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Bouchard : une évaluation du début de saison des 30 équipes de la LNH

dimanche 2013-10-20 / 12:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Olivier Bouchard - Chroniqueur LNH.com

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Bouchard : une évaluation du début de saison des 30 équipes de la LNH
Bouchard : une évaluation du début de saison des 30 équipes de la LNH

Je vous propose cette semaine une évaluation du début de saison des 30 équipes de la LNH. En prenant pour base le classement en date du vendredi 18 octobre, on utilisera cinq indicateurs :

%TVF : Pourcentage de tirs vers le filet (buts, tirs et tirs manqués) à forces égales, lorsque le score est serré. Tiré du site Extra Skater, sert de représentation de la capacité d’une équipe à garder possession de la rondelle.

%Arrêts : Part des tirs au but arrêtés par les gardiens de l’équipe à 5 contre 5. À l’échelle de la LNH, la moyenne d’arrêts se situe depuis six ans autour de ,917.

%Tirs : Part des tirs au but convertis en buts à 5 contre 5 par les joueurs de l’équipe. Au-delà de neuf pour cent, on considère généralement qu’une équipe est sur une séquence heureuse qui ne durera pas. De même, sous les sept pour cent, on considère une équipe particulièrement malchanceuse. La moyenne des six dernières saisons se situe à 8,3 pour cent.

Les pourcentages de tirs et d’arrêts sont, à l’échelle de la ligue, remarquablement stables d’une saison à l’autre (les données sont tirées du site behindthenet.ca) :


Tirs/60 5v4 et Tirs/60 4v5 : Le nombre de tirs dirigés au filet par heure jouée en avantage numérique et le nombre de tirs concédés par heure jouée en désavantage numérique. La moyenne de tirs se situe à 50 tirs à l’heure. S’ils n’expliquent pas tout, ces indicateurs aident à cibler les performances à venir (données, encore, de behindthenet.ca) :



Passons maintenant aux choses sérieuses.

Division Atlantique



À surveiller :
Montréal et Boston toisent la division de la tête et des épaules sur les TVF. Alors que Boston traîne un avantage numérique plutôt anémique, le Canadien bat de l’aile en désavantage numérique. Si les deux clubs sont bien armés à forces égales pour faire face à l’inévitable baisse de régime de leurs gardiens, Montréal est plus vulnérable, le nombre de tirs concédés laissant peu de marge à leurs cerbères en désavantage numérique.

En péril : Les Maple Leafs de Toronto. Les TVF laissent deviner un faible jeu de possession, présentement gommé par un taux de conversion des tirs stratosphérique. L’avantage numérique cartonne, mais la faiblesse du désavantage et du jeu à forces égales laisse l’équipe gravement vulnérable à un effondrement rapide.

Entre deux eaux : Les Sénateurs ne sont pas indûment portés par les pourcentages, mais ne montrent pas non plus de grandes zones de croissance, hormis peut-être l’avantage numérique. Sur la faiblesse des indicateurs de la Floride, Toronto et Buffalo, mais aussi sur la foi d’un club, Tampa Bay, les devançant semble-t-il sur la seule force de pourcentages cumulés à un niveau intenable, Ottawa peut aspirer au 4e rang. Difficile de les voir monter plus haut sans renchausser leur jeu à forces égales. Detroit semble, hors des taux de conversion à forces égales, parfaitement ordinaire. C’est une faiblesse, mais dans une division semblant peu compétitive au-delà du top-4, c’est aussi probablement suffisant pour aller chercher une place en série. Duel à prévoir avec Ottawa?

La vallée des larmes : Long hiver en perspective pour les Sabres et les Panthers. Buffalo, qui subit en plus une impossible guigne aux tirs au but, ne trouve de répit que dans les performances de Ryan Miller. Si on l’échange (en plus de Vanek, leur meilleur attaquant), comment donner espoir aux joueurs restant? Les gardiens des Panthers leur ont fait faux bond, mais encore là, l’anémie de l’attaque ne donne guère d’espoirs. Ces deux clubs peuvent bien espérer l’émergence de leurs jeunes talents offensifs, mais le personnel de soutien ne semble pas être à la hauteur.

Division Métropolitaine :



Sid le terrible :
Pittsburgh vit avec des gardiens en demi-teinte, le plus haut taux de conversion de tirs en buts de la conférence et un désavantage numérique qui semble prodigue à l’endroit de ses adversaires. Mais surtout, le contrôle des tirs à forces égales et en avantage numérique pointe vers une attaque qui risque de semer la terreur tout au long de la saison. Le tout sans un certain Kristopher Letang.

3 pour 2 : Le nouveau système de qualifications pour les séries donne passage aux 3 premiers de chaque division, puis aux deux meilleurs clubs du reste de la conférence. Les Islanders semblent les plus équilibrés du groupe suivant Pittsburgh. Sachant que Tavares et Nielsen, deux excellents centres dans la fleur de l’âge, connaissent un début de saison ordinaire, donnons-leur le bénéfice du doute. Derrière eux, Columbus et New Jersey laissent entrevoir de belles choses à forces égales malgré des gardiens en détresse. Schneider est-il supérieur à Bobrovsky? La faiblesse du désavantage numérique de Columbus est-elle plus nuisible que celle de l’avantage numérique de New Jersey?

Des trous surprenants : Les Hurricanes semblent faire leur pain et leur beurre sur d’excellentes unités spéciales. À forces égales, les frères Staal sont des valeurs sûres, mais ce sont les performances du jeune Faulk qui ont de quoi inquiéter. Les Rangers d’Alain Vigneault ont connu un début de saison horrible dont on voit le reflet sur tous les pourcentages ici rassemblés. Le nouvel entraineur a fait le choix d’enterrer ses trois meilleurs défenseurs (McDonagh, Staal et Girardi) en zone défensive. Manque de confiance en sa brigade défensive? Reste que le trou au temps de possession annoncé par le %TVF est inquiétant. Les Capitals, enfin, présentent en surface les mêmes carences que les Rangers, à deux nuances près : le gardien Holtby n’est pas Lundqvist (avantage Rangers) et leur jeu de puissance fait parler la poudre (deuxième meilleure production de tirs à travers la ligue). Je ne sais trop que dire des Flyers; Claude Giroux, Voracek, Timmonen, voilà de bons joueurs. Mais la panique semble installée et le sacrifice de l’entraîneur Laviolette n’y a rien changé.

J’ai favorisé les Islanders, New Jersey et Columbus sur la foi de résultats à forces égales plus prometteurs, mais admettons une chose : après Pittsburgh, cette division semble ouverte aux quatre vents.

Division Centrale :



Deux monstres prêts à rugir :
Chicago a démontré l’an dernier l’étendue de son répertoire et rien ne semble avoir changé en ce début de saison. Des gardiens en feu, certes, mais surtout une domination massive aux TVF et des unités spéciales bien installées. Le Wild semble s’affirmer comme principal challenger, touchant ou dépassant les Blackhawks sur les 3 indicateurs de performances brutes, n’accusant du retard que sur les pourcentages d’arrêts (quand même élevé à 0,937) et sur le % de tirs (à 4,9 pour cent, on parle d’une guigne intenable qui finira par passer).

3 pour 1 : St. Louis, Dallas et Nashville s’annoncent comme le groupe de poursuite, alliant de forts taux de TVF à des unités spéciales honnêtes, sinon performantes : le jeu de puissance de St-Louis et le désavantage numérique de Nashville se démarquent positivement, le désavantage numérique de Dallas s’affiche comme une faiblesse. Lehtonen, premier gardien de Dallas, semble d’ailleurs fragile physiquement, ce qui pourrait séparer Dallas du peloton.

Saint-Patrick, priez pour nous : face à ce quintette de clubs, les positions opposées au classement de l’Avalanche et des Jets prennent un drôle de sens. L’Avalanche jouit présentement d’une performance extraordinaire de ses gardiens, tout comme les Blues. Mais si St. Louis joint à cette séquence heureuse un arsenal complet (unités spéciales comme jeu à forces égales sont des avantages), les troupes de Roy affichent, elles, une performance moyenne au temps de possession et sur l’avantage numérique. Plus encore, le désavantage numérique semble une réelle faiblesse. Le club est présentement discipliné, mais la chute guette. Les Jets, quant à eux, semblent embourbés sur tous les plans.

Division Pacifique :



Le requin, le coyote et le canard :
Les Ducks et les Sharks vivent présentement des séquences des plus heureuses. Les gardiens sont intraitables et les marqueurs convertissent les buts à un rythme effarant. Ces choses-là se tassent sur le long terme. Ce qui reste est aussi encourageant. Les Ducks n’ont pas des unités spéciales exceptionnelles, mais elles demeurent productives au-delà des moyennes de la ligue et l’avantage territorial suggéré par leur score de 59 pour cent aux TVF indiquent une réelle capacité à pousser l’adversaire dans les câbles. Les Sharks de San Jose sont du même moule, à deux nuances près : leur désavantage numérique semble présentement relativement faible, problème largement compensé par l’avantage numérique le plus productif de la ligue en matière de tirs au filet. Les Coyotes de Phoenix sont du même niveau à forces égales, mais ils n’ont pas la poussée circonstancielle aux pourcentages et surtout leurs unités spéciales traînent la patte.

En embuscade : Vancouver et Los Angeles, un peu en retrait aux TVF, n’en sont pas moins complets. Affichant de très bons scores sur les deux versants des unités spéciales, leur progression est présentement enrayée par des soucis, qui devant les filets (Vancouver, mais Luongo va probablement remonter la pente), qui au taux de conversion des tirs (Los Angeles, ayant souffert la même plaie il y a deux ans avant de remporter la Coupe Stanley).

En retrait : Calgary, supposément en reconstruction, offre une performance des plus honorables à forces égales et en désavantage numérique, seul le jeu de puissance semblant présentement incapable de faire une pression constante sur les défensives adverses. Quant aux Oilers, après tant d’années de « reconstruction », il y a quelque chose de sordide à les voir peiner ainsi. Le jeu de puissance frappe fort, mais le jeu à forces égales (sans doute déprécié par le fait d’avoir à jouer dans la meilleure division de la ligue) ne porte pas encore suffisamment loin en zone ennemie pour permettre d’espérer de grands progrès à court terme. Sans date de retour pour Sam Gagner et sans véritable leader en défensive, leur saison pourrait rapidement déraper.

 

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