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Certaines des performances les plus inattendues dans l’histoire de la LNH

samedi 2013-08-31 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Certaines des performances les plus inattendues dans l’histoire de la LNH

Les hockeyeurs nous habituent à un certain rendement et après quelque temps, leurs statistiques se stabilisent. Or, à l’occasion, un joueur connaît une saison tellement inusitée qu’elle marque nos mémoires, le plus souvent parce que ce joueur ne parvient jamais à répéter ses exploits par la suite.

Voici certaines des campagnes les plus inattendues dans l’histoire de la LNH.

Harry Howell, Rangers de New York (1966-67)

Howell était un défenseur fiable et discret qui avait disputé 14 saisons avec les Rangers de New York et qui semblait avoir amorcé son déclin à l’aube de la campagne 1966-67. Il n’avait jamais été nommé sur l’équipe d’étoiles de fin de saison et il n’avait participé que quatre fois aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley en 14 ans à New York.

Les Rangers avaient terminé derniers au classement en 1965-66, mais ils avaient fait le plein de jeunes joueurs talentueux sous la gouverne du directeur général Emile Francis et la situation s’est renversée l’année suivante. New York occupait le premier rang à Noël et malgré une période creuse en fin de saison, les Rangers se sont qualifiés pour les séries éliminatoires pour la première fois en cinq ans.

L’une des principales raisons derrière cette progression fut la performance de Howell. Il n’avait jamais compté plus de sept buts en une saison auparavant, mais en 1966-67, il a inscrit 12 filets et il a établi une marque personnelle avec 40 points. Il a été nommé sur la première équipe d’étoiles et il a remporté le trophée Norris remis au meilleur défenseur de la LNH devant un certain Bobby Orr, qui en était à sa première année à Boston.

Howell a disputé six autres campagnes dans la LNH et il a été admis au Temple de la renommée du hockey, mais il n’est jamais parvenu à répéter ses exploits de 1966-67.

Jacques Richard, Nordiques de Québec (1980-81)

Richard a été le deuxième joueur réclamé au repêchage de 1972 de la LNH et le premier choix de l’histoire de la franchise des Flames d’Atlanta. Il n’a toutefois jamais répondu aux attentes élevées suscitées par ses performances avec les Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. À ses sept premières saisons dans la LNH, Richard n’a jamais récolté plus de 27 buts ou 43 points. Les Sabres de Buffalo l’ont libéré après qu’il eut inscrit 25 points en 61 matchs en 1978-79.

Cependant, l’arrivée des Nordiques dans la LNH l’année suivante lui a permis d’obtenir une seconde chance. En 1980-81, il a explosé lorsqu’il a été jumelé aux frères Peter et Anton Stastny. Richard a compté 52 buts et il a terminé la campagne avec 103 points, 60 de plus que son meilleur total en carrière jusque-là.

Or, toute bonne chose a une fin. Pour Richard, tout s’est écroulé quand il a été séparé des Stastny la saison suivante. Il a quitté la LNH après la campagne 1982-83. Sa saison de rêve représente plus de 30 pour cent de son total de 160 buts en carrière.

Warren Young, Penguins de Pittsburgh (1984-85)

Young a embrasé la LNH avec 40 buts dans l’uniforme des Penguins de Pittsburgh en 1984-85. Cette performance lui a mérité une place sur l’équipe d’étoiles des recrues à l’âge de 29 ans. Pourquoi n’a-t-il pas remporté le trophée Calder? Probablement parce que son compagnon de trio, un centre de 18 ans appelé Mario Lemieux, a raflé le titre après avoir été en grande partie responsable des succès de Young. Les Penguins étaient dépourvus d’options, alors ils avaient posté Young aux côtés de Lemieux, qui en a fait une vedette le temps d’une saison.

Au lieu de demeurer avec Lemieux et les Penguins, Young a choisi de se joindre aux Red Wings de Detroit à titre d’agent libre pendant l’été de 1985. Sa production a chuté à 22 buts et il a été échangé aux Penguins l’été suivant. Il avait toutefois perdu sa place sur le trio de Lemieux et il n’a compté que 8 buts en 50 parties. Il a quitté la LNH à la fin de l’année 1987. Les 40 buts marqués par Young à sa saison recrue représentent plus de la moitié de son total de 72 en carrière.

Rob Brown, Penguins de Pittsburgh (1988-89)

Peu de joueurs ont eu une carrière aussi étrange que celle de Brown dans toute l’histoire du hockey. La saison exceptionnelle qu’il a connue avec les Penguins représente plus du quart de sa production offensive totale dans la LNH.

Brown était une terreur offensive dans les rangs juniors et il a connu des saisons de 173 et 212 points à ses deux premières années à Kamloops dans la Ligue de hockey de l’Ouest. Il a aussi connu une bonne première campagne à Pittsburgh avec une récolte de 24 buts et 44 points. En 1988-89, les Penguins ont inséré Brown sur le trio de Lemieux et il a connu une saison de 49 buts, 115 points, 24 buts en avantage numérique et un différentiel de plus-27 pour ainsi aider les siens à participer aux séries éliminatoires pour la première fois depuis longtemps.

Malheureusement pour Brown, il a vite perdu sa touche magique. La saison suivante, sa production a baissé à 33 buts et 80 points, puis il a été échangé aux Whalers de Hartford pendant la campagne 1990-91. Les Whalers l’ont ensuite envoyé aux Blackhawks de Chicago en 1991-92, puis ces derniers l’ont rétrogradé dans les mineures un an plus tard.

Brown a retrouvé sa touche avec Kalamazoo dans la Ligue internationale de hockey (un des meilleurs circuits mineurs à l’époque) en 1993-94 avec une récolte de 42 buts et 155 points. C’était la première de quatre saisons consécutives de 100 points au plus pour lui dans les mineures, mais cela ne lui vaudra que quelques brefs rappels dans la LNH. Les Penguins l’ont rapatrié en 1997 et il a disputé trois autres saisons sans histoire à Pittsburgh avant de terminer sa carrière avec trois campagnes pendant lesquelles il a marqué un peu plus d’un point par match avec les Wolves de Chicago dans la Ligue internationale et dans la Ligue américaine de hockey.

Jim Carey, Capitals de Washington (1995-96)

Les joueurs offensifs ne sont pas les seuls à connaître des saisons exceptionnelles. Les gardiens de but le peuvent aussi.

Les Capitals de Washington ont réclamé Carey, un gardien de but issu d’une école secondaire de la région de Boston, au deuxième tour (32e) du repêchage de 1992 de la LNH. Il a évolué pendant deux ans avec l’Université du Wisconsin avant de faire le saut chez les professionnels. Il a brillé dans la Ligue américaine de hockey en 1994-95, puis il a été rappelé par les Capitals. En 28 matchs dans la LNH, il a présenté une fiche de 18-6-3 avec une moyenne de buts alloués de 2,13 et quatre jeux blancs.

Ce n’était qu’un aperçu de ce qui s’en venait. Bien que son taux d’efficacité soit passé de ,913 à ,906 en 1995-96, Carey a montré un dossier de 35-24-9 avec une moyenne de 2,26 et neuf blanchissages pour mettre la main sur le trophée Vézina remis au meilleur gardien de but de la LNH avant même d’avoir 22 ans.

Personne ne sait vraiment ce qui s’est produit par la suite, mais quand les Capitals ont inauguré leur camp d’entraînement en vue de la saison 1996-97, Carey n’était plus le même. Il a été échangé aux Bruins de Boston en mars 1997 et il avait quitté la LNH avant de célébrer son 25e anniversaire. Il a remporté seulement 27 victoires et obtenu trois blanchissages après avoir connu sa saison de rêve.

Jonathan Cheechoo, Sharks de San Jose (2005-06)

Cheechoo, un choix de deuxième ronde (29e) des Sharks de San Jose en 1998, a dû patienter jusqu’à la saison 2002-03 pour faire ses premiers pas dans la LNH. Il a effectué des débuts modestes en amassant 16 points en 66 rencontres, alors qu’il était surtout cantonné aux deux derniers trios. Après un été d’entraînement et de leçons de patinage de puissance, il a amélioré sa fiche à 28 buts et 47 points en 2003-04 pour ainsi aider les Sharks à participer aux séries d’après-saison.

Cheechoo a joué en Suède pendant le conflit de travail de 2004-05 et il avait inscrit 7 buts et 15 points en 23 matchs pour les Sharks en 2005-06 quand ceux-ci ont fait l’acquisition du centre Joe Thornton à la fin du mois de novembre. Aux côtés de Thornton, Cheechoo a compté 49 buts dans les 59 dernières parties de San Jose. Ses 56 filets lui ont valu le premier rang des buteurs du circuit ainsi que le trophée Maurice-Richard. Ses 93 points représentaient presque le double du total de sa meilleure campagne l’année précédente.

On attendait beaucoup de Cheechoo en 2006-07. Après tout, il pourrait disputer une première saison entière avec Thornton, dont les qualités de fabricant de jeu lui avaient valu le championnat des marqueurs dans la LNH et le trophée Hart remis au joueur par excellence du circuit. Cheechoo a plutôt dû se contenter de 37 buts et 69 points, puis sa production a chuté à 23 et 12 buts lors de deux années suivantes. Les Sharks l’ont alors échangé aux Sénateurs d’Ottawa, mais ces derniers ont racheté son contrat pendant l’été 2010. Cheechoo a passé trois saisons dans la Ligue américaine de hockey avant de se joindre au Medvescak Zagreb de la KHL cet été.

 

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