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Les succès de l’Avalanche proviennent de sources inattendues

jeudi 2013-10-17 / 15:09 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Les succès de l’Avalanche proviennent de sources inattendues
De la résurgence du gardien Semyon Varlamov aux contributions de joueurs comme André Benoît et Nate Guenin à la ligne bleue, l’Avalanche du Colorado ne manque pas de héros pour expliquer son début de saison de 6-0-0.

Un mois.

C’est la période que l’Avalanche du Colorado a eu besoin la saison dernière pour remporter six victoires. En 2012-13, Colorado a remporté sa sixième victoire de la saison à son 14e match. Deux soirs plus tard, l’Avalanche a vaincu les Blues de St. Louis 1-0 en prolongation pour porter sa fiche à 7-7-1. L’équipe n’a jamais était capable de revenir à la marque de ,500 au cours de la saison et elle a terminé à l’avant-dernier rang de la LNH avec un dossier de 16-25-7. Elle a remporté la loterie de la LNH et s’est servi de son premier choix au repêchage pour sélectionner le centre Nathan MacKinnon.

La présente formation de l’Avalanche est dirigée par un nouvel entraîneur en chef et compte quelques ajouts. Mais, c’est essentiellement le même groupe de joueurs qui s’est transformé en une toute autre équipe.

Cette saison, il a fallu moins de deux semaines à l’Avalanche pour remporter leur sixième match et entreprendre leur plus longue série de victoires en près de trois ans. S’il l’emporte contre les Red Wings de Detroit jeudi soir, Patrick Roy établira un record en ce qui concerne le nombre de victoires consécutives pour un nouvel entraîneur dans la LNH.

Alors, comment tout cela est arrivé?

Tout ce que vous avez besoin de savoir à propos de la formation 2013-14 de l’Avalanche peut être ramené à un seul chiffre: 10:52.

C’est à peu près le temps qu’il faut pour faire cuire une pizza congelée dans un four conventionnel. C’est aussi le temps total que Colorado a tiré de l’arrière dans ses six matchs. Donc, l’équipe a tiré de l’arrière dans environ trois pour cent du temps joué. L’excellence de l’équipe à forces égales explique principalement sa fiche, mais cette impressionnante statistique est principalement attribuable à ce qui est devenu la signature de l’équipe: des bons débuts de matchs.

Depuis le début de la campagne, l’Avalanche a marqué sept buts et en a permis qu’un seul en première période; aucune autre équipe ne s’approche de ce ratio. De plus, l’Avalanche a réussi à marquer au moment le plus opportun de la première période. Dans trois de ses six victoires, l’équipe a pris l’avance en marquant dans les 70 dernières secondes de la période.

Colorado connaît tous ses succès malgré le fait qu’il a accordé en moyenne cinq tirs de plus par match qu’il en a obtenus. En fait, seulement deux formations ont accordé plus de tirs en moyenne que Colorado (35,3), soit les Sénateurs d’Ottawa et les Sabres de Buffalo qui présentent une fiche combinée de 3-8-3.

Heureusement pour l’Avalanche, le gardien Semyon Varlamov a été une révélation devant le filet.

Personne n’avait prévu que le Russe, âgé de 25 ans, entreprendrait la saison avec le meilleur taux d’efficacité de la ligue (,965) et la deuxième meilleure moyenne (1,20). Il ne faut pas oublier que le substitut, Jean-Sébastien Giguère, âgé de 36 ans, a réussi un jeu blanc en effectuant 39 arrêts à son seul départ, une victoire de 2-0 contre les champions de l’Association de l’Est, les Bruins de Boston, le 10 octobre.

Pendant que Varlamov se signale devant le filet de l’Avalanche, Matt Duchene s’est imposé comme le joueur de centre potentiel de la franchise. En deux semaines, le troisième choix au repêchage de 2009 a eu recours à sa vitesse pour imposer l’attaque et le jeu de transition de l’équipe. Mais ce n’est pas seulement la contribution offensive de Duchene qui le rend si important. Son pourcentage de 56,6 pour cent dans les mises en jeu le classe parmi les 20 premiers dans la LNH. Tout juste derrière lui, on retrouve son coéquipier Paul Stastny avec un pourcentage de 56,2 pour cent. En tant qu’équipe, la fiche du Colorado dans les mises en jeu est pire que celle de la saison dernière, principalement en raison des difficultés de MacKinnon à ce chapitre. Mais l’amélioration des deux premiers centres aident l’équipe à prendre possession de la rondelle.

Duchene a été un élément important mardi contre les Stars de Dallas. Il a marqué deux buts, incluant le but victorieux. Mais en fin de match quand l’enjeu était grand, Roy a utilisé l’un des duos défensifs les plus improbables de la ligue.

Après une carrière qui l’a fait beaucoup voyager, principalement dans la Ligue américaine de hockey et en Europe, André Benoît, âgé de 29 ans, n’avait jamais joué plus de 22 minutes dans ses 47 matchs disputés dans la LNH. Depuis le début de la saison, il a déjà atteint cette marque à quatre reprises. Mardi soir, quand les Stars ont appliqué beaucoup de pression pour créer l’égalité en fin de match, Roy a envoyé sur la patinoire Benoît et Cory Sarich lors de la dernière mise en jeu en zone défensive. Les deux vétérans, qui ont été acquis cet été, s’étaient vu accorder les mêmes responsabilités quand les Bruins, qui tiraient de l’arrière 1-0, avaient retiré leur gardien pour un attaquant supplémentaire le 10 octobre.

Sarich, âgé de 35 ans, domine l’équipe avec un différentiel de plus-8 et a même marqué le but égalisateur dans la victoire de 2-1 de l’Avalanche contre les Maple Leafs de Toronto le 8 octobre, son premier depuis le 10 janvier 2012. La saison dernière, la brigade défensive de l’Avalanche était poreuse, mais cette année, elle est devenue constante et c’est sans aucun doute en raison de l’arrivée de l’entraîneur-adjoint Adam Foote, un autre ex-joueur des glorieux jours de la franchise.

Mais le revirement le plus remarquable dans la fiche parfaite de l’Avalanche n’est pas la tenue de leurs gardiens ou les performances de la brigade défensive.

Au cours des sept dernières saisons, l’unité en désavantage numérique de l’Avalanche avait terminé dans le dernier tiers de la ligue à six reprises, incluant en 30e et dernière place en 2010-11 quand elle avait terminé la saison avec un anémique pourcentage de 76,1 pour cent. Cette saison, l’unité en infériorité numérique du Colorado occupe le premier rang avec un incroyable pourcentage de 93,8 pour cent (l’équipe n’a accordé qu’un but en 16 occasions).

Jan Hejda est un pilier en désavantage numérique. Mais son partenaire à court d’un joueur, Nate Guenin, âgé de 30 ans, ne devait pas décrocher un poste dans la formation quand il a signé son contrat en juillet. Au lieu de cela, il est devenu un joueur fiable en infériorité numérique, tout comme les attaquants Cody McLeod, Jamie McGinn et John Mitchell.

Mitchell, en particulier, a repris vie au Colorado après s’être promené entre les Maple Leafs, les Rangers de New York et la LNH pendant les saisons 2010-12. Il a signé un contrat avec l’Avalanche au début de la dernière saison.

Pourtant, un autre joueur apporte également une contribution inattendue à ce fantastique début de saison.

Et comment se comporte la verte recrue MacKinnon?

Oh oui, il mène l’équipe avec six assistances.

 

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