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Drouin fait de son mieux pour gérer les attentes élevées

mercredi 2013-09-25 / 7:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Lonnie Herman - Correspondant LNH.com

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Drouin fait de son mieux pour gérer les attentes élevées
Drouin fait de son mieux pour gérer les attentes élevées

TAMPA BAY – Un patineur a feinté vers sa gauche avant de ramener la rondelle sur son revers, et il n’a eu qu’à la soulever par-dessus la jambière gauche du gardien pour l’envoyer au fond du filet.

Il s’agissait de la recrue du Lightning de Tampa Bay Jonathan Drouin, alors qu’il a inscrit le but de la victoire au cours de fusillade du match préparatoire de samedi contre Jacob Markstrom et les Panthers de la Floride. Et le son entendu immédiatement après ce but est celui de la pression qui est tombée de ses épaules.

En effet, la barre a été fixée si haute pour Drouin, le premier choix de Tampa Bay (3e au total) en 2013, que peu importe les efforts effectués par la direction du Lightning pour les minimiser, des attentes ont été créées.

« Il a 18 ans, et pour qu’un jeune de 18 ans, car oui, il est très jeune, soit en mesure de se présenter au camp et de jouer comme il le fait présentement et de maintenir la cadence avec tout ce qui se passe, il doit être un sacré joueur de hockey », a indiqué l’entraîneur du Lightning Jon Cooper. « Est-ce qu’il y a des faiblesses dans son jeu? Bien sûr que oui. Tout le monde a des faiblesses dans son jeu. L’important est d’apprendre à chaque match afin de s’améliorer. Il a fait des erreurs ce soir, tout comme il a fait de bonnes choses. On peut cependant voir qu’il s’implique dans le jeu, ce qui est très bien. »

Drouin était sur la glace lorsque les Panthers ont créé l’égalité avec seulement 58 secondes à écouler en troisième période, mais il s’est vu offrir l’occasion de se racheter alors que le pointage était toujours égal après la prolongation.

« Il est bon pour l’apprentissage des jeunes joueurs de les placer dans ce type de situation, a noté Cooper. Par la suite, on a pu voir quel genre de talent ce jeune possède lorsqu’on l’a envoyé en tirs de barrage. Je sais qu’il ne s’agit que de parties préparatoires, mais ce sont tout de même des rencontres de la LNH, et l’issue de la partie est en jeu. Peu importe ce qui se passe, il doit être légèrement nerveux. »

Et Drouin, qui ne participait qu’à un deuxième match préparatoire, était effectivement un peu nerveux.

« Les spectateurs hurlaient, se rappelle Drouin. Il s’agissait de ma première tentative en fusillade, alors j’étais évidemment très heureux lorsque j’ai marqué. Il est toujours très plaisant d’inscrire un but gagnant, c’est bon pour la confiance. »

Cette confiance avait bien besoin d’être consolidée, puisqu’en plus de toute la pression qui l’entoure depuis l’ouverture du camp, le Lightning a décidé d’employer Drouin au centre, ce qui représente un changement de position par rapport à sa position naturelle d’ailier qu’il a occupée au cours de la majorité de son passage chez les juniors.

« Lorsqu’ils m’ont annoncé que [j’allais évoluer au centre], j’ai été quelque peu surpris, a admis Drouin. J’avais joué à l’aile gauche dans le junior, alors ce fut un ajustement. »

Un ajustement qu’il avait prévu apporter?

« Non, pas vraiment, a avoué Drouin. Ils me l’ont annoncé au cours du tournoi des recrues, et ils souhaitent toujours que je joue à cette position, et ça ne me dérange pas. J’évolue donc au centre et cela fait mon affaire si c’est la position qu’ils souhaitent me voir occuper. De toute façon, je ne peux pas y faire grand-chose. »

Selon le directeur général du Lightning Steve Yzerman, ce changement de position est on ne peut plus logique.

« Nous croyons simplement qu’il est un joueur de centre, a déclaré Yzerman. Je sais qu’il peut évoluer à l’aile, je ne suis pas inquiet à ce propos, mais il a déjà évolué au centre avant de se retrouver à Halifax (dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec). Nous avons seulement décidé de le placer au centre. Nous pouvons le retourner à l’aile à n’importe quel moment, mais pour l’instant, nous souhaitons l’observer au centre.

« C’est un jeune très intelligent. Il est très tranquille. Je crois qu’il assimile tout cela et qu’il apprend. La marche est très haute entre le junior et un premier camp dans la LNH, lorsque l’on constate à quel point les joueurs sont gros, forts et rapides. Il apprend beaucoup, et je crois qu’il s’adapte bien. »

En plus de sa nouvelle position sur la glace, Drouin a dû s’adapter à plusieurs autres choses.

« Le rythme est très rapide, a mentionné Cooper. On ne peut pas simplement faire acte de présence. Il doit s’habituer à la vitesse du jeu et, peu importe le joueur, cela prend du temps. Lentement mais sûrement, il s’acclimate. Il lui arrive de se faire prendre, car il reste immobile un peu trop longtemps. À une reprise, il s’est fait sonner les cloches par une mise en échec légale, mais c’est parce qu’il avait la tête basse. Encore une fois, c’est causé par le rythme du jeu, et je ne crois pas que vous allez le voir se faire frapper de la sorte très souvent. Mais ça lui arrivera tôt dans sa carrière. La première fois, il s’est relevé immédiatement, n’a pas raté une présence et a continué à travailler fort. »

Le rythme de la LNH est évidemment plus rapide que ce à quoi est habitué Drouin, et faire le saut du junior à la LNH n’a jamais été facile. Pour comprendre à quel point la tâche est difficile, Drouin n’a qu’à regarder du côté de son coéquipier Steven Stamkos, qui a passé une bonne partie de sa première campagne sur la galerie de presse, à observer son équipe et à prendre des notes. La marche est haute, et pour bien d’autres raisons que la vitesse du jeu.

« Beaucoup de choses arrivent en même temps, et je n’ai que 18 ans, a noté Drouin. Je suis jeune. Cela fait beaucoup; le camp d’entraînement, les pratiques... c’est exigeant. Les parties sont difficiles et on ne bénéficie pas de beaucoup de repos, mais les gars de l’équipe ont été extraordinaires. Tous les vétérans m’ont aidé en dehors de la glace et m’ont indiqué quoi faire. »

Mais pourront-ils toujours donner des conseils à Drouin lorsque le camp se terminera dans 15 jours?

La compétition est forte au camp du Lightning, et trois ou quatre postes sont probablement disponibles à l’attaque alors que huit ou neuf joueurs sont dans la course, et tous, à l’exception de Drouin, possèdent de l’expérience dans la LNH ou la Ligue américaine de hockey. Plusieurs de ces joueurs peuvent être cédés à Syracuse, le club-école du Lightning dans la Ligue américaine de hockey (LAH), sans avoir à passer par le ballottage, et ne pourront donc pas être réclamés par une autre formation.

Drouin aura droit à une période d’essai de neuf parties avant qu’une décision finale ne soit prise. Il faudra alors décider de le garder avec le grand club toute la saison ou encore de le céder à son équipe junior. Plusieurs des joueurs qui sont en compétition directe avec lui ont offert de belles performances jusqu’ici. Brett Connolly a récolté trois buts en deux matchs préparatoires, J.T. Brown a amassé trois points en deux matchs et Ondrej Palat a obtenu deux buts en deux rencontres.

Le Lightning semble cependant déterminé à donner une chance à leur récent choix de première ronde, et s’il ne fait pas partie de l’alignement final, il aura probablement fait partie des dernières coupures.

« Il est beaucoup trop tôt pour prendre une décision, a souligné Yzerman. Nous savons quelles habiletés il possède. Maintenant, nous voulons simplement le laisser jouer et apprécier son premier camp d’entraînement et les matchs préparatoires. Nous n’allons donc pas l’évaluer tout de suite.

« Il n’a disputé que deux matchs préparatoires, et nous en avons trois autres à l’horaire. Il participera peut-être aux trois rencontres. Nous allons continuer de le surveiller. Il n’y a pas d’urgence, ni de date butoir. »

Néanmoins, son but vainqueur en fusillade a prouvé quelque chose à la direction, et il a fait des merveilles pour la confiance de Drouin.

« C’est la feinte que j’effectue toujours, a-t-il avoué. Je l’utilisais dans le junior. J’effectue une feinte puis je ramène la rondelle sur mon revers, et je m’assure de la soulever. Il s’agit de ma feinte favorite. »

 

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