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Touchette : La passion est toujours au rendez-vous

mercredi 2013-10-02 / 15:19 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : La passion est toujours au rendez-vous
Touchette: Pour bien des gens, le bonheur a un nom, un seul: le hockey.

Pour bien des gens, le bonheur a un nom, un seul: le hockey.

C'est le début de la saison dans la LNH et ils sont nombreux à faire des culbutes à travers le Canada et dans certaines villes américaines.

Aussi loin que je me souvienne, les premiers matches d'une nouvelle saison m'ont toujours excité le poil des jambes. J'avais tellement hâte de revoir les Jean Béliveau, Henri Richard, Bobby Hull, Gordie Howe, Bobby Orr et compagnie.

Chaque saison se voulait une immense boîte remplie de cadeaux surprises tantôt réjouissants tantôt décevants qu'on s'amusait à déballer toute l'année durant.

À l'époque, il n'y avait que six équipes et tout amateur digne de ce nom connaissait tous les joueurs, sans exception. Leur numéro aussi. Et probablement la couleur de leur char.

Les matches télévisés étaient rares et chacun d'eux se voulait un événement.

Le samedi soir, par exemple, il n'était pas rare de voir la parenté se rassembler devant le téléviseur pour regarder le match du Canadien. Le party pouvait attendre. La voix de René Lecavalier était la seule qu'on entendait.

Oui, les temps ont bien changé.

Les matches télévisés ne se comptent plus, bon nombre de partisans préfèrent enregistrer un match plutôt que d'interrompre une soirée entre parents et amis, il y a maintenant 30 équipes et ce n'est pas tous les amateurs, sauf peut-être les mordus, qui connaissent tous les joueurs venus de tous les coins de la planète.

Devant la télé 

Mais cela dit, le hockey continue, année après année, de rassembler ses fidèles devant un appareil télé dans un salon, une cuisine, un sous-sol ou dans un bar sportif.

Et il s'en trouve toujours pour relancer ce bon vieux débat selon lequel le meilleur hockey se jouait à l'époque des six équipes.

Je vous le dit tout de suite: ceux-là sont dans le champ.

Le hockey n'a jamais été aussi rapide, aussi spectaculaire.

Parfois, il y a des matches ennuyeux, mais il y en avait aussi dans les années soixante ! En vieillissant, certains amateurs, vraisemblablement, ont des trous de mémoire.

Oui, le décor est bien différent; la ligne rouge a perdu sa vocation, le Canadien ne collectionne plus les Coupes Stanley, il y a maintenant des tirs de barrage, bien des joueurs sont natifs de villes telles que Gothenburg, Rodoure, Togliatti ou Malmo, mais une chose demeure: les fans continuent de chialer contre les arbitres !

Tout n'est pas parfait, bien sûr, mais quoiqu'on en dise, la passion est toujours au rendez-vous. Et la tradition perdure.

Et c'est là probablement la plus grande victoire du hockey.

Denis Brodeur au Panthéon ? 

Est-ce que Denis Brodeur, père de Martin, a sa place au Panthéon du hockey ?

Pourquoi pas ?

Si des journalistes y ont été admis, pourquoi pas un photographe qui a immortalisé quelques-uns des moments forts de la grande histoire de la LNH ?

Brodeur, qui s'est éteint jeudi passé, a certainement été parmi les meilleurs photographes de sports de son époque.

Il a également déjà été gardien de but avec l'équipe canadienne olympique et ce que peu de gens savent, il a déjà évolué dans le réseau de filiales des Orioles de Baltimore comme joueur d'arrêt-court.

Son parcours comme athlète l'a merveilleusement servi comme photographe.

Il avait du flair et sa célèbre photo du dernier but gagnant de Paul Henderson lors de la Série du siècle en 1972 en fut une preuve parmi tant d'autres.

J'ai bien connu Denis. Si le photographe avait le don d'immortaliser des moments magiques, l'homme était toujours d'une grande discrétion. D'une grande gentillesse aussi.

Entre autre choses, il aimait raconter qu'il avait déjà joué contre le géant Frank Howard au baseball et avec le deuxième-but Jerry Adair, qui a ensuite évolué avec le légendaire Brooks Robinson à Baltimore.

« Peu de Québécois peuvent en dire autant », que je lui disais.

Et il en était bien fier.

Denis nous laisse des millions d'images, mais il y en a une en particulier qui restera à jamais gravée dans ma mémoire; c'est celle d'un gentil photographe, qui nous saluait toujours avec un large sourire.

Nos sympathies à la famille.

 

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