Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

    Le Canada entreprend sa défense olympique en tenant compte des surfaces glacées

    lundi 2013-08-26 / 0:23 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

    Partagez avec vos amis


    Le Canada entreprend sa défense olympique en tenant compte des surfaces glacées

    CALGARY – Au camp d’orientation de l’équipe olympique canadienne et au cours des quatre prochains mois, les débats entre Steve Yzerman, Mike Babcock et ses lieutenants porteront sur un sujet majeur : ne pas répéter la même erreur deux fois.

    L’objectif du Canada aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi sera de ramener une autre médaille d’or au pays, mais c’était également le but en 2006 quand les Canadiens sont arrivés à Turin en Italie. L’équipe avait alors terminé au septième rang des 12 équipes du tournoi en partie parce que la direction et le personnel d’entraîneurs étaient restés fidèles à la formation médaillée d’or de 2002 et qu’elle n’avait pas composée une équipe pour connaître du succès sur des patinoires internationales plus grandes.

    Afin de défendre son titre olympique en février, le groupe et le personnel d’entraîneurs qui choisiront la composition d’Équipe Canada devront tenir compter de l’histoire et de la loyauté. Ils devront aussi prendre un peu de recul et faire en sorte d’assembler une équipe qui connaîtra du succès sur des surfaces glacées plus grandes.

    « Nous devrons composer le meilleur groupe », a déclaré Babcock, dimanche, au centre Markin MacPhail du parc olympique du Canada, où pendant trois jours, la formation canadienne tiendra un camp d’orientation hors glace. « Je pense que ça n’a rien à voir avec 2010. »

    Ce qui est survenu à Vancouver restera toujours gravé dans la mémoire des Canadiens, mais ils ont remporté la médaille d’or en jouant sur une surface familière, une patinoire de 200 pieds par 85 pieds. La patinoire sera 15 pieds plus larges à Sotchi, et ils ne peuvent s’attendre à gagner en étant robustes et agressifs comme ils l’ont été en 2010.

    La récente fiche du Canada sur des patinoires plus grandes n’est pas la meilleure. Il n’a pas gagné les Championnats mondiaux depuis 2007 et n’a pas remporté une médaille à ce même événement depuis sa médaille d’argent en 2009.

    Les Canadiens ont remporté la médaille d’or sur une patinoire olympique à Salt Lake City en 2002, mais Ken Hitchcock, qui était alors un entraîneur adjoint, a déclaré dimanche que les dimensions de la patinoire n’étaient pas exactement 200 par 100.

    « Tout le monde dit que la patinoire de Salt Lake était une grande surface, mais ce n’était pas le cas, a révélé Hitchcock. Les dimensions étaient plus petites, la surface glacée n’était pas 200 par 100. Donc, la seule fois fut Turin. »

    À Turin, la formation canadienne n’avait pu suivre le rythme et c’est une expérience qui est marquée dans le guide de sélection en vue des Jeux de 2014.

    « La vitesse des pieds pour tous les joueurs est la plus grande leçon que nous avons retenue », a déclaré le président des Oilers d’Edmonton, Kevin Lowe, qui a fait partie de la direction de l’équipe olympique depuis 2002. « Les joueurs doivent avoir un bon coup de patin et être capables de bien faire circuler la rondelle. Nous avons vu cela maintes et maintes fois, en 2006 et aux Championnats mondiaux au cours des deux dernières années. C’est tout à fait évident que la formation canadienne sera composée de bons patineurs qui pourront bien faire circuler la rondelle.

    « Il pourrait y avoir quelques changements dans la formation qui a remporté la médaille d’or à Vancouver. »

    Le processus de sélection a commencé sérieusement dimanche quand Hockey Canada a rassemblé ses dirigeants, le personnel d’entraîneurs et les 46 joueurs (Claude Giroux a été invité mais il ne s’est pas présenté car il se remet d’une opération à un doigt) pour un camp d’orientation afin de faire connaître aux joueurs ce qu’ils devront savoir s’ils figurent parmi les 25 sélectionnés qui seront connus vers la fin de décembre.

    En raison des coûts élevés des assurances pour couvrir les contrats de la LNH (estimés à 1 million $ par le président de Hockey Canada Bob Nicholson), les joueurs ne patineront pas. Ils regarderont des vidéos et participeront à des réunions afin d’apprendre le système de jeu et la terminologie que Babcock et ses adjoints (Claude Julien, Lindy Ruff et Hitchcock) utiliseront à Sotchi.

    Tout le monde sera réuni jusqu’à mercredi matin, donc l’espoir est de créer une certaine chimie qui pourra être reprise quand ils quitteront leur équipe respective de la LNH pour se rendre à Sotchi. Avant de disputer leur premier match olympique contre la Norvège le 13 février, les Canadiens auront peut-être tenus trois entraînements.

    « Être un olympien est beaucoup plus gros pour moi que de simplement faire partie d’une équipe régulière de hockey, a déclaré Babcock. Tu fais partie d’une équipe plus importante, tu fais partie de l’équipe canadienne. Ce n’est pas simplement l’équipe canadienne de hockey, c’est l’équipe olympique canadienne. Je considère que c’est une formation spéciale. Quand on peut vivre des opportunités spéciales, on doit se préparer comme tel. Notre préparation cette semaine doit être une préparation de médaillé d’or. »

    À partir de ce moment, on attendra et on observera pour voir qui se démarquera au cours des trois premiers mois de la saison. Babcock a été clair quand il a fait savoir qu’aucun joueur de l’équipe 2010 n’aura un avantage.

    « C’est terminé, a-t-il dit. C’est une nouvelle opportunité et certains des joueurs qui ont fait partie de ce groupe sont encore au sommet de leur art. Ils vont certainement faire partie de l’équipe. D’autres joueurs qui ont fait partie de l’équipe n’ont pas été invités au camp. Donc, nous choisirons les meilleurs joueurs pour composer l’équipe. »

    Quinze des 46 joueurs invités ont fait partie l’équipe 2010 et certains comme Sidney Crosby, Patrice Bergeron, Jonathan Toews, Shea Weber, Drew Doughty et Duncan Keith sont assurés de leur poste pour les Jeux de 2014.

    Nicholson a indiqué à Sportsnet la semaine dernière qu’il y avait peut-être 11 joueurs qui étaient assurés de leur poste.

    Cependant, il y pourrait y avoir plusieurs changements en raison de jeunes joueurs comme Steven Stamkos, Taylor Hall, Jordan Eberle, John Tavares et Matt Duchene. Ils sont tous de rapides patineurs.

    La moitié des 32 nouveaux joueurs invités au camp d’orientation (ce qui comprend Giroux) ont 25 ans ou moins; et 27 ont moins de 30 ans.

    « Nous serons plus jeunes », a indiqué Babcock.

    Il est donc à prévoir que l’équipe sera plus rapide qu’en 2010. Ils sont mieux de l’être, s’ils veulent éviter la même erreur deux fois.

    « Nous miserons sur la vitesse et sur l’habileté et s’ils n’ont pas ces qualités, l’intelligence du jeu sera primordiale, a dit Hitchcock. Ces qualités seront primordiales. Si le joueur n’est pas rapide, ni agile, il devra être très intelligent pour jouer notre style de jeu. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

     

    La LNH sur Facebook