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Les Canucks bien au fait de ce qui les attend au camp sous la férule de Tortorella

mercredi 2013-09-11 / 23:40 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Les Canucks bien au fait de ce qui les attend au camp sous la férule de Tortorella

VANCOUVER - Quand les Canucks de Vancouver ont quitté pour l'été, peu de temps après une deuxième sortie expéditive de suite des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, on a beaucoup parlé de changements. Quatre mois plus tard, la plupart des joueurs sont de retour.

À l'exception d’avoir fait un saut en arrière de deux ans en réinsérant le gardien Roberto Luongo en tant que numéro un, la « remise à zéro » promise par le directeur général Mike Gillis s’est essentiellement limitée à l’embauche d’un nouvel entraîneur, John Tortorella, et à de nouveaux adjoints.

La question est maintenant de savoir si cela est suffisant. Est-ce qu’un entraîneur peut faire une grosse différence à la tête d'une équipe vieillissement qui il y a deux ans est passée à une victoire de remporter la Coupe Stanley ?

Les Canucks misent sur l’idée que la réponse est oui, même si mercredi, au début du camp d’entraînement, le plan de Tortorella est tout simplement d’en demander plus de la part des mêmes joueurs, incluant demander plus de mordant à une formation davantage reconnue pour ses aboiements.

« Nous avons besoin de plus de la part de tout le monde, et les joueurs savent cela et je pense qu'ils sont prêts à le faire », dit Tortorella.

La première étape sera un camp d'entraînement qui promet de se dérouler à un rythme plus intense et rapide que ceux dirigés pas son prédécesseur, Alain Vigneault, qui a été congédié après avoir remporté un seul match éliminatoire au cours des deux dernières saisons et qui se retrouve dans la position laissée vacante suite au départ de Tortorella avec les Rangers de New York. Les joueurs des Canucks se sont préparés tout l’été pour un « Camp sous les ordres de Tortorella. »

« Évidemment, sa philosophie est d'avoir un camp d'entraînement rigoureux et de nous pousser aussi fort qu'il le peut. Cette philosophie se base sur l’idée que vous vous entrainez vraiment dur pour rendre le jeu plus facile, a déclaré le vétéran défenseur Kevin Bieksa. Nous sommes bien conscients de ce qui nous attend en ce qui concerne les tests, l’entraînement et les séances de patinage et toutes ces choses, et ce groupe accueille bien cela. »

Les Canucks ont longtemps prêché un haut niveau de conditionnement physique, prenant les nouveaux arrivants au dépourvu et levant le ton, parfois même en allant jusqu’à les laisser au banc dans le cas de ceux qui n’arrivaient pas à suivre.

« Mais cela ne signifie pas qu’un entraîneur ne peut pas arriver et nous pousser encore plus fort, explique Bieksa. Il va nous pousser plus fort et nous dire la simple vérité et peut-être qu’à l’occasion, nous avons encore plus besoin de ça. Nous avons besoin de savoir quand nous ne donnons pas le meilleur de nous-mêmes, quand il y en a encore dans le réservoir, lorsque notre exécution n’est pas là ou que nous manquons de concentration. Et j'espère que nous pourrons construire sur ça dans le vestiaire. »

Laisser le soin à ce vestiaire de se gérer lui-même est une chose que Vigneault a permise, mais après être passé à une victoire de la première Coupe Stanley de l’histoire de la concession contre les Bruins de Boston en 2011, Vancouver a remporté un seul match au cours des deux dernières séries éliminatoires, s’inclinant contre les éventuels champions de la Coupe Stanley, les Kings de Los Angeles en cinq matchs en 2012, avant d'être balayé par les Sharks de San Jose au printemps dernier.

Vigneault a donc quitté et Tortorella est arrivé, avec la promesse d’obtenir plus de mordant et d’agressivité d’un alignement construit sur la vitesse et les habiletés.

« Ce dont je veux parler c’est de créer une culture et une identité, dit Tortorella. Je crois que cela peut être fait à partir de l'intérieur, et encore, il ne s'agit pas de se bagarrer. Il s'agit de petites choses, de protéger la rondelle, de garder la rondelle le long de la rampe quand vous ne pouvez pas la sortir, plutôt que de forcer un revirement. Ce sont tous les petits détails que nous allons passer en revue et je pense que c'est la façon dont vous développez. Bloquer des rondelles… Vous jouez en défensive parce que vous bloquez des tirs, mais le fait de bloquer des tirs, cela permet de développer une culture et lorsque vous voyez les Sedin qui bloquent des lancers, regardez la réaction au banc. Ça fait grandir de 10 pieds. Et ces petites choses aident à développer qui vous êtes en tant qu’équipe. »

Malgré une réputation de pousser les joueurs et de tout ce qu’on a dit à propos d’un Tortorella plus gentil et affable avec les médias, il n’a jamais promis la même chose avec les joueurs. L’entraîneur va utiliser le camp d'entraînement pour se forger une meilleure idée de ses joueurs et de la façon de les motiver.

« En ce moment je l’ignore », a-t-il dit lorsqu'on lui a demandé qui il devait pousser davantage et de quelle façon. « C’est là que la situation au jour le jour s’impose. Ce n’est pas toujours négatif. Ce n’est pas de cibler un joueur à qui botter le derrière. Ça n’a rien à voir. C’est de regarder, observer et c’est pour cette raison que je n’en peux plus d’attendre. Je veux les connaître. Je veux qu’ils me connaissent. »

Il ne faudra probablement pas longtemps pour Tortorella à comprendre qu'il a un groupe motivé, peut-être un groupe qui n’a pas digéré entendre que la fenêtre pour gagner était fermée.

« L'année dernière a été embarrassante », a dit Bieksa.

L’avant Ryan Kesler ajoute: « Nous allons prouver que beaucoup de gens ont tort, tous les sceptiques. Nous allons leur faire ravaler leurs paroles. »

Peu importe ce que les autres pensent, les joueurs comptent sur le fait qu’ils sauront à quoi s’en tenir avec Tortorella et à sa réputation de franchise qui tranche.

« Il y aura de la communication », a déclaré Bieksa, pointant vers ses coéquipiers Tom Sestito, Chris Tanev et Kesler. « Tom va savoir à quoi s'attendre soir après soir et s'il ne le fait pas, je suis sûr qu’il va en entendre parler. Kesler saura. Tanev saura que c’est de cette manière qu’il devra jouer. Il va y avoir une communication directe. On ne se souciera pas de blesser des gens. »

Interrogé à savoir si cela signifiait que ces choses étaient absentes auparavant, Bieksa hésite légèrement.

« Parfois, peut-être qu’il y avait une sorte de confusion, je ne sais pas, a-t-il dit. Alain était un grand entraîneur. Je ne dis pas que c'était sa faute. C'était peut-être le vestiaire, mais à certains moments, oui, il y avait un peu un manque de communication ».

C'est presque certain que ce ne sera pas un problème avec Tortorella en charge. La question demeure de savoir si cela suffira comme changement.

 

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