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    La lutte pour le titre de numéro un illustre la profondeur des États-Unis devant le filet

    mardi 2013-08-27 / 14:32 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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    La lutte pour le titre de numéro un illustre la profondeur des États-Unis devant le filet

    ARLINGTON, Virginie – À moins de six mois de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de 2014, plusieurs questions demeurent au sujet de l’équipe américaine. Or, d’après ce que l’on a pu constater à l’arrivée des 48 joueurs invités au camp d’évaluation de l’équipe nationale masculine au Kettler Arena, la question la plus brûlante est celle de l’identité du gardien de but numéro un.

    Pratiquement tous les joueurs rencontrés lors de la première journée du camp ont dû répondre à cette question. Heureusement, celle-ci touche l’un des points forts de la formation américaine et non l’une de ses faiblesses.

    Six gardiens ont été invités au camp et les six possèdent des curriculum vitae bien garnis. Le gardien de but des Sabres de Buffalo Ryan Miller a mené les États-Unis à la médaille d’argent à Vancouver il y a quatre ans et il est de retour. Jonathan Quick des Kings de Los Angeles a remporté la Coupe Stanley il y a deux ans. Craig Anderson des Sénateurs d’Ottawa a été parmi les gardiens les plus constants de la LNH lors des deux dernières campagnes.

    Jimmy Howard a suffisamment bien fait pour obtenir le poste de gardien partant avec les Red Wings de Detroit après un long apprentissage. Cory Schneider, qui a été échangé aux Devils du New Jersey en juin, a longtemps été considéré comme étant le meilleur espoir de la ligue à cette position. Enfin, John Gibson, le plus jeune gardien présent au camp, n’a toujours pas joué dans la LNH, mais l’espoir des Ducks d’Anaheim s’est illustré aux championnats mondiaux juniors et seniors.

    « Je ne voudrais pas être celui qui doit choisir les trois gardiens qui seront retenus », a répondu l’attaquant David Backes des Blues de St. Louis lundi. « Et il y a aussi quelques joueurs qui ne sont pas présents au camp qui pourraient faire le travail.

    « C’est la position où on est le plus fort. Ceci étant dit, on ne peut envoyer qu’un joueur devant le filet à chaque partie. On a des joueurs de classe mondiale à notre disposition. Ce sont nos pauvres DG qui devront prendre cette décision et je suis content de ne pas avoir à le faire. »

    Ceux qui devront assumer cette tâche sont conscients de l’importance de cette décision. C’est l’équipe de direction de la formation nationale, formée du directeur général David Poile, de son adjoint Ray Shero et du directeur du personnel des joueurs Brian Burke, qui devra trancher. L’entraîneur Dan Bylsma aura aussi sûrement son mot à dire.

    « On peut compter sur cinq ou six bons joueurs à cette position, a révélé Bylsma. J’ai surtout vu ce que ceux dans l’Est peuvent faire. J’ai vu Ryan Miller aux Olympiques de 2010 et il a probablement été le meilleur joueur de l’équipe nationale pendant le tournoi. Bien sûr, Jonathan Quick a été formidable au cours des dernières années. Lors de nos discussions cet été, le nom de Howard est souvent ressorti, car il a très bien fait. Schneider est un autre gardien que l’on va surveiller de près. On a beaucoup de profondeur et des gars avec beaucoup d’expérience et d’excellentes feuilles de route. C’est une décision difficile, pas seulement pour le poste de partant, mais aussi pour déterminer quels gardiens seront retenus. »

    Ne vous inquiétez pas, Anderson et Gibson n’ont pas été oubliés. Burke s’occupe de faire leur promotion.

    « Craig Anderson passe inaperçu aux États-Unis parce qu’il joue à Ottawa, a expliqué Burke. Il a été phénoménal au cours des dernières années. À mon avis, John Gibson est une future étoile, donc ce sera une décision difficile. On n’arrive pas avec une idée précise sur l’identité du gardien numéro 1 ou numéro 1A. On verra bien. »

    Le fait que le gardien de but partant n’ait toujours pas été identifié ne dérange aucunement celui qui a occupé cette fonction il y a quatre ans. Miller est conscient que le meilleur gardien au moment des Olympiques obtiendra le poste de numéro un, tout comme il l’avait fait aux dépens de Tim Thomas en 2010.

    « Rien n’est joué d’avance, a ajouté Miller. Notre palmarès nous a permis de nous rendre jusqu’ici et d’être invités au camp, notre performance sera ensuite le facteur clé. C’est ce qui s’est passé la dernière fois.

    « Je vais simplement m’occuper de mes affaires. Je veux être retenu au sein de la formation et je veux être celui qui arrêtera les rondelles à Sotchi. Je veux être le gardien partant, je veux jouer et c’est l’approche que je vais adopter. »

    Et c’est la même approche que préconisent ses rivaux.

    « Il faut être convaincu qu’on est assez bon pour jouer et pour faire partie de cette équipe, a avancé Anderson. Dès qu’on a l’impression de ne pas être assez bon, il vaut mieux faire ses bagages et rentrer à la maison. On est ici pour une raison : les dirigeants croient qu’on a le potentiel pour faire l’équipe. »

    Quelqu’un atteindra son plein potentiel au début du mois de février et il gagnera alors le poste de gardien de but numéro un pour aider les Américains à remporter l’or qui leur a échappé par un but il y a quatre ans. Le processus qui mènera à cette décision sera sûrement l’un des principaux sujets de conversation d’ici les jeux de Sotchi.