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La recrue Seth Jones des Predators apprend vite

mercredi 2013-10-09 / 22:27 / LNH.com - Nouvelles

Par John Manasso - correspondant LNH.com

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La recrue Seth Jones des Predators apprend vite
La recrue Seth Jones des Predators apprend vite

NASHVILLE – Les ajustements de Seth Jones à la LNH n’ont pas commencé quand les Predators de Nashville ont tenu leur camp de développement des recrues ou lorsque le camp d’entraînement de l’équipe s’est mis en branle au début de septembre.

Son ajustement a commencé dans ce qui est normalement considéré comme la saison morte sur une patinoire à Dallas, sa ville natale. L’entraîneur des Predators, Barry Trotz, avait averti Jones, le quatrième choix du dernier repêchage de la LNH, qu’il voulait qu’il s’acclimate à jouer du côté gauche même s’il tire de la droite.

Jones, en élève assidu, a travaillé avec son entraîneur personnel Jordan French, qui travaille pour le compte de l’entreprise Matt Barnaby Hockey. Quand les gens dans l’entourage de Jones parlent de la valeur de son père, Ronald ‘Popeye’ Jones, qui a joué dans la NBA, et que Seth Jones ait grandi autour d’athlètes professionnels, c’est la récompense.

Jones, âgé de 19 ans, tente de faire le saut directement du junior à la LNH, et son travail supplémentaire de l’équipe rapporte des dividendes.

Roman Josi, qui évolue sur le premier duo de défenseurs, a subi une commotion vendredi. Lors du match d’ouverture à Nashville, mardi, Trotz voulait faire jouer Jones au sein de la première paire de défenseurs avec le capitaine Shea Weber, un défenseur droitier.

« C’est une bonne chose que je me sois entraîné de ce côté cet été, car je joue à gauche présentement, a dit Jones. Ça demande juste un peu plus de jeux de jambes. Dans certains cas, c’est plus difficile surtout quand la rondelle contourne la rampe en zone offensive et que je dois la saisir sur mon revers. J’ai dû travailler un peu cet aspect.

« Tu dois être capable de replacer la rondelle rapidement sur ta palette, ce qui n’est pas toujours facile. Tu ne fais pas autant face au jeu que lorsque tu es sur ton côté droit, c’est un aspect parmi d’autres, mais ce n’est pas trop mal. »

Parce que Jones a fait ses devoirs, la première tentative s’est avérée fructueuse. Les Predators ont remporté leur première victoire de la saison quand ils ont vaincu le Wild du Minnesota 3-2, mardi. Le duo Jones et Weber a fait face au premier trio du Wild composé de Zach Parisé, Mikko Koivu et Jason Pominville. Ces trois joueurs n’ont marqué aucun but à forces égales, même si Jones a été puni pour avoir porté son bâton élevé contre Koivu, une mineure qui a mené au but de Parise en avantage numérique.

Tout comme la transition de Jones, qui jouait à droite sur le troisième duo de défenseurs, en compagnie de Mattias Ekholm, une autre recrue, s’est bien passée, celle de jouer à gauche de Weber contre les meilleurs attaquants adverses, s’est faite relativement bien. La transition de Jones à la LNH s’est aussi faite en douceur, lui qui a récolté une assistance en trois matchs et a conservé un différentiel de plus-1.

Trotz a parlé du calme de Jones et ce dernier le démontre très bien dans le contrôle de la rondelle. Il a un bon coup de patin et il sort bien la rondelle de la zone défensive, ce qui lui permet aussi de foncer en zone adverse.

Au cours des deux derniers matchs, Jones a été le joueur le plus utilisé des Predators, et cela au sein d’une formation comprenant Weber, un finaliste au trophée Norris en 2011 et 2012.

Jones est si calme que ça semble naturel, mais Trotz a indiqué que cela s’apprenait.

« Le calme vient probablement de la confiance, a indiqué Trotz. Évidemment, il faut avoir les capacités d’accomplir ce que tu veux faire… il est très confiant et il a beaucoup d’habiletés pour une jeune de 19 ans qui fait 6 pieds 5 pouces. C’est très beau de le voir patiner comme il le fait. »

En 15 ans d’existence à Nashville, l’organisation s’est toujours enorgueillie de développer son propre talent. Sauf dans de rares exceptions, l’équipe a pratiquement toujours cédé ses espoirs à Milwaukee dans la Ligue américaine de hockey. Weber, un choix de deuxième ronde, est retourné à son équipe junior de l’Ouest où il a joué deux saisons après avoir été repêché. En 2005-06, il a joué 46 matchs à Milwaukee et il a disputé sa première saison complète dans la LNH à l’âge de 21 ans en 2006-07. Ryan Suter, le septième choix du repêchage en 2003, a joué une année complète à l’Université du Wisconsin après avoir été sélectionné au repêchage et a disputé 63 rencontres à Milwaukee avant de jouer sa première saison complète dans la LNH en 2005-06.

« Je n’étais évidemment pas prêt à faire le saut dans la LNH, a concédé Weber. Peu importe, je suis allé à Milwaukee.

« Je pense que ce fut vraiment une bonne décision. Ce fut bon pour mon développement. J’ai eu de bons entraîneurs dont Claude Noel (présentement entraîneur avec les Jets de Winnipeg) et Todd Richards (entraîneur avec les Blue Jackets de Columbus), ils m’ont aidé tout au long de mon développement…

« Je ne peux imaginer ce que Seth fait présentement. »

Selon Weber, le plus gros ajustement pour Jones est de s’adapter à la grosseur des joueurs. Même si les joueurs de la Ligue junior de l’Ouest sont gros, il n’y en a pas autant que dans la LNH, et surtout pas aussi rapides que ceux de la LNH.

Jones a indiqué qu’il avait réalisé qu’il devait prendre ses décisions plus rapidement et qu’il devait garder la tête haute.

« La meilleure chose à faire est de s’emparer de la rondelle et de s’en débarrasser le plus rapidement possible, a mentionné Jones. Si tu as la tête haute avant de recevoir la rondelle, tu auras déjà une bonne idée quoi faire quand tu l’auras. Je crois que c’est la clé. Ça me prendra évidemment du temps comme défenseur pour savoir combien de temps je dispose et ce genre de choses. »

Trotz a admis qu’en faisant jouer Jones à la gauche, il a moins de temps pour prendre ses décisions. C’est une leçon que l’entraîneur, lui-même un défenseur chez les juniors il y a 30 ans, a tenté de transmettre à Ryan Ellis, un autre jeune défenseur qui a lui aussi été un choix de première ronde. Trotz a mentionné que lorsque les adversaires font un bon échec avant, les défenseurs qui ont la rondelle sur leur revers perdent environ un tiers de la surface de la patinoire comme option, ce qui nécessite de prendre des décisions plus rapidement.

Trotz a cependant révélé que la taille de Jones lui procure un avantage.

« Ce que je veux dire, c’est qu’il peut éloigner la rondelle de l’adversaire », a expliqué Trotz.

Chez les juniors, Jones était habitué d’être utilisé abondamment. Il jouait en moyenne 25 minutes par match durant la saison régulière et environ 29 minutes durant le tournoi de la coupe Memorial. Il a indiqué que de jouer 25 minutes dans la LNH était beaucoup plus difficile, une chose qu’il a apprise contre le Wild, mardi.

« Je crois que j’ai assez bien fait défensivement, a-t-il analysé. Ces 25 minutes ont été un peu plus exténuantes. Tu dois être capable de défendre ton territoire un peu mieux dans la LNH, car tu ne veux pas être pris hors position. »

En raison de la surprenante mobilité de Jones malgré son imposant physique, il n’a pas été pris hors position souvent.

« Il est un bon patineur, a indiqué Weber. Il est gros, longiligne et il est fluide. Il se déplace facilement. »

Jones reçoit d’excellentes critiques après trois matchs dans la LNH. Trotz lui a décerné un A-plus pour sa deuxième rencontre, une défaite de 3-2 à Denver contre l’Avalanche du Colorado. Mardi, l’entraîneur a été un peu plus sévère.

« Ce fut son moins bon match, a dit Trotz. Ce fut probablement parce qu’il jouait du côté gauche. Il n’était pas aussi alerte avec la rondelle qu’il l’était du côté droit. Il a goûté un peu à ce que pouvaient faire des attaquants de la trempe de Koivu et de Parise, qui sont vraiment implacables quand ils sont en quête de la rondelle. »

Ça fait partie du processus d’apprentissage pour ce qui a l’apparence d’une longue et fructueuse carrière.

 

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