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    30 en 30 : Price et les défenseurs au nombre des points d’interrogation à Montréal

    lundi 2013-08-19 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    30 en 30 : Price et les défenseurs au nombre des points d’interrogation à Montréal

    Le Canadien de Montréal entreprendra la nouvelle saison comme champion de division et détenteur du deuxième rang dans l’Association de l’Est en 2012-13. Mais c’est aussi une équipe qui a perdu neuf de ses 14 derniers matchs, dont quatre sur cinq contre les Sénateurs d’Ottawa en séries éliminatoires.

    S’il y a une question à se poser dans son cas, c’est donc bien de savoir lequel des deux est le vrai Canadien.

    La réponse relève de plusieurs éléments, et voici six des questions auxquelles le Canadien devra apporter des réponses.

    1. Carey Price fait-il partie de l’élite?

    Il est certainement payé comme tel, au sommet de l’échelle salariale à Montréal avec une charge de 6,5 millions $ dans la masse salariale, et il a certainement le talent pour être un des meilleurs gardiens de la LNH. Mais il doit hausser son niveau de jeu et, comme il a eu 26 ans vendredi dernier, on ne peut plus le considérer comme un jeune.

    Price a connu sa meilleure saison en 2010-11, la première après le départ de Jaroslav Halak qui en a fait l’indiscutable numéro un. Il a mené la Ligue nationale avec 38 victoires et s’est classé sixième avec un taux d’arrêts de ,923, suggérant qu’à 23 ans, il allait s’imposer comme un des meilleurs de sa profession.

    Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Son taux d’arrêts est passé à ,916 en 2011-12, puis à ,905 la saison dernière, au 35e rang d’une ligue qui compte 30 équipes. Même avant de sombrer en affichant un taux d’arrêts de ,856 à ses huit derniers matchs de la saison régulière, il montrait une modeste moyenne de ,916 en 31 rencontres.

    Le directeur général Marc Bergevin a décidé de remplacer l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx par Stéphane Waite, qui a aidé deux gardiens sans grande réputation, Antti Niemi et Corey Crawford, à gagner la Coupe Stanley à Chicago. Cette fois il aura à travailler avec un gardien de qualité reconnue, qui doit toujours atteindre son plein potentiel, et il a bien hâte de relever le défi.

    « J’ai une idée de ce que je veux faire avec Carey, de petites choses », a-t-il déclaré après avoir été embauché. « Il n’y aura pas de gros changements. Carey est un des bons gardiens dans la ligue, je ne suis pas ici pour le changer de A à Z. Il n’a pas besoin de ça, loin de là. Il a des qualités et je vais travailler à partir de ces qualités. »

    Le temps ne peut pas être plus propice pour que Price expose ces qualités sur une base plus régulière.

    2. La brigade défensive pourra-t-elle tenir le coup pendant 82 matchs?

    La blessure au genou gauche qui a mis fin à la saison d’Alexei Emelin le 6 avril et le tiendra à l’écart du jeu au moins jusqu’à la fin de novembre a démontré à quel point le Canadien manque de profondeur en défense. Jusque-là, les quatre premiers défenseurs P.K. Subban, Josh Gorges, Andrei Markov et Emelin avaient été efficaces.

    Mais une fois Emelin parti, le jeu de Markov s’est détérioré sensiblement à forces égales, alors que les rigueurs d’une longue saison entreprise en Russie et poursuivie dans la LNH ont commencé à se faire sentir, ce qui a eu un effet d’entraînement sur les autres. Lors des 10 derniers matchs de la saison régulière disputés sans Emelin, le Canadien a concédé 34 buts.

    On ne sait toujours pas comment les duos de défenseurs du Canadien vont se déployer en début de saison. Subban et Gorges devraient rester ensemble, et Markov passera beaucoup de temps sur la patinoire, mais pour le reste la lutte est ouverte entre Raphael Diaz, Jarred Tinordi, Francis Bouillon, Davis Drewiske, et peut-être Nathan Beaulieu et Greg Pateryn.

    On voit là à quel point le Canadien est vulnérable aux blessures. Or celles-ci sont inévitables dans un calendrier de 82 matchs.

    3. Daniel Brière en a-t-il encore suffisamment dans le réservoir pour rebondir?

    La dernière fois que Brière avait affiché des statistiques offensives aussi peu reluisantes que la saison dernière à Philadelphie, il avait 22 ans, c’était avec les Coyotes de Phoenix et le monde entier redoutait le bogue de l’an 2000.

    C’était il y a 13 ans donc, quand il a été limité à deux points en 13 matchs de la saison 1999-2000. Sa production a été supérieure en 2012-13, mais ses 16 points en 34 matchs ont constitué sa pire moyenne de points par rencontre depuis qu’il s’est établi comme un joueur régulier dans la LNH.

    Les Flyers auraient peut-être racheté son contrat peu importe ses statistiques, mais il a rendu la tâche un peu plus facile au directeur général Paul Holmgren.

    Brière aura 36 ans le 6 octobre, quelques jours après l’ouverture de la saison, et il est difficile de croire qu’un joueur de son âge renverse l’allure de ce qui semble être un déclin constant. Depuis qu’il a affiché la quatrième meilleure moyenne de points par match de sa carrière en 2010-11, les statistiques de Brière ont chuté à chacune des deux dernières saisons.

    Mais il est déterminé à prouver qu’il peut renverser la vapeur et porter les couleurs de l’équipe qu’il encourageait dans sa jeunesse le motive encore davantage.

    « J’ai toujours eu des hauts et des bas au cours de ma carrière, et chaque fois que j’ai connu une mauvaise saison, je m’en suis servi pour me motiver, a-t-il raconté. Pour moi, c’est donc une source de motivation, et j’aurai plusieurs raisons d’être motivé la saison prochaine. C’est derrière moi et je vais me servir de ça pour revenir en force. »

    Le Canadien a misé sur le fait que Brière est à son mieux en séries éliminatoires, comme l’indiquent ses 109 points en 108 matchs. Mais Montréal aura besoin de sa production en saison régulière s’il veut d’abord participer aux séries.

    4. Qui sera le centre du deuxième trio?

    Il est clair que Tomas Plekanec est le centre numéro un. Comment pourrait-il en être autrement? Mais qui sera au centre du deuxième trio n’est pas si évident.

    David Desharnais est le titulaire et le fait qu’il soit le centre préféré de Max Pacioretty lui procure l’avantage au départ. Sauf qu’en fin de saison dernière, il était assez évident que Lars Eller était beaucoup plus efficace et il a ni plus ni moins occupé le poste au cours du dernier mois.

    Desharnais a eu de la difficulté à maintenir le pas la saison dernière après une campagne de 60 points qui lui a valu un contrat de quatre ans et 14 millions $. Il a fini la saison avec 28 points en 48 matchs tout en continuant d’obtenir du temps de glace de qualité, notamment en avantage numérique et pour les mises en jeu en zone offensive.

    « Il a connu toute une saison il y a deux ans mais il arrive parfois qu’un calendrier plus court nuise à ce genre de joueur », a déclaré Therrien à TSN 690 la semaine dernière. « David a été un joueur exceptionnel pour nous il y a deux ans et je crois qu’il peut connaître une autre bonne saison. Nous croyons en lui et nous allons travailler avec lui. »

    Eller a complété la saison écourtée avec une marque personnelle de 30 points, deux de plus que Desharnais, même s’il a joué deux matchs de moins, s’il a été utilisé près d’une minute et demie de moins en moyenne par match, et plus de deux minutes de moins en avantage numérique. À force égales, seul son compagnon de trio Alex Galchenyuk (26) et Pacioretty (27) ont amassé plus que ses 25 points. Eller a cumulé 13 points en 14 matchs en avril et s’est foncièrement imposé comme centre du deuxième trio.

    Qu’en sera-t-il cette saison? Beaucoup dépendra de Desharnais, auquel on devrait donner la chance de recréer la magie qu’il a exprimée avec Pacioretty il y a deux ans. Si Desharnais échoue à la tâche, on peut difficilement croire que Therrien sera aussi patient que la saison dernière, surtout qu’Eller est prêt à assumer un plus grand rôle.

    5. Alex Galchenyuk sera-t-il en mesure de produire à un rythme de joueur d’élite dès cette saison?

    Galchenyuk était le plus jeune joueur à occuper un poste régulier dans la LNH la saison dernière et Therrien a veillé sur lui en le limitant à un temps d’utilisation moyen de 12:19 par rencontre, au 612e rang dans la LNH! Il est souvent resté sur le banc en troisième période lorsque le match était serré et n’était presque jamais utilisé pour les mises en jeu en territoire défensif.

    Sa fiche de neuf buts et 27 points s’avère impressionnante dans les circonstances. Selon

    behindthenet.ca, ses 2,83 points par 60 minutes de jeu à forces égales le situent au 13e rang dans la LNH, devant des vedettes établies comme Rick Nash (2,77), Martin St-Louis (2,77), Ryan Getzlaf (2,76), Patrick Kane (2,67) et Steven Stamkos (2,65).

    Galchenyuk a traversé une période creuse du 25 février au 1er avril, quand il a été limité à trois points en 17 rencontres, mais il a fini fort, avec 12 points en 13 matchs en jouant dans le trio d’Eller. À ses sept derniers matchs, il a été sur la glace pendant une moyenne de 11:17 mais a trouvé le moyen de marquer trois buts et d’amasser six points.

    Therrien s’est montré agacé en fin de saison par les nombreuses questions des médias à propos du temps de glace de son jeune joueur et il est possible qu’il le limite encore cette saison compte tenu qu’il est encore d’âge junior.

    Mais si son entraîneur décide de le libérer de son carcan, regardez le bien aller.

    6. À quel point P.K. Subban peut-il s’améliorer?

    De beaucoup.

    On oublie facilement que le gagnant du trophée Norris a entrepris sa saison à l’écart du jeu en raison d’une dispute contractuelle qui l’a amené à rater les six premiers matchs de la saison. Puis qu’à son retour au jeu, Therrien était hésitant à bouleverser une formation qui montrait une fiche de 4-2-0.

    Subban a donc commencé sa saison dans le troisième duo de défenseurs, en compagnie de Francis Bouillon, et dans la deuxième unité en avantage numérique, pendant que Raphael Diaz accompagnait Markov au sein de l’unité principale.

    Subban n’a pas joué plus de 23 minutes avant son 16e match. Il a amassé six points à ses 10 premiers matchs, mais 30, dont huit buts, à ses 26 suivants.

    Cette fois, Subban sera au camp d’entraînement en même temps que tout le monde et avec la confiance de son entraîneur. Ajoutez des facteurs de motivation comme l’ambition d’être sélectionné dans l’équipe olympique canadienne et le fait de jouer en vue d’obtenir le riche contrat à long terme qu’on n’a pas voulu lui accorder la saison dernière, et vous avez là tous les éléments pour des performances encore plus impressionnantes.

    « Je pense qu’il n’y a personne qui ait de plus grandes attentes que moi-même », a déclaré Subban la semaine dernière au tournoi de golf de bienfaisance de Therrien. « Je me suis toujours imposé beaucoup de pression pour continuer à m’améliorer. Je l’ai répété plusieurs fois, mon travail consiste à venir à l’aréna tous les jours et m’améliorer, et à faire la même chose chaque année. Il n’y a donc aucun doute dans mon esprit que je vais m’améliorer encore la saison prochaine. »