Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Ryan Miller demeure discret quant à son avenir

lundi 2013-08-26 / 23:05 / LNH.com - Nouvelles

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

Partagez avec vos amis


Ryan Miller demeure discret quant à son avenir

ARLINGTON, Virginie – La controverse des gardiens de but à Vancouver a parfois été étouffante au cours des deux dernières saisons.

Plusieurs rebondissements ont ponctué cette odyssée mettant en cause Roberto Luongo, Cory Schneider et les Canucks de Vancouver, et la plupart des détails ont été rendus publics. Le gardien que Luongo a affronté dans le match pour la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2010, Ryan Miller, pourrait à son tour être bientôt plongé dans une période d’incertitude à propos de son avenir.

Miller a été le visage de l’organisation de Buffalo au cours des dernières saisons. Les Sabres ont cependant décidé d’entreprendre une reconstruction, et le directeur général de l’équipe Darcy Regier a déclaré publiquement qu’il était ouvert à l’idée d’échanger Miller et son attaquant vedette Thomas Vanek, alors qu'il a déjà transigé son capitaine Jason Pominville avant la date limite des transactions l’an dernier.

Le joueur le plus utile du tournoi olympique de 2010 sait que cette situation pourrait s’avérer délicate pour les mois à venir, mais Miller ne veut pas qu’elle se règle de la manière dont cela s’est déroulé à Vancouver.

« Il semble que l’on entendait toujours parler de cette histoire », a rappelé Miller au LNH.com au camp d’orientation de l’équipe nationale américaine. « C’était toutefois intéressant de voir cette situation se régler en public. Je crois cependant qu’il s’agissait d’une distraction pour tout le monde. Je ne pense pas qu'il soit sain qu’un problème se règle de la sorte. Les parties impliquées se sont bien comportées, et je crois qu’ils se sont tous retrouvés dans cette situation malgré eux. Ce fut bien de voir Cory et Roberto prendre le tout à la légère, mais lorsque l’on voit les réactions générées lorsque le tout s’est réglé, on voit que c’était plus sérieux qu’ils le laissaient paraître. L’état des choses a assurément eu une incidence sur eux.

« J’espère ne jamais avoir à vivre cela au cours d’une saison, peu importe où je joue. Nous avons un travail à faire, mais ce sont des décisions d’affaires qui se prennent. Si nous devons être échangés, on espère que ça se règle rapidement. Nous ne voulons pas que cela prenne de l’ampleur et devienne un énorme débat. On souhaite que le tout soit expéditif. »

Miller a remporté le trophée Vézina en 2010 en plus d’offrir des performances exceptionnelles aux Jeux olympiques. À cette époque, il était un choix presque unanime lorsque venait le temps d’identifier le meilleur gardien du circuit. Au cours des trois dernières saisons, Miller a été constant (des pourcentages d’arrêts de ,915 ou ,916 chaque année), mais n’a pas fait partie de l’élite de sa profession. La qualité des équipes pour lesquelles il a évolué n’a cessé de diminuer, et il a de plus subi une commotion cérébrale au cours de l’une de ces campagnes.

Le gardien natif du Michigan a eu 33 ans en juillet, et il lui reste une année à écouler à son contrat, au cours de laquelle il touchera 6,25 millions $. Les Sabres pourraient décider de l’échanger et de confier le filet à son auxiliaire, Jhonas Enroth, mais Regier s’est plaint des offres qu’il avait reçues pour Miller et Vanek (une année de contrat d’une valeur de 7,142 millions $) plus tôt pendant la saison morte.

Contrairement à ce qui s’est passé à Vancouver, aucun rapport n’a fait état que Miller avait exigé une transaction ou encore exprimé son mécontentement ou de la frustration. Il est certainement différent qu’un joueur du statut de Miller soit la cible de rumeurs de transactions sans que la situation fasse l’objet d’un drame, mais c’est exactement la façon dont Miller souhaitait que le tout se déroule.

« Je ne vais pas tenter de m’imposer et tenter de régler cela moi-même comme Roberto l’a fait, car je crois que la baisse du plafond salarial et les restrictions sur les contrats à long terme ont déjà eu une incidence [sur le marché], a noté Miller. Je ne dis pas qu’il a pris de mauvaises décisions, je dis seulement que le contexte a été modifié très rapidement. Il devait composer avec un contrat qu’il avait signé en vertu de l’ancienne convention collective. Il est devenu très difficile d’échanger ce genre de contrat, principalement parce que [le commissaire de la LNH] Gary Bettman tenait à éradiquer ce [type de pactes]. Tenter d'échanger quelque chose dont on a essayé de se débarrasser n’est pas une tâche facile.

« Je comprends ce qu’il ressent. La situation était très frustrante, mais il est payé pour jouer au hockey et, au bout du compte, je crois que la ville de Vancouver va respecter ce qu’il a fait. J’espère que la situation sera positive pour lui là-bas, et j’espère la même chose pour moi. Je suis à Buffalo depuis longtemps, et je souhaite que la ville possède une bonne image de moi, qu’elle espère et croit que mes habiletés peuvent faire la différence. »

Il existe deux différences majeures entre les contrats de Miller et de Luongo. Tout d’abord, il reste neuf ans à celui de Luongo, alors que Miller deviendra joueur autonome sans compensation en juillet prochain. Ensuite, le gardien des Canucks possédait une clause de non-mouvement complète (bien qu’il existe deux exceptions à cette clause dans les années à venir selon le site capgeek.com).

De son côté, le contrat de Miller lui permet seulement, selon capgeek.com, d’établir une liste de huit équipes auxquelles il n’accepterait pas d’être échangé.

« Lorsque cela est possible, nous souhaitons toujours avoir un mot à dire sur ce genre de décision, surtout si nous avons négocié ces conditions à la signature du contrat, a souligné Miller. C’est quelque chose que l’on a mérité, et cela a autant de valeur que de l’argent. Certains joueurs vont accepter de gagner moins en retour d’une certaine stabilité. Comme ces conditions sont méritées, nous avons aussi le droit de nous en servir. J’aimerais avoir au moins mon mot à dire si je dois quitter les Sabres puisque je ne connais pas grand-chose à l’extérieur de Buffalo, et que je mène une vie en dehors du hockey. Nous aimerions tous pouvoir donner notre avis, mais au bout du compte, je ne contrôle pas la totalité du processus comme ce fut le cas pour Luongo. C’est une décision d’affaires, et je suis un actif de l’équipe. J’espère juste que le tout se déroulera rapidement. Si l’équipe veut de moi et qu’elle croit que je suis le joueur dont elle a besoin, je vais me présenter et faire mon travail. »

Une autre possibilité serait que Miller signe une prolongation de contrat afin qu’il demeure avec les Sabres. Le contrat d’Enroth est valide pour deux autres saisons à un salaire de gardien substitut, soit 1,25 million $ par année.

Parmi les douze gardiens les mieux payés en 2013-14, seuls Miller et Henrik Lundqvist des Rangers de New York deviendront joueurs autonomes l’été prochain. Il est possible que Miller et les Sabres décident que la meilleure décision soit de poursuivre ensemble plutôt que de se séparer.

« Non, nous n’avons pas entrepris de discussions jusqu’à maintenant, a indiqué Miller lorsque questionné sur de possibles pourparlers avec Buffalo. Nous avons brièvement discuté au cours de la saison [2012-13], mais c’était surtout un processus exploratoire. Le rendement de l’équipe n’était pas à la hauteur, il y a eu un changement d’entraîneur et plusieurs autres importants changements. La priorité du directeur général n’est pas d’accorder des prolongations de contrat dans ces conditions.

« Je ne ferme pas la porte à cette possibilité, a poursuivi Miller. Je comprends la situation qui prévaut dans la LNH. Il n’y a pas beaucoup de postes de gardien de but, et la plupart de ceux-ci sont occupés par des joueurs avec des contrats à long terme. Je ne vais donc pas tourner le dos à des options à l’heure actuelle. »

 

La LNH sur Facebook