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    30 en 30: Karlsson et Anderson parmi les points d’interrogation à Ottawa

    mardi 2013-08-20 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    30 en 30: Karlsson et Anderson parmi les points d’interrogation à Ottawa

    Les Sénateurs d’Ottawa ont vu tout le monde remettre en question leur capacité à connaître du succès la saison dernière et ils ont su répondre avec leur exécution sur la patinoire.

    Mais à l’aube de la saison, les Sénateurs ont un bon nombre d’interrogations et plusieurs d’entre elles sont liées à l’adversité à travers laquelle l’équipe a dû passer pour se qualifier pour une participation aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley, même s’ils étaient privés de plusieurs de leurs meilleurs joueurs.

    LNH.com a sélectionné six de ces questions et a tenté d’y répondre :

    1. Erik Karlsson peut-il reprendre là où il a laissé ?

    La blessure au tendon d’Achille de Karlsson était sensée le garder hors de la glace jusqu’à cette saison-ci, mais il a travaillé extrêmement fort afin de revenir à temps pour disputer les trois derniers matchs du calendrier régulier ainsi que les séries éliminatoires.

    Cela a représenté un énorme regain émotionnel pour l’équipe et Karlsson a eu un impact immédiat, jouant durant au moins 27 minutes lors de chacun des trois derniers matchs en saison régulière et amassant quatre mentions d’aide. Lors des premières rencontres en séries face au Canadien de Montréal, il a été efficace, mais son jeu a commencé à ralentir à mesure que la série avançait et a continué à se détériorer lors de la défaite aux mains des Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde.

    Ce n’était pas le Erik Karlsson auquel les Sénateurs étaient habitués et il le savait.

    « Je crois que de revenir au jeu aussi rapidement qu’il l’a fait a eu un gros effet sur lui », a expliqué le directeur général des Sénateurs Bryan Murray à LNH.com. « J’ai parlé à Erik au terme de la saison et il pensait tout le temps à ce qu’il aurait pu faire et ce qu’il ne pouvait pas faire. »

    Cette hésitation a eu un impact majeur sur le jeu de Karlsson. Plutôt que d’effectuer simplement le jeu qui se présentait de façon naturelle, il prenait une fraction de seconde pour considérer s’il pouvait y parvenir, cette fraction de seconde était la différence entre la réussite et l’échec.

    « C’est un joueur d’instinct et il ne fait pas de doute qu’il lui fallait le temps de guérir son talon d’Achille comme il se doit. Je pense qu’il recouvrera la santé à 100 pour cent, a dit Murray. Je pense que nous retrouverons le vrai Erik Karlsson. »

    2. Qui comblera le vide laissé par les départs de Daniel Alfredsson et Sergei Gonchar au niveau du leadership ?

    Les Sénateurs ont échangé les droits sur Gonchar aux Stars de Dallas avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes, puis ont encaissé un choc quand Alfredsson a signé avec les Red Wings de Detroit une fois le marché ouvert.

    Du coup, c’est 37 ans d’expérience qui quittaient l’organisation.

    Est-ce que les Sénateurs seront en mesure de s’en remettre ?

    « Il faut donner le crédit aux gars qui ont quitté, a déclaré Murray. [Gonchar] Il est venu ici et a été un bon défenseur, un bon vétéran et [Alfredsson] l’autre était manifestement un bon capitaine et un bon leader qui a prêché par l’exemple. Le niveau de respect qu'ils ont apporté à nos jeunes gars, je ne sais pas si nous pouvons le mesurer. »

    Les Sénateurs se sont rajeunis à la suite des départs d'Alfredsson et Gonchar, mais Murray est convaincu qu'il y a suffisamment de vétérans pour prendre le relais.

    « Nous avons un certain nombre de gars ici qui sont vraiment bons dans le vestiaire, avec [Chris] Phillips et [Chris] Neil et Jason Spezza et Milan Michalek, a déclaré Murray. Ce sont de fortes personnalités qui ont fait le tour de la ligue et qui sont de bons vétérans. Je pense qu'ils vont intervenir, le feront-ils au même niveau ? Je ne peux pas l’affirmer, mais je pense qu'ils vont être de bons leaders. »

    En l'absence d'Alfredsson, les Sénateurs auront un nouveau capitaine pour la première fois en 13 ans. Spezza semble être un candidat naturel pour prendre la relève, mais Murray n'a pas voulu dire si oui ou non ce sera le cas.

    Peu importe, Spezza sera appelé à prendre un rôle plus important au niveau du leadership.

    « Qu'il porte le ‘C’ ou non, a déclaré Murray, je pense qu'il va être l'un des grands atouts de l'équipe dans l'avenir. »

    3. Comment Bobby Ryan réagira-t-il en étant LE joueur à Ottawa ?

    Ryan a joué les seconds violons derrière les étoiles Ryan Getzlaf et Corey Perry chez les Ducks d’Anaheim, là où il a passé la totalité de sa carrière dans la LNH, mais maintenant, il sera considéré comme étant le meilleur buteur des Sénateurs suite à son acquisition faite par Murray le 5 juillet dernier.

    Et Ryan semble être en mesure d’embrasser l'opportunité.

    « J’ai cette opportunité alors que là où j’étais, j'ai toujours été le quatrième ou le cinquième homme au sein du système offensif et je crois qu’ici, je serai deuxième ou troisième, c’est un très bon sentiment », a déclaré Ryan à Team 1200 AM à Ottawa. « Ça change les choses. Il y a un peu plus de pression qui vient avec, mais c'est une pression que je rêve d'embrasser depuis quelques années et maintenant que les choses évoluent, je veux le faire à plus grande échelle. Je ne peux pas attendre. »

    Murray a laissé partir Jakob Silfverberg, l’espoir Stefan Noesen et un choix de première ronde au repêchage de 2014 pour acquérir Ryan et il compte sur le fait que l’ancien des Ducks est prêt à entamer cette prochaine étape dans sa carrière.

    « Je pense que Bobby rongeait son frein en attendant d’être un joueur clé, a déclaré Murray. C'était difficile pour lui à Anaheim, Getzlaf et Perry sont de gros bonshommes et de bons marqueurs et ils méritent certainement la reconnaissance qu'ils reçoivent. Mais je pense que Bobby a une chance, dorénavant, d'être vraiment reconnu. Dans ce marché de hockey, son jeu devrait s'épanouir considérablement. »

    4. Craig Anderson peut-il enregistrer à nouveau cette saison un pourcentage d’arrêts pratiquement digne d’un monde parallèle ?

    En 25 matchs la saison dernière, Anderson a enregistré un pourcentage d’arrêts de ,941 et une moyenne de buts alloués par rencontre de 1,69, ce qui représentait l'une des meilleures saisons pour un gardien dans l'histoire moderne. Sans cette blessure à la cheville qui a coûté plus de cinq semaines d’action à Anderson, il était en position de réécrire l'histoire.

    Son absence n'a pas déraillé son erre d’aller, cependant, alors qu’Anderson a été tout aussi dominant dans les séries éliminatoires en jouant un rôle de premier plan dans l'élimination en cinq matchs des Canadiens par les Sénateurs en première ronde, enregistrant 171 arrêts sur 180 lancers, soit un pourcentage de réussite de ,950.

    Avec la barre placée si haute, comment Anderson peut-il répéter ? Murray n’a guère de doute.

    « Certainement, je pense qu'il peut le faire à nouveau, a déclaré Murray. C'est un jeune gardien de but, vraiment. Il est athlétique, il est en forme et il est vraiment fort.

    « Mais je pense que la chose la plus importante avec Craig est sa force mentale. Chaque fois que quelque chose se passe mal, il arrive à la mettre de côté et passer à autre chose. Je crois qu'il lui reste un bon nombre d'années à jouer ici et à être un gardien de haut calibre. »

    Atteindre les mêmes statistiques de cette saison est peu réaliste pour Anderson, en considérant qu'aucun gardien de but dans l'ère moderne ayant disputé plus de 40 matchs n‘y soit parvenu. Mais si Anderson parvient à faire du poste de gardien de but une simple arrière-pensée lorsqu’il est devant le filet, comme il l’a fait la saison dernière, il aura réussi à maintenir son niveau de jeu.

    5. Qui jouera sur la deuxième ligne d'attaque et sur le deuxième duo en défensive ?

    Les départs de Gonchar et Alfredsson ont créé des brèches sur la deuxième ligne d'attaque ainsi que la deuxième paire de défenseurs.

    Les deux seront comblées à la suite de batailles lors du camp d'entrainement.

    Kyle Turris et le joueur autonome nouvellement acquis Clarke MacArthur devraient jouer sur la deuxième ligne d'Ottawa, mais l’identité de celui qui occupera le troisième poste vacant demeure en suspens.

    Murray a déclaré que les Sénateurs préfèrent garder Mika Zibanejad au poste de centre, ce qui signifie qu'il devrait pivoter la troisième ligne. Ainsi, la liste des candidats qui livreront bataille pour ce poste sur la deuxième ligne comprend Colin Greening, Cory Conacher et Zack Smith, qui serait muté à l'aile après avoir passé presque toute la saison dernière au poste de centre.

    « Ce sont des choses intéressantes à venir lors du camp d’entrainement, du point de vue d’un gestionnaire et d’un entraineur. C’est que nous avons quelques grandes décisions à prendre et des possibilités à offrir, a déclaré Murray. C'est simplement une question de savoir qui saura se lever. »

    En défensive, Karlsson et Marc Méthot sont définis comme le premier duo, mais Cowen aura besoin d'un partenaire sur le second.

    Murray a déclaré que Patrick Wiercioch, qui a obtenu un contrat de trois ans et 6 millions $ lors de la saison morte, est prêt à assumer ce rôle.

    « Je pense que Patrick Wiercioch est en attente d’obtenir la chance de devenir un joueur de premier plan, a déclaré Murray. Il peut jouer à droite ou à gauche et s'il connaît le camp que nous pensons qu'il aura, il pourrait jouer à droite en compagnie de Jared. Il sera de l’alignement de toute manière. »

    6. Comment Kyle Turris bénéficiera-t-il du retour de Jason Spezza?

    Quand Spezza a subi une opération au dos le 1er février, le rôle de premier joueur de centre est revenu à Turris. L’adaptation a été difficile au début, avec six passes et aucun but au cours des 18 matchs suivant la chirurgie de Spezza. Mais Turris a terminé la saison avec huit buts et huit passes en 23 matchs et il a brillé dans les séries éliminatoires avec six buts et trois passes en 10 matchs.

    Avec Spezza qui sera de retour, Turris devrait être plus libre et sera confronté à des oppositions moins difficiles, il pourra occuper le rôle pour lequel il a été acquis par Murray des Coyotes de Phoenix en 2011.

    « Nous ne l’avons jamais amené ici pour qu’il soit le centre numéro un, nous avons pensé qu'il serait un très bon numéro deux lorsque nous avons fait l’échange, a déclaré Murray. Ce gars pourrait finir par être un bon premier centre. Il été cloitré dans le gymnase tout l'été, il s'entraîne fort, il a vraiment pris confiance et il est tellement un bon coéquipier. Il se soucie vraiment de l'équipe et des joueurs avec qui il évolue. Je pense qu'il va tout simplement s’améliorer de plus en plus. »

     

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