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    30 en 15: la situation des gardiens au cœur des questions chez les Penguins

    lundi 2013-09-30 / 7:00 / 30 en 15 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    30 en 15: la situation des gardiens au cœur des questions chez les Penguins
    Les Penguins de Pittsburgh pourraient à nouveau faire partie des équipes élites de la LNH cette saison, mais pour cela ils auront besoin que Marc-André Fleury rebondisse et ils devront tourner la page sur leur élimination surprenante du printemps dernier.

    LNH.com poursuit son aperçu de la saison 2013-14, qui comprendra une étude en profondeur des 30 équipes pendant tout le mois de septembre.

    Marc-André Fleury était déjà garanti d’être le joueur avec le plus de pression sur les épaules pour les Penguins de Pittsburgh cette saison, mais l’absence de Tomas Vokoun pourrait en ajouter une couche.

    Après deux échecs de suite aux printemps 2012 et 2013, le gardien qui avait aidé les Penguins à soulever la Coupe Stanley en 2009 a amorcé son camp d’entraînement malgré les protestations des fans et des critiques, qui sentaient que l’équipe se devait d’aller dans une autre direction.

    Le directeur général manager Ray Shero, l’entraîneur Dan Bylsma et le capitaine Sidney Crosby ont tous été constants dans leur appui à Fleury, refusant de croire qu’il ne réussirait pas à retrouver sa forme des beaux jours, celle qu’il a affichée en saison régulière lors des trois dernières années.

    « C’est ce qui a été difficile pour Marc. C’est difficile pour lui parce qu’il a gagné une Coupe Stanley et qu’il a joué de façon incroyable pour nous, a déclaré Shero. Il a livré plusieurs bonnes performances en séries, mais malheureusement, puisqu’on n’a pas remporté la Coupe, je crois que ce dont les gens se souviennent c’est surtout la série contre Philadelphie au cours de laquelle il n’a pas particulièrement bien fait il y a un an. Cette année contre les Islanders, après avoir réussi un blanchissage lors du match no 1, pendant les matchs no 2, 3 et 4 ce n’était pas assez bon. On pensait qu’on pourrait quand même gagner en séries, et on a été chanceux de pouvoir compter sur Tomas Vokoun qui a finalement connu d’excellentes séries. »

    Lorsqu’on dresse une liste des choses à surveiller pour Pittsburgh cette saison, Fleury vient donc évidemment en tête de liste.

    1. Comment se débrouillera Fleury?

    Chaque fois que Fleury accordera cinq buts sur 22 lancers pendant la saison 2013-14, ses critiques diront : « On vous l’avait dit. » À chaque fois que Fleury fera 38 arrêts en route vers un jeu blanc, ces mêmes personnes vous diront que ça n’a pas d’importance puisque tout ce qui compte, ce sont les séries.

    C’est le monde dans lequel vivra Fleury au cours des six prochains mois. Il va passer du temps à travailler quelques aspects techniques et à tenter de rebâtir sa confiance en lui avec un nouvel entraîneur des gardiens. Il devra aussi participer à beaucoup de matchs, et pendant que les Penguins marqueront des tonnes de buts, ils auront besoin que Fleury soit constant s’ils veulent avoir une chance de remporter le titre de la section métropolitaine.

    Il n’aura pas besoin d’être excellent, mais s’il est solide et constant, ça devrait être suffisant pour Pittsburgh. Si ça se concrétise, il aura une autre opportunité d’effacer à jamais ses mauvais souvenirs des séries dès le printemps prochain.

    Fleury est assez jeune pour mettre ses difficultés derrière lui et réussir à avoir une belle et longue carrière. La saison 2013-14 pourrait cependant être un point tournant pour lui.

    « Notre groupe est derrière Marc-André Fleury tout comme je crois qu’ils sont derrière Tomas Vokoun parce que nous avons un groupe tissé serré, a dit Shero. C’est admirable, mais au final les gars doivent performer. Tu dois prendre des décisions à propos de joueurs populaires tout le temps. Ça fait partie de mon travail. On veut donner à Marc-André toutes les opportunités d’avoir du succès. »

    2. Qu’en sera-t-il de Vokoun et du rôle d’auxiliaire?

    La raison pour laquelle Fleury va avoir beaucoup de temps de glace pour les Penguins est que l’équipe ne sait pas encore quand Vokoun sera en mesure de revenir au jeu. Vokoun est sur la touche pour une période indéterminée en raison de l’opération d’urgence qu’il a subie récemment pour dissoudre un caillot de sang dans son bassin.

    Vokoun devrait rencontrer les médecins dans les jours qui suivent et son temps de rétablissement devrait être plus clair par la suite. Le vétéran avait eu le même problème en avril 2006 lorsqu’il évoluait avec les Predators de Nashville.

    Jeff Zatkoff devrait obtenir sa première chance d’être l’auxiliaire à Fleury. Zatkoff a présenté une moyenne de buts alloués de 1,93 et un pourcentage d’efficacité de ,920 dans la Ligue américaine de hockey la saison dernière, mais le gardien de 26 ans n’a encore jamais pris part à un match de la LNH.

    « Ce qui est arrivé est évidemment malheureux, mais c’est aussi une situation excitante pour moi, a déclaré Zatkoff. C’est l’opportunité que j’attends depuis un bon moment dans ma carrière et je crois que le temps que j’ai passé dans les mineures m’a aidé à m’y préparer. Je me sens prêt. »

    3. La déception de la fin de saison dernière les suivra-t-elle?

    Sur papier, les Penguins demeurent l’une des équipes les plus talentueuses de la ligue. Leur attaque devrait continuer d’être aussi ravageuse et leur défensive devrait bénéficier du retour de Rob Scuderi et d’une possible meilleure profondeur avec l’éclosion des jeunes comme Simon Després et Robert Bortuzzo, et des possibles rappels de Brian Dumoulin et Scott Harrington à la mi-saison.

    Alors au-delà des gardiens de buts, de quoi d’autre faut-il s’inquiéter à Pittsburgh? De pas grand-chose, évidemment, mais les Penguins devront prouver qu’ils ont tourné la page sur leur élimination en quatre matchs aux mains des Bruins de Boston en finale de l’Est.

    Ils peuvent remporter le titre de leur section et possiblement terminer au sommet dans l’Est, mais un lent départ ne serait pas le moyen idéal pour atteindre ces objectifs.

    « C’est le temps de passer à autre chose et à retirer du positif d’avoir terminé parmi les quatre meilleures équipes, a indiqué Shero. Vingt-six autres équipes auraient adoré se retrouver dans notre situation, et on réalise que Boston avait une très bonne équipe et qu’ils étaient des adversaires très coriaces.

    « Les séries sont difficiles et il y a de bonnes équipes en séries. Nous avons très certainement eu les mains pleines avec les Islanders et Ottawa nous a bien défiés, mais Boston méritait de gagner et il est temps de tourner la page. »