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Marchand a pris de la maturité sur la glace et en dehors de la glace

jeudi 2013-09-19 / 1:32 / LNH.com - Nouvelles

Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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Marchand a pris de la maturité sur la glace et en dehors de la glace

BOSTON – Il existe de nombreuses images passées au rang d’icônes suite à la victoire des Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley en 2011: le capitaine Zdeno Chara en train de soulever la Coupe au-dessus de sa tête tout en laissant sortir un monstrueux rugissement, un million de partisans qui prennent part à un défilé en l’honneur de l’équipe, la cérémonie de la remise des bagues et la levée de la bannière à l'ouverture de la saison 2011-12.

Puis il y a eu certains comportements de la part des jeunes attaquants Brad Marchand et Tyler Seguin, durant l'été de 2011.

Alors que les Bruins sortent d’une deuxième participation à la finale de la Coupe Stanley en 24 mois, une défaite en six matchs face aux Blackhawks de Chicago, l'un des ces deux jeunes attaquants évolue maintenant pour les Stars de Dallas, tandis que l'autre tente de continuer son ascension vers la célébrité dans LNH.

Marchand a admis avoir eu un « petit choc » lorsque Seguin a été échangé à Dallas le 4 juillet. Mais aussi près qu’ils ont pu l’être en tant qu’amis et coéquipiers, ils ont emprunté des chemins passablement différents depuis l’été du championnat. Si certaines décisions prises par Seguin en dehors de la patinoire peuvent avoir joué un rôle dans la transaction l’ayant fait passer à Dallas, l’engagement de Marchand à prendre de la maturité comme joueur et comme personne en a fait une pierre angulaire de cette organisation.

« Je pense que nous avions un excellent groupe de leaders et ils vous forçaient à rester terre-à-terre, a dit Marchand à LNH.com. Tout le monde dans le vestiaire s’assure que vous gardiez la tête froide. Le plus gros changement après avoir gagné la coupe, c’est que pour un moment, tout semble être 100 fois plus gros et à partir de là, tout le monde a semblé faire un excellent travail pour ramener les gars. Il y a beaucoup de gars qui me parlaient et me poussaient dans la bonne direction. Heureusement, j'ai esquivé quelques coups. »

Il a bénéficié de beaucoup d'aide. Il y a eu des réunions avec le personnel d'entraîneurs et la direction ainsi que des conversations à cœur ouvert avec des coéquipiers, qui ont contribué à le faire mûrir.

« Après avoir gagné, nous avons célébré, comme le ferait, je pense, n'importe quel jeune après avoir remporté la Coupe. Et je ne pense pas que si je pouvais revenir en arrière je changerais quoi que ce soit, explique Marchand. J'ai passé un bon moment et cela pourrait être une occasion unique dans une vie. Mais en même temps, il arrive un moment où vous devez réaliser qu’il y a un travail à faire et que vous avez une réputation, vous voulez qu’elle soit bonne. En quelque sorte, ils m’ont assis et m’ont dit des choses du genre : ‘parfait, nous comprenons, mais il faut te reprendre et recommencer.’ À partir de ce point, je me suis remis sur les rails. »

Les coéquipiers de Marchand ont noté que ce dernier devenait de plus en plus professionnel.

« Il a mûri récemment. C'était un jeune homme quand il est arrivé ici il y a trois ou quatre ans, a déclaré l'attaquant Shawn Thornton. Il a définitivement grandi en prenant de l’âge et il s’est un peu calmé, ça a certainement aidé son jeu. Il faut les prendre par la main à l’occasion. Nous sommes tous passés par là. Il faut de toute évidence quelques années quand vous êtes sous la loupe du public. Je pense que parfois les gens oublient que ces jeunes arrivent et ont le même âge que ceux qui vont au collège. Et n'oubliez pas les choses stupides que l’on peut faire au collège.

« Il a grandi. Je pense qu'il a grandi en tant que joueur, il a grandi en tant qu'adulte. »

Sur la glace, Marchand a prouvé qu'il n'était pas un feu de paille en marquant 27 buts (six de plus que la saison précédente) en 2011-12. Ses 18 buts inscrits au cours du calendrier réduit de 48 rencontres la saison dernière lui auraient permis de connaître sa première campagne de 30 buts sur une saison complète et ses 36 points ont représenté un sommet au sein de son équipe.

Il a été un contributeur clé pendant le parcours des Bruins jusqu’à la finale lors du printemps dernier, bien que ses quatre buts inscrits lors des éliminatoires de la Coupe Stanley ont représenté une baisse importante par rapport aux 11 filets enregistrés l’année du championnat.

L'émergence de Marchand en tant que solide joueur dans les deux sens de la patinoire (un différentiel de plus-76 pour l’ensemble de sa carrière), lui a valu une invitation au camp d'orientation de l’Équipe olympique du Canada le mois dernier. C’était là une autre expérience sur laquelle le joueur de 25 ans peut bâtir.

« D’être là avec tous ces gars, c’était très amusant et c’était un très grand honneur. J’ai essayé d’en retirer le plus possible », a dit Marchand.

La prise de maturité de Marchand en dehors de la patinoire pourrait se refléter sur ses performances sur la glace. Même s’il est reconnu comme étant l’une des pires pestes de la LNH, il croît que de moins jouer à l’agitateur pourrait lui permettre d’obtenir plus de production offensive, du moins jusqu’à un certain point.

« Oui, un peu. Ce n'est plus un aspect aussi important pour moi », a déclaré Marchand en répondant à une question sur la modification de son style. « Je veux être un meilleur joueur, un meilleur élément dans les deux sens de la patinoire, un style plus près de ce genre de joueur [en parlant du style pratiqué par son compagnon de trio Patrice Bergeron]. Mais je vais certainement continuer à le faire [le rôle d‘agitateur auprès de ses adversaires], ça ne sortira pas de mon jeu, mais je vais juste prendre un peu de recul. »

Le directeur général Peter Chiarelli a dit qu'il composait très bien avec le fait de voir Marchand être davantage reconnu pour les points que pour les poings, pourvu qu’il n’oublie pas ce qui l’a conduit jusque là. Marchand envisage d’être une partie importante du meilleur trio des Bruins dans les deux sens de la patinoire, en compagnie de Bergeron et du nouveau venu Loui Eriksson, qui est arrivé de Dallas et qui remplacera Seguin du côté droit.

« Je ne pense pas que cela va l’affecter. Chaque fois que je parle de lui, je parle de l'équilibre, et je pense que l'équilibre se transpose à mesure qu’il mûrit et qu’il passe plus de temps dans la Ligue, a dit Chiarelli. Et quand cet équilibre se transpose, il n’a pas à se concentrer pour le faire, il peut maintenir cet équilibre, mais c’est un peu plus naturel. S’il s’en égare un peu, je n’ai pas de problème avec cela puisque c’est un bon joueur.

« Je crois que son jeu a probablement pris de la maturité. »

Chiarelli a vu grandir Marchand depuis sa sélection en troisième ronde du repêchage, vers un joueur qui aspire à participer aux Jeux olympiques. Le DG l’a récompensé avec un contrat de deux ans en septembre 2011 et a prolongé cette entente lors de la campagne suivante en lui offrant un pacte de quatre saisons qui débutera cette année. Le montant de Marchand sur la masse salariale des Bruins a doublé et sera maintenant de 4,5 millions $ annuellement, mais il ne pense pas que son nouveau contrat va causer des problèmes.

« Je pense que tout est dans la façon dont vous vous entraînez, comment vous vous préparez. Je veux juste dire que ce n’est pas parce que j’ai un plus gros contrat que je suis rentré chez moi cet été et que je me suis préparé différemment ou que je ne me suis pas entraîné aussi fort juste parce que j’avais signé une entente à long terme... a expliqué Marchand. Je suis rentré chez moi, je me suis entraîné aussi dur que je le fais habituellement. Je veux faire partie de cette équipe encore longtemps. »

 

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