Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Cinq questions : Tortorella à propos du changement de culture des Canucks

mardi 2013-09-17 / 7:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

La chronique hebdomadaire de LNH.com appelée Cinq questions avec… est de retour pour la saison 2013-14. Nous nous entretiendrons avec des personnalités phares du monde du hockey et nous leur adresserons des questions qui permettront d'avoir un aperçu de leurs vies, leurs carrières et l'état de leurs formations.

La plus récente édition met en vedette l’entraîneur des Canucks de Vancouver John Tortorella.

John Tortorella s’est immergé dans son premier camp d’entraînement à la tête des Canucks de Vancouver, creusant pour en apprendre davantage à propos de ses nouveaux joueurs, à propos de leur identité déjà présente et de celle qu’il estime qu’ils doivent créer.

Il a offert à LNH.com un aperçu de ce que représente le fait d'être l'une des voix les plus controversées dans la LNH, ce qu'il veut voir de la part de sa nouvelle équipe et pourquoi il dirige de la façon dont il le fait, le tout au cours d’une conversation téléphonique de 20 minutes.

Voici Cinq questions avec ... John Tortorella:

Vous avez parlé de vos sentiments à l'égard de Twitter [la semaine dernière] et cela s’est retrouvé partout dans les manchettes, sur chaque site et cela a attisé beaucoup de conversations à travers la LNH. Vous parlez de la façon dont vous allez être plus aimable, que vous allez être un Tortorella plus gentil avec les médias et cela devient un sujet majeur. Que représente, pour vous, le fait de savoir que ce que vous direz fera toujours les manchettes, pour ainsi dire ?

« Pour être très honnête avec vous, je ne lis pas les journaux, mais si mon opinion à propos de Twitter a fait les manchettes, c’était une journée vraiment tranquille. Mais je suppose que c’est ainsi que cela fonctionne ici et je n’y peux rien. Comme on fait son lit, on se couche. Je le réalise. Je ne sais pas, c’est une chose que je ne comprends pas, mais je comprends que j’ai fait quelques erreurs de parcours. Mais vous savez quoi ? Je vais continuer de tenter de répondre aux questions du mieux que je le peux. Je ne me contenterai pas de répondre uniquement aux questions sur le hockey et répéter les clichés et les trucs du genre. Je ne pense pas que le commentaire à propos de Twitter était une grosse histoire, mais je suppose qu’on en est là. »

Quand pensez-vous que vous serez à l’aise, où êtes-vous déjà à l'aise en sachant ce que vous avez sous la main à Vancouver et de quelle façon cette équipe peut jouer ?

« Je n'ai pas la moindre idée de ce qu’est cette équipe. Je vais vous dire une chose: chaque jour que je suis avec eux, je suis tellement impressionné par les Sedin. C'est l'une des choses les plus importantes en tant que nouvel entraîneur au sein d’une nouvelle organisation. Voir vos deux meilleurs joueurs agir ainsi, vaquer à leurs occupations, se débrouiller dans le vestiaire et faire ce qu'ils doivent faire sur la patinoire, en passant au travers les entraînements que nous avons eus, c'est un énorme plus pour moi.

« Je n'ai pas fait de mystère à ce sujet, je tiens à avoir des jeunes dans l’alignement et nous avons besoin de jeunes joueurs au sein de la formation, mais s’ils ne regardent pas ces deux gars-là et ne prennent pas exemple sur la manière dont ils vaquent à leurs occupations, ils sont fous. Chaque jour c'est tellement impressionnant. J'entends les gens affirmer qu'ils sont mous et dire ceci et cela, mais juste la classe qu'ils ont démontrée jusqu'ici et combien ils travaillent fort, cela va juste rendre mon travail plus facile, alors que j’ai à vendre la façon dont nous voulons jouer. »

En regardant les reprises des matchs des Canucks de la saison dernière, qu’avez-vous vu qui doit changer pour ramener cette équipe au niveau où elle était en 2011, alors qu’elle bataillait pour la Coupe Stanley ?

« Eh bien, je pense que c’est l'état d'esprit.

« Les Sedin, lorsque vous les regardez sur vidéo, il ne se passe rien et soudainement, bang, il y a un but. Ils créent quelque chose à partir de rien. Je pense que nous avons des personnes de qualité en attaque, mais la chose qui m’a sauté aux yeux, c'est que je pense que ce n’était pas une équipe contre qui il était suffisamment difficile de jouer. Et je n’essaie pas de critiquer parce que l’organisation a connu beaucoup de succès. Ils étaient là et ils ont pu compter sur de très bonnes personnes ici, je peux le constater, mais pour traverser un calendrier de 82 parties et essayer de vous retrouver là où vous le voulez dans les séries éliminatoires et vous rendre là où tout le monde le désire, vous ne pouvez pas y arriver uniquement avec des jeux de passe et en vous tenant en retrait.

« Tout le monde parle de créer de l’attaque. Tout le monde veut plus d'offensive et des jeux de passe ‘tic-tac-toe’. Oui, c'est bien d'en avoir un peu ici et là, mais cela n’arrive pas très souvent. C'est là que je vois une faiblesse dans ce club, autant que de maintenir un échec avant continu, de s’accrocher à la rondelle, de démontrer plus de fougue.

« Chaque fois que j'ai utilisé ce mot, fougue, à New York, on parlait de la défensive, ça n’est pas une question de défensive. La fougue, c’est jouer un style complet. Je pense que c’est une équipe expérimentée qui était là il y a trois ans, à une seule victoire d’y parvenir, mais je pense simplement qu’elle a besoin de changer son état d’esprit à savoir à quel point il faut jouer dur. C’est mon plus gros travail. Ce n’est pas d’être au tableau avec les X et les O, mais bien de travailler l’état d’esprit qu’il faut avoir en tant que joueur. »

Parlant de mentalité, vous auriez pu arriver avec une controverse difficile au niveau des gardiens, ou à tout le moins avec un gardien numéro un malheureux, mais vous avez Roberto Luongo et il semble vouloir embarquer à bord. Vous n'êtes pas du genre à vous soucier des gardiens trop souvent, du moins c’était le cas avec Henrik Lundqvist parce que vous n'en avez jamais ressenti le besoin, mais qu’est-ce que cela représente pour vous et pour votre transition au sein d’une nouvelle équipe, de savoir que vous avez votre homme, que c’est un gars établi et cette position semble être une chose réglée?

« Je n’avais jamais rencontré Luongo avant le camp ici, mais je l’ai vu jouer lorsque j’étais à Tampa et qu’il était en Floride. J’ai parlé à plusieurs personnes après la transaction (qui a fait passer Cory Schneider aux Devils du New Jersey) après le repêchage et la première chose qu’ils m’ont dite, c’est à propos du type de professionnel qu’est Roberto. Louie (Luongo) en a discuté. Il a dit que c’était fait et qu’il n’était pas content à propos de certaines choses, mais cela arrive à plusieurs joueurs. Vous n’avez pas à toujours être heureux. Je sais qu’avec le joueur que j’ai ici, peu importe ce que diront les gens ou peu importe les distractions qui seront présentes à cause de tout ceci, il est prêt à jouer. J’ai vu combien ce joueur travaille fort. J’ai vu comment ses coéquipiers vont vers lui. C’est tout un gardien et je ne crois pas que nous aurons un problème. Il veut seulement jouer. »

Il s'agit plus d'une question de philosophie de l'entraînement parce que vous voulez que vos gars bloquent les tirs. Ne craignez-vous pas que lorsqu’un attaquant ou un défenseur se couche pour bloquer un tir, il se sort du jeu et limite une possibilité de jeu de transition ? Et quand vous avez un gardien de classe mondiale comme Lundqvist ou Luongo, pourquoi ne préférez-vous pas le laisser voir venir le tir plutôt que de placer un gars devant lui ?

« Il arrive certaines situations où vous devez laisser le tir au gardien et c’est une question de fraction de seconde, mais je crois qu’on pense trop. Je veux faire A avant de faire B. Si je peux avoir quelqu’un devant un tir et que nous avons le courage de le faire, la rondelle ne se rend même pas au filet et n’a aucune chance de rentrer dans le but. Oui, il y aura des déviations, des joueurs qui feront écran, mais je pense que c’est la bonne manière de jouer en défensive dans cette situation, que de bloquer les tirs. »

« Il y a une autre facette. Vous tentez de développer une culture. Je vous en ai fait mention plus tôt lors de cette conversation, qu’une partie de ce que j’estime que nous devons faire ici à Vancouver, est de créer un nouveau genre d’identité. Quand votre équipe bloque des tirs, lorsqu’un Sedin bloque un tir, où peu importe qui le fait, cela crée un sentiment de responsabilité et une culture qui fait de votre équipe, une formation difficile à affronter. Mais si un Sedin bloque un tir, comment pensez-vous que réagiront les joueurs sur le banc ? Pour moi, c’est énorme pour une équipe, de voir un de ces gars bloquer un tir, un de vos meilleurs joueurs, des joueurs qui ont été parfois critiqués parce qu’ils n’étaient pas prêts à jouer cet aspect du jeu. Que pensez-vous qu’il adviendra de l’équipe ? Les joueurs se sentiront plus grands de dix pieds et ils emboîteront le pas. Si lui bloque un tir, je dois m’impliquer.

« Ce n’est pas la seule bonne façon de jouer en défensive, mais je pense que cela aide à développer l’identité et la culture dans votre vestiaire. »

Question en prime : Devrions-nous assumer que les Sedin vont bloquer des tirs ?

« Ils vont tuer des pénalités et j'espère qu'ils le feront [bloquer des tirs], parce que je sais que tant Danny que Hank en veulent plus. Fort de mes conversations avec eux cet été, je sais qu’ils en veulent plus. Je l'ai dit à l'équipe que je vais en demander plus de la part de tout le monde dans cette équipe et ils ont embrassé l’idée. Pour eux, afin d’en obtenir plus ils devront être placés dans plus de situations, pas seulement offensivement, mais loin de la rondelle et ils vont devoir tuer des pénalités, et ils peuvent être des éléments très dangereux en désavantage numérique. Donc, s’ils doivent tuer des pénalités, ils vont finir par devoir bloquer des tirs. Comme ils pourront le constater, je pense qu’ils vont se sentir encore meilleurs puisqu’ils seront encore plus complets à cause de leur manière de penser.

« Je suis persuadé que la prochaine question que vous allez me poser c’est qu’adviendra-t-il s’ils se blessent ? C’est ainsi. Vous devez jouer de la bonne façon. Vous pouvez vous blesser de bien des manières différentes. Vous devez jouer de la bonne manière et c’est ce que nous ferons. »

Pour toutes les nouvelles et analyses des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2014, choisissez votre séries
vs.
Detroit mène la série 1-0
vs.
Montréal mène la série 2-0
vs.
La série est à égalité 1-1
vs.
La série est à égalité 1-1
vs.
Le Colorado mène la série 2-0
vs.
St. Louis mène la série 2-0
vs.
Anaheim mène la série 2-0
vs.
San Jose mène la série 1-0
 

La LNH sur Facebook