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Touchette : Bergevin a les deux mains sur le volant

mercredi 2013-09-04 / 13:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Bergevin a les deux mains sur le volant

Tout le monde il est beau, tout le monde il est fin.

Nous sommes en septembre et en septembre, c'est bien connu, tous les rêves, même les plus fous, sont permis.

Trente équipes de la LNH ont la conviction de s'être améliorées, d'être suffisamment bien nanties pour se tailler une place dans les séries éliminatoires. Et près d'une vingtaine rêve à la Coupe Stanley, si ce n'est pas plus.

Le Canadien de Montréal, qui a procédé au lancement de sa saison, mardi, lors de son traditionnel tournoi de golf, ne fait pas exception.

Il ne se compare toujours pas aux Blackhawks de Chicago, le Canadien, mais il continue d'avancer. Un coup de patin à la fois, comme on dit par chez nous.

Même si les attentes seront plus élevées, cette année, Marc Bergevin respecte son plan. Il évite les raccourcis. Et c'est tant mieux.

A la fin de la dernière saison, le directeur général du Canadien a identifié les besoins de son équipe. Et sans tambour ni trompette, il les a comblés.

D'abord, il a remplacé Michael Ryder, l'homme invisible des dernières séries de la Coupe Stanley, par Daniel Brière, qui, visiblement, a envie de faire le bonheur de ses nouveaux partisans.

Puis, il a grossi son équipe en faisant l'acquisition de l'attaquant George Parros et du défenseur Douglas Murray, qui pourrait se révéler un autre Hal Gill. Tout ce beau monde encadrera un bon noyau de jeunes joueurs, dont la progression déterminera l'allure de la prochaine saison de l'équipe.

Et, de l'avis de plusieurs, Bergevin a probablement réussi son meilleur coup lorsqu'il a embauché l'instructeur des gardiens, Stéphane Waite, investi du mandat de relancer Carey Price, l'homme qui préfère passer inaperçu lorsqu'il achète son melon d'eau, ses steak et ses céréales à l'épicerie du coin.

Waite a fait ses preuves. Corey Crawford a une bague de la Coupe Stanley et un prolongement de contrat de 36$ millions pour en témoigner. Antti Niemi aussi.

Si Price redevient un premier de classe, Waite, une fois de plus, sera proclamé le prof de l'année. Et Price ne passera plus jamais inaperçu que ce soit à l'épicerie, au salon de quilles ou ailleurs.

Une nouvelle rassurante

En attendant, Bergevin ne déroge pas de son plan. Pas de gestes spectaculaires, mais des gestes calculés, ciblés.

Sa façon de faire se veut sans doute une nouvelle rassurante pour les partisans de l'équipe. Pourquoi ? Parce qu'il y a vraiment un conducteur derrière le volant, un conducteur muni d'un GPS et qui respecte la limite de vitesse sur un circuit où le succès rapide n'est qu'illusion.

L'improvisation, qui a marqué une certaine époque a cédé la place à un plan visant à ramener le Canadien parmi l'élite. Et ça prendra le temps que ça prendra,

En cours de route, Bergevin commettra sûrement des erreurs. Qui n'en commet pas dans une ligue où même les bonnes transactions sont parfois le fruit d'un coup de chance ? Mais vu de l'extérieur, l'homme derrière le volant de la machine tricolore donne carrément l'impression de savoir où il s'en va.

Pour l'instant, le Canadien mise sur un gardien qui a besoin d'aide, une défense relativement solide, une attaque capable d'en donner un peu plus avec l'addition de Brière, mais, par-dessus tout, il mise sur un directeur général qui a vraiment

les deux mains sur le volant.

La fête du capitaine

En fin de semaine dernière, Jean Béliveau, sans doute le plus grand capitaine de l'histoire du Canadien, a célébré son anniversaire de naissance.

Si j'en glisse un mot, c'est qu'on ne se lasse jamais de dire des choses gentilles sur Béliveau

Oui, il a 82 ans bien sonnés. Le temps file. Et pas à peu près.

Je le revois encore en train de « tricoter » avec la rondelle sur la glace du Forum et d'inscrire le 500e but de sa carrière contre Gilles Gilbert, des North Stars du Minnesota en 1971. Un joueur élégant, un merveilleux fabricant de jeux. Et aussi un homme absolument charmant.

Il a 82 ans, mais, dans nos souvenirs, il aura toujours entre 25 et 30 ans.

Bonne fête ... en retard, monsieur Béliveau.

 

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