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    Le Canada a une abondance de talent au centre en vue des Olympiques

    mardi 2013-08-27 / 19:12 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Le Canada a une abondance de talent au centre en vue des Olympiques

    CALGARYSteve Yzerman ne le fera pas, mais l'option est disponible pour le directeur exécutif de l’équipe du Canada.

    Le fait est que Yzerman pourrait choisir au moins douze joueurs de centre pour faire partie de l’Équipe olympique du Canada, et cela en dit long à propos du fait que le pays dispose de beaucoup de profondeur à cette position.

    « Pour les autres équipes, c'est peut-être à l'aile ou c'est peut-être chez les défenseurs, mais de notre côté, tout le monde semble parler du centre de la glace », a dit Sidney Crosby à LNH.com. « Beaucoup de gars ont joué à des positions différentes, et s'ils ont à jouer à l’aile, ils seront à l'aise. »

    Ils feraient mieux de l'être, parce que ce sera le cas lorsque le Canada arrivera à Sotchi, en Russie, au mois de février en vue des Jeux olympiques d'hiver de 2014. Yzerman a dit à ​​LNH.com, mardi, qu’il n’opterait pas pour douze joueurs de centre, mais il a pratiquement garanti que quelques centres naturels allaient devoir se tailler une place dans la formation en tant qu’ailiers.

    C’est le message qui a été lancé lundi, quand l’entraîneur Mike Babcock a placé les 45 joueurs présents au camp d’orientation de l’équipe du Canada en situation de simulation / démonstration de jeu dans une partie de hockey balle, sur une surface aux dimensions internationales.

    Les joueurs de centre Steven Stamkos, Logan Couture et Eric Staal évoluaient à l’aile. Jeff Carter, qui évolue occasionnellement au centre, a aussi été utilisé à l’aile. Deux autres centres auraient été déplacés à l’aile, si Claude Giroux (il se remet d’une blessure) et Joe Thornton (raisons familiales) avaient été présents.

    Crosby, Jonathan Toews, Ryan Getzlaf, Mike Richards, John Tavares, Matt Duchene, Patrice Bergeron et Jordan Staal évoluaient au centre au sein de leurs trios respectifs.

    « Si vous êtes ici et que vous vous retrouvez à ​​l'aile, vous pensez que c’est un message ? » a demandé Babcock dans un entretien avec LNH.com, mardi matin.

    La réponse est oui, ils vont jouer à l’aile pour le Canada s’ils font partie de l'Équipe olympique. C’est parfait pour nous, ont répondu les centres.

    « Chaque joueur est prêt à jouer un rôle différent pour faire partie de l’équipe », a déclaré Stamkos.

    Le Canada pourrait avoir un net avantage à l'avant par rapport aux autres pays en raison de la façon dont sa profondeur au centre se déplacerait sur les ailes. Par exemple, un des aspects les plus importants pour faire partie de cette équipe, selon Yzerman et les entraîneurs, est la capacité à jouer un style de jeu sur toute la longueur de la glace, soit 200 pieds. Les joueurs de centre sont habitués à le faire, alors plus on est de fous, plus on rit, affirme Babcock.

    « Le jeu se joue avec un homme qui travaille profondément dans le territoire et les centres sont meilleurs dans cet aspect, puisqu’ils y passent davantage de temps, a révélé Babcock. Eh bien, je vais prendre trois centres. »

    Crosby s’est fait l’écho de cette mentalité.

    « En tant que joueur de centre, à l’occasion, il arrive que vous n’arriviez pas à temps et les ailiers ne sont pas toujours confortables à cet endroit, donc le fait d’avoir des gars qui sont à l’aise et habitués à couvrir toutes les zones sur la glace peut définitivement aider, explique-t-il. Vous devez être responsables dans votre territoire. »

    Crosby a également mentionné de quelle manière le fait d’avoir des centres en surplus aidera le Canada à pratiquer un style axé sur la possession de rondelle, un aspect important du jeu international.

    « Même le fait de transporter la rondelle, surtout sur ​​la grande glace, il y aura des centres qui le feront davantage et cela pourrait aider », a dit Crosby.

    Les mises au jeu représentent un autre point important; plus vous disposez de joueurs de centre, plus vous avez de chances de remporter la mise au jeu.

    « Si un joueur de centre est chassé, un autre centre naturel peut prendre la mise au jeu », a expliqué l’entraîneur adjoint Claude Julien à LNH.com. « C’est une force. »

    Il y aura également un ajustement à faire pour les centres qui auront à jouer à l’aile. Ce n’est pas un défi aussi imposant que pour un ailier qui doit évoluer au centre lorsqu’il n’est pas habitué à prendre des responsabilités supplémentaires en zone défensive. Mais Stamkos a affirmé qu’il avait eu à s’ajuster aux nuances lorsqu’il a évolué à l’aile de Claude Giroux lors du Championnat mondial de hockey de la FIHG, plus tôt cette année.

    « En tant que joueur de centre, vous pouvez patrouiller un peu partout, a expliqué Stamkos. Je me suis retrouvé à essayer de me glisser au centre de la glace un peu, mais une fois que vous réalisez que vous devez rester large et que vous pouvez utiliser votre vitesse pour demeurer le long de la rampe et créer des occasions de marquer, c’est là que ça a cliqué. Je me sentais mieux après quelques parties. »

    Tavares, qui a évolué au centre depuis qu’il a joint les rangs de la LNH, est passé par un ajustement similaire en évoluant en Suisse, durant le lock-out de l’an dernier. Il a disputé 25 rencontres à l’aile gauche et a continué à évoluer à cette position lors de la Coupe Spengler.

    « J’ai eu à faire un meilleur travail, en m’ajustant à occuper davantage de glace, que ce soit le long des rampes ou au centre, simplement pour me donner plus de temps, d’espace et de marge de manœuvre, pour être en mesure d’attaquer et d’être plus dynamique, a dit Tavares à LNH.com. Vos responsabilités sont différentes. »

    C'est l’une des raisons pour laquelle Yzerman ne prendra pas 12 centres, même s’il le peut et ce faisant, le Canada serait tout de même capable d’être un prétendant à la médaille d’or. Bien que les centres soient capables de prendre une charge de travail plus approfondie, Yzerman a dit qu'il ne peut pas ignorer l'importance d'avoir des ailiers pour faire ce qu'ils font le mieux.

    « Il faut apprécier ces petites choses que font les ailiers, ils sont bons le long des rampes, pour récupérer la rondelle, la sortir du territoire, effectuer de l’échec avant, explique Yzerman. Nous n'allons pas mettre 13 ou 14 joueurs de centre. Nous aurons besoin d’ailiers qui sont habitués de jouer à ces positions, mais il est juste de dire que nous allons probablement avoir plus de quatre joueurs de centre. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl