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    Price sait qu’un bon début de saison pourrait le mener aux Olympiques

    jeudi 2013-10-10 / 9:00 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Price sait qu’un bon début de saison pourrait le mener aux Olympiques
    Price sait qu’un bon début de saison pourrait le mener aux Olympiques

    Carey Price, le gardien de but du Canadien de Montréal, avait dix ans quand il a découvert les Jeux olympiques d’hiver.

    Lors des jeux de Nagano en 1998, les joueurs de la LNH participaient au tournoi olympique pour la première fois et c’est aussi le premier souvenir olympique de Price.

    Les attentes étaient très élevées à l’endroit du Canada, qui voulait mettre un terme à une disette de 46 années sans médaille d’or au hockey sur glace. L’équipe nationale n’avait plus d’excuses, car les meilleurs joueurs du pays avaient été réunis. Price avant les mêmes attentes que tous ses compatriotes.

    Or, Équipe Canada n’a pas remporté l’or. En fait, elle n’est même pas montée sur le podium puisqu’elle s’est inclinée devant la Finlande lors du match pour la médaille de bronze. Ce souvenir est resté gravé dans la mémoire de Price.

    « C’était la première fois que je regardais Équipe Canada et que j’étais déçu », a raconté Price à LNH.com. « C’est donc mon premier véritable souvenir des Jeux olympiques. »

    En février prochain, d’autres jeunes garçons de 10 ans de partout au pays suivront de près le tournoi de hockey masculin aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. Price espère avoir l’occasion de leur donner de bonnes raisons de célébrer et de graver un heureux souvenir dans leur mémoire.

    C’est quelque chose que désire Price depuis son arrivée dans le programme d’excellence de Hockey Canada à l’occasion du Défi mondial des moins de 17 ans en 2004. Il avait alors remporté la médaille d’argent avec l’équipe du Pacifique. Il a ensuite gagné l’argent au Championnat mondial des moins de 18 ans de 2005 et l’or au Championnat mondial junior de 2007.

    « Je pense que lorsqu’on est sélectionné par le programme de Hockey Canada, l’objectif ultime est de participer aux Jeux olympiques », a déclaré Price.

    Pour atteindre cet objectif, Price devra se démarquer dans une lutte qui s’annonce chaude pour les trois postes de gardien de but disponibles avec la formation canadienne. Il sait que ses performances avec le Canadien lors des premiers mois de la campagne de la LNH seront déterminantes s’il souhaite gagner sa place.

    Cependant, Price insiste sur le fait que les Olympiques n’ont eu aucun impact sur sa préparation pendant la saison morte. Son rendement à la fin du calendrier 2012-13 y est sûrement pour quelque chose.

    Le Canadien a éprouvé des difficultés défensives en fin de saison après avoir lutté pour le premier rang de l’Association de l’Est pendant toute la campagne. Montréal a accordé 31 buts à ses huit dernières rencontres de la saison régulière pour conclure l’année avec une séquence de 3-5-0. Ses déboires se sont poursuivis en séries éliminatoires, alors que le Canadien a alloué 20 buts en première ronde et s’est avoué vaincu en cinq matchs devant les Sénateurs d’Ottawa.

    Price a accordé 37 de ces 51 buts en 11 départs et sa saison a pris fin quand il s’est blessé au genou sur un but des Sénateurs avec seulement 22,6 secondes à faire en temps réglementaire dans la quatrième rencontre. Ottawa l’a finalement remporté en déjouant le gardien auxiliaire Peter Budaj à 2:32 de la première période de prolongation.

    En moins de trois minutes, l’issue de la série a basculé. Ce qui aurait pu être une égalité de 2-2 s’est transformé en priorité de 3-1 pour les Sénateurs. Ces derniers ont mis fin au parcours du Tricolore avec une victoire de 6-1 lors du cinquième match, que Price a regardé du haut de la galerie de presse.

    Price est réticent à discuter de la façon dont la dernière campagne s’est terminée, mais il semble évident qu’il n’a pas besoin de la motivation supplémentaire des Olympiques pour rebondir et offrir un rendement supérieur cette année. Pourtant, l’idée que le directeur exécutif de la formation canadienne Steve Yzerman l’observe reste présente dans son esprit.

    « J’y ai pensé quelques fois pendant l’été, mais ça n’a pas vraiment influencé ma préparation. Je veux bien jouer ici, a ajouté Price. C’est certain qu’on le garde à l’esprit. Je veux bien jouer et être remarqué par [Yzerman] pour faire l’équipe. Le seul moyen d’y parvenir est de bien jouer ici. »

    L’attention que lui portent les bonzes de Hockey Canada n’est pas pour déranger Price, lui dont le moindre geste est scruté à la loupe depuis son arrivée à Montréal.

    « On est toujours épiés ici, alors je ne ressens pas vraiment de pression supplémentaire », a déclaré Price en riant. « Je dois toujours bien performer. Peu importe les occasions qui se présentent, mes objectifs restent les mêmes avec cette équipe comme si les Olympiques n’étaient pas dans le portrait.

    « Ce serait assurément amusant d’y participer. Bien entendu, j’aimerais être le gardien partant et gagner la médaille d’or pour notre pays. Mais j’y vais une étape à la fois. Pour pouvoir y arriver, je dois bien jouer ici, en ce moment. »

    La fin de saison de Price ne semble pas avoir nui à ses chances d’aller à Sotchi en février prochain. En fait, les doutes qu’il a soulevés semblent être chose courante chez les candidats au poste de gardien de but pour l’équipe nationale.

    À peu près tous les experts, les amateurs et quiconque avec une opinion sur le hockey s’interrogent sur cette position pour le Canada à l’approche du tournoi olympique. Price et les quatre autres gardiens invités au camp d’orientation olympique de Hockey Canada à Calgary au mois d’août l’ont vite constaté quand ils ont été bombardés de questions sur le sujet par les médias.

    Quand on ne parlait pas de la fin de saison décevante de Price, on parlait de Roberto Luongo qui avait perdu le poste de numéro un au profit de l’Américain Cory Schneider chez les Canucks de Vancouver ou des difficultés de Mike Smith avec les Coyotes de Phoenix ou du curriculum vitae peu garni de Corey Crawford, celui-là même qui a mené les Blackhawks de Chicago à la conquête de la Coupe Stanley en juin, ou encore de l’inexpérience du cerbère des Capitals de Washington Braden Holtby.

    Et c’était sans compter les gardiens qui n’avaient pas été invités au camp d’orientation, mais qui demeurent des candidats intéressants pour la formation, comme Marc-André Fleury des Penguins de Pittsburgh, Cam Ward des Hurricanes de la Caroline et les négligés que sont Devan Dubnyk des Oilers d’Edmonton et Jonathan Bernier des Maple Leafs de Toronto. Enfin, il ne faut pas oublier l’un des meilleurs gardiens de l’histoire de la LNH, Martin Brodeur des Devils du New Jersey.

    Aucun de ces gardiens n’est assuré d’obtenir un des trois postes disponibles avec la formation canadienne à l’heure actuelle. Et c’est justement cette réalité qui énerve toute une nation d’amateurs de hockey.

    Mais pas Price.

    « C’est un peu décevant », a-t-il mentionné à propos des doutes qui planent sur le poste de gardien de but. « J’ai l’impression qu’on a beaucoup de bons gardiens au pays. C’est un des points forts de notre programme depuis longtemps. Je crois que la principale raison qui explique ces doutes, c’est qu’il n’y a pas eu un gardien qui s’est imposé pendant deux ou trois tournois olympiques. Donc, tout le monde a un point de vue différent.

    « Pourtant, on a le champion olympique en titre en [Luongo], le dernier vainqueur de la Coupe Stanley était présent au camp et j’ai déjà gagné l’or pour le pays. Donc, je ne vois vraiment pas d’où viennent tous ces doutes. »

    Ça ne serait pas dans les habitudes de Price, qui est toujours très détendu, de se mettre en colère en raison de la méfiance exprimée par les Canadiens à son endroit et envers ses collègues. Il a eu l’occasion de développer son habileté à ignorer les critiques et à rester concentré plus qu’il ne l’aurait souhaité depuis son arrivée à Montréal. Malgré son jeune âge de 26 ans, Price en est déjà à sa septième saison dans la LNH.

    Or, cela ne signifie pas pour autant que ce refrain de doutes ne l’a pas touché.

    « Est-ce que ça me met en colère? Non, a conclu Price. Je pense plutôt que ça me motive. »

     

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