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Personne n’ose prononcer le mot « dynastie » au camp des Blackhawks

jeudi 2013-09-12 / 12:40 / LNH.com - Nouvelles

Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com


SOUTH BEND, Indiana – Il allait de soi que le camp d’entraînement des Blackhawks de Chicago se mette en branle mercredi à l’aréna Compton Family de l’Université de Notre-Dame.

Les joueurs se sont soumis aux examens physiques annuels à l’autre extrémité du stationnement du stade de Notre-Dame, là où les Fighting Irish poursuivent leur tradition d’excellence tous les samedis de l’automne.

Si une autre équipe peut comprendre cette pression, ce sont bien les Blackhawks.

Après avoir remporté la Coupe Stanley pour une deuxième fois en quatre ans, les champions de la LNH souhaitent poursuivre sur leur lancée en 2013-14. Cette fois-ci, ils veulent éviter de tomber dans le piège du « lendemain de veille » des champions.

« On se fait souvent parler de ce fameux “lendemain de veille” des champions, mais on aborde la chose de façon positive », a déclaré le défenseur Duncan Keith la veille de l’ouverture officielle du camp. « On voit ça comme un défi. Il faut connaître un bon début de saison et je pense que tous mes coéquipiers sont impatients de sauter sur cette occasion. Ils veulent bien commencer l’année et démarrer en lion pour montrer que nous sommes prêts. »

Alors qu’ils se préparent à se mesurer à ce nouveau défi, le reste du monde du hockey les observe et une question revient constamment : assistons-nous à la naissance d’une dynastie?

Les Blackhawks ne veulent pas en discuter, pas pour le moment du moins. Toutefois, plus ils esquivent le sujet, plus on a l’impression que le mot « dynastie » a été écrit sur un tableau quelque part au United Center.

« C’est important pour [le directeur général] Stan Bowman et [l’entraîneur] Joel Quenneville de faire passer le message que le chapitre de l’équipe championne de la Coupe Stanley de 2013 est terminé », a expliqué John McDonough, président et chef de la direction des Blackhawks, mercredi lors d’une conférence de presse au cours de laquelle on a annoncé que Bowman avait obtenu une prolongation de contrat. « Il faut passer à autre chose. Je suis très fier de notre organisation, mais on n’est pas encore satisfaits. En fait, on est loin d’être satisfaits. On doit encore beaucoup s’améliorer. »

Beaucoup s’améliorer? Sérieusement?

« Je sais que ça peut paraître absurde après avoir gagné deux fois la Coupe Stanley en quatre ans, mais notre organisation a des attentes très élevées, a ajouté McDonough. Il n’y a pas beaucoup de journées de relâche au United Center, comme peut le confirmer Stan. On fait tout ça pour que notre organisation s’améliore de jour en jour. »

Les médias vont commencer à mentionner plus souvent le mot « dynastie » si les Blackhawks continuent de trôner au sommet du classement, mais les joueurs essaient de l’éviter. Par contre, ils ne se gênent pas pour dire qu’ils doivent absolument rester concentrés. C’est ce qui leur a permis de dominer outrageusement la saison dernière et c’est comme ça qu’ils comptent pouvoir continuer de s’améliorer d’une année à l’autre. Et sur papier, leur philosophie semble fonctionner.

Cette saison, l’alignement des Blackhawks ne sera pas très différent de celui qui a remporté la Coupe Stanley en six parties face aux Bruins de Boston en 2013. Leur noyau de vedettes, formé du capitaine Jonathan Toews, de Marian Hossa, de Patrick Kane et de Patrick Sharp, est demeuré intact.

Pour rester dans l’esprit de l’université catholique de Notre-Dame, on pourrait les appeler les « Quatre cavaliers de l’Apocalypse » des Blackhawks.

Chicago a perdu quelques morceaux pendant la saison morte, notamment le centre Dave Bolland ainsi que les attaquants Michael Frolik et Viktor Stalberg, mais ses vedettes sont au sommet de leur art. Contrairement à 2010-11, les Blackhawks comptent sur plusieurs excellents espoirs prêts à soutenir les joueurs clés et sur une impressionnante collection de vétérans discrets mais fiables.

Bowman a offert des prolongations de contrat à Quenneville, au gardien de but Corey Crawford, à l’attaquant Bryan Bickell et au défenseur Niklas Hjalmarsson cet été. Le DG a préservé l’intégrité de ses troupes, car c’est l’élément clé de la réussite.

« Je ne suis pas très à l’aise avec le terme “dynastie”, a révélé Bowman. On cherche à être une équipe qui peut aspirer aux grands honneurs toutes les années. On veut maintenir ce niveau d’excellence pendant de nombreuses saisons, pas seulement cette année ou l’année prochaine. Seul l’avenir nous le dira, mais nous ne faisons que commencer. »

En d’autres mots, ils veulent devenir une véritable dynastie, même s’ils refusent d’utiliser ce terme. L’instauration d’un plafond salarial en 2005-06 devait assurer une meilleure parité entre les 30 formations de la LNH. C’est ce qui s’est produit, mais il y a toujours des exceptions. Jusqu’à présent, les Blackhawks de Bowman sont cette exception.

Non seulement ont-ils survécu aux grands chambardements qui ont touché leur formation après leur conquête de 2010, mais ils sont aussi parvenus à établir de bonnes fondations pour l’avenir immédiat et à long terme. Le débat prendra fin seulement s’ils deviennent la première équipe de la LNH à remporter deux titres de suite depuis les Red Wings de Detroit en 1998 et 1999.

Qu’ils le veuillent ou non, les Blackhawks seront alors qualifiés de « dynastie ». Et il n’y a aucune raison de penser qu’ils ne pourront pas répéter leurs exploits cette année.

Après avoir prolongé plusieurs ententes cet été, Bowman s’est tourné vers les dossiers les plus importants de l’année, Toews et Kane. Les contrats de ces deux joueurs étoiles expirent après la prochaine campagne et Bowman a affirmé au site Web de l’équipe qu’ils demeureront avec l’organisation. C’est une affirmation courageuse et il en a rajouté mercredi.

D’où lui vient cette belle confiance?

« Ils veulent gagner, a renchéri Bowman. Ils veulent gagner cette année et l’année prochaine et je peux leur assurer que c’est aussi l’objectif de l’équipe d’une saison à l’autre. Parfois, on se perd dans les détails, mais quand on peut compter sur deux joueurs aussi talentueux et qui sont de bonnes personnes, on s’arrange toujours pour trouver un moyen de les garder. »

Lors de la saison 2012-13 écourtée par le conflit de travail, les Blackhawks ont dû disputer 71 rencontres pour mettre la main sur la Coupe Stanley. C’est 33 de moins qu’en 2010. En théorie, ils devraient être plus reposés cette année. Après une brève pause estivale, seule leur motivation pourrait être remise en question, mais Quenneville ne semble pas inquiet.

« Ces gars-là adorent gagner et ils veulent toujours être les meilleurs, a expliqué Quenneville. Et ils sont capables de transmettre cette soif de victoire à leur entourage. Leurs coéquipiers dans le vestiaire et les nouveaux venus les admirent pour cette raison, parce qu’ils ne se contentent pas d’être seulement bons. Ils veulent être les meilleurs. »

Peut-être même… devenir une dynastie.

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