route vers un revers de 4-3 au Centre Bell.

« On a bien joué en première période, on gérait très bien la rondelle, on n’ouvrait pas le jeu pour aucune raison, a analysé l’entraîneur Michel Therrien. Et ensuite on a commencé à prendre des chances, accorder des surnombres à l’autre équipe, et il ne faut jamais faire ça. Pas seulement contre les Oilers – qui sont une jeune équipe très talentueuse –, mais contre toutes les autres équipes de la ligue. Tu ne peux pas jouer comme ça. »

Depuis le début de la campagne, le Canadien tire son épingle du jeu en première et troisième périodes, lui qui marque plus de 50 pour cent fois plus de buts que son adversaire en pareilles occasions.

Mais pendant la période médiane, le Tricolore présente un différentiel de moins-3 jusqu’à maintenant, ayant touché la cible six fois, mais accordé neuf filets à l’équipe adverse.

Lors du match d’ouverture de la saison contre les Maple Leafs de Toronto, un revers de 4-3 en temps réglementaire, le Canadien menait 2-1 après une période, mais s’est affaissé en deuxième en laissant les Leafs venir de l’arrière et marquer deux buts.

Jeudi dernier face aux Blue Jackets de Columbus, la troupe de Therrien a amorcé la rencontre en lion et retraité au vestiaire pour le premier entracte avec une avance de deux buts. Le Canadien a même porté la marque à 3-0 en début de deuxième tiers, mais a laissé les Jackets revenir dans le match en leur allouant deux buts. Columbus a transporté ce momentum jusqu’au troisième vingt, mais heureusement pour le CH Tomas Plekanec a sauvé les meubles en touchant la cible deux fois pour permettre au Tricolore de se sauver avec une victoire de 5-3.

Donc même quand ce genre de relâchement ne mène pas nécessairement à une défaite, à force de trop jouer avec le feu, le Tricolore va finir par se brûler plus souvent qu’à son tour.

Therrien avait même déclaré après ce gain contre Columbus, tout sourire, que même si c’était « un excellent match pour les amateurs, […] c’était aussi le genre de match qui explique pourquoi les entraîneurs ont des cheveux gris ».

L’entraîneur du Canadien était de moins bonne humeur après le revers de mardi, lui qui admet ne pas encore avoir mis le doigt sur ce qui clochait.

« C’est dur à expliquer. Si seulement on le savait, a-t-il mentionné. On impose définitivement notre rythme quand on commence notre match, on veut y aller une période à la fois, on se concentre sur chaque période. Mais pour des raisons quand même difficiles à expliquer, peut-être par manque de maturité, on n’est pas en mesure de garder le même tempo, la même concentration. Et on en paie le prix. »

La recette magique, la théorie irréfutable, l’hypothèse à tout casser, Therrien ne l’a pas.

Sinon, ce serait beaucoup trop facile.

« J’aimerais le savoir, comme ça j’arriverais entre la première et la deuxième période et je demanderais aux gars de changer le plan de match, a-t-il dit. On essaie de disséquer nos matchs une période à la fois, et on se rend compte qu’on a de la difficulté à exécuter notre plan de match pendant 60 minutes. Parfois c’est peut-être dû à l’immaturité… mais on va s’améliorer. »

 

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