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Daniel Alfredsson s’habitue encore à son nouvel environnement à Detroit mais il retrouvera des visages connus mercredi

mercredi 2013-10-23 / 3:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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Daniel Alfredsson s’habitue encore à son nouvel environnement à Detroit mais il retrouvera des visages connus mercredi
Daniel Alfredsson s’habitue encore à son nouvel environnement à Detroit mais il retrouvera des visages connus mercredi

DETROIT - Ce n’est pas encore le match tant attendu du 1er décembre quand Daniel Alfredsson retournera à Ottawa pour la première fois dans un uniforme des Red Wings de Detroit, mais le premier affrontement contre son ancienne équipe mercredi soir au Joe Louis Arena n’en sera pas moins chargé d’émotion pour l’ancien capitaine des Sénateurs.

Alfredsson a profité de son statut de joueur autonome pour se joindre aux Red Wings au cours de l’été après avoir passé 18 ans à Ottawa, dont 14 comme capitaine de son équipe.

Dire que ce sera un match émotif pour lui n’est peut-être pas encore assez.

« C’a été une décision très difficile, surtout que c’est arrivé très rapidement, et je vois encore ça aujourd’hui comme un immense défi pour moi sur la glace et à l’extérieur, a confié Alfredsson mardi. C’est un gros défi pour notre famille et je pense qu’avec le recul, je vais voir ça comme un tremplin pour moi dans ma vie, et ce de plusieurs façons. »

Alfredsson a utilisé cette expression, tremplin, à deux reprises lorsqu’il s’est entretenu avec les médias, toujours déterminé à passer à travers le difficile processus d’entreprendre une nouvelle vie dans une nouvelle ville à l’âge de 40 ans. À deux autres reprises, il a comparé sa décision à celle qu’il a prise à l’âge de 22 ans de quitter Goteborg et la Suède pour venir jouer en Amérique du Nord, une décision, dit-il, qui a grandement changé sa vie.

« Quand vous avez été à quelque part pendant longtemps ... J’ai passé les 22 premières années de ma vie à Goteborg et en partir a assurément été plus difficile que ce que je viens de faire parce qu’il fallait changer de continent. De plus je ne connaissais personne dans l’équipe et mon anglais était correct, mais pas brillant, a-t-il raconté. C’était toute une étape à franchir. Si je retourne en arrière, je ne crois pas que je serais la personne que je suis si je n’avais pas pris ce risque. C’est un autre tremplin pour moi et ma famille pour progresser et vivre une nouvelle aventure. »

Cela ne s’est pas fait sans obstacles.

Alfredsson, son épouse et leurs quatre fils ont dû vivre dans un hôtel pendant environ un mois avant de s’établir dans leur nouvelle maison et dans un nouvel environnement, incluant les écoles et les sports pour les jeunes.

L’adaptation à une vie normale se fait tranquillement mais oublier l’endroit d’où l’on vient n’est pas facile. Si Alfredsson apprécie son nouveau rôle de soutien chez les Red Wings, sa situation est très différente de celle qu’il a vécue à Ottawa où il était constamment sous les feux de la rampe.

« Ce sont des émotions mitigées, j’imagine, a décrit Alfredsson. Ottawa me manque beaucoup, ça ne fait pas de doute... aller à l’aréna et être 'Le Joueur.' Mais en même temps, j’apprécie aussi de ne plus être 'Le Joueur' et d’avoir un peu plus de temps pour penser à moi. »

On peut aussi parler de résultats mitigés à ses 10 premiers matchs avec les Red Wings.

Alfredsson a bien un but et huit mentions d’aide à sa fiche, mais il ne s’est toujours pas trouvé une place fixe dans un trio. Il a joué à l’aile droite dans chacun des trois premiers et en est encore à chercher à développer une bonne entente avec ses coéquipiers. Son entraîneur n’ignore pas ce fait ni que son joueur est encore en transition dans un nouvel entourage.

« Pour moi c’est surtout l’environnement, a expliqué Mike Babcock. Il a été capitaine de cette équipe pendant longtemps et il arrive ici, c’est différent et il faut s’habituer aux gens et à vos coéquipiers. Il a joué dans un trio différent presque chaque soir, alors c’est juste une question de temps. Mais il a été excellent. »

Alfredsson est un peu plus critique à son endroit.

« Je pense que ç’a été couci couça, dit-il. Je ne peux pas dire que je suis vraiment satisfait. J’ai eu de bons matchs, et de moins bons. Mais je pense que je joue bien présentement, je suis confiant et plus fort sur la rondelle que je l’étais peut-être plus tôt en saison. »

Que l’entraîneur des Sénateurs Paul MacLean ait travaillé avec Babcock à Detroit rend la tâche un peu plus facile à Alfredsson pour s’ajuster à un système différent. S’ajuster à un nouvel uniforme et à un nouveau chapitre dans sa vie est autre chose. Alfredsson a dit qu’il n’a jamais eu de ressentiment à l’endroit de quiconque dans l’organisation des Sénateurs pour les circonstances qui ont mené à sa décision, mais il est clair que quitter Ottawa l’a touché personnellement.

« Je crois que ce fut plus à cause de l’émotion de quitter la ville et tous les amis et tout le monde qui ont rendu mon passage là-bas si spécial, a-t-il expliqué. C’est ça qui a été le plus difficile. Il n’y avait pas de ressentiment envers personne. Quand j’ai décidé de venir à Ottawa en 1995, j’ai vécu les mêmes émotions. Goteborg et Ottawa seront toujours là pour moi et c’est une sensation très réconfortante. »

Et le match de mercredi n’e sera pas un comme les autres, il n’y a pas à le cacher.

« Il a joué longtemps là-bas et peu importe qui vous êtes il y a toujours beaucoup d’émotion quand vous affrontez votre ancienne équipe, a noté Babcock. La belle affaire est que nous avons tous le droit de prendre ce genre de décision et qu’il a choisi de venir ici. Ce n’est pas facile de changer d’environnement après si longtemps à un endroit, mais je pense que dans la vie il faut se faire aux changements. »

En autant que ça ne change pas trop.

Alfredsson a probablement le mieux résumé ses sentiments en répondant de façon lapidaire à une question à savoir si un de ses fils avait déjà porté un chandail des Maple Leafs de Toronto.

Après les rires qui ont suivi, Alfredsson a souri puis tracé une ligne invisible.

« Il y a des limites quelque part », a-t-il dit.

 

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