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    30 en 30 : L’âge et la santé parmi les préoccupations à Detroit

    samedi 2013-08-17 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par David Kalan - Journaliste LNH.com

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    30 en 30 : L’âge et la santé parmi les préoccupations à Detroit

    Parmi les mouvements de personnel effectués par les Red Wings de Detroit au cours de la saison morte, la signature de Daniel Alfredsson est certainement la plus éclatante, sinon la plus inattendue. Alfredsson a été un pilier avec les Sénateurs d'Ottawa durant près de deux décennies, le type de joueur qui on s’attend voir passer toute sa carrière dans un seul uniforme. Après avoir traversé au sud de la frontière, Alfredsson portera encore un uniforme rouge, mais le logo sur son chandail sera différent.

    Ce contrat d'un an d'Alfredsson rend l'objectif très clair. Malgré des chiffres qui devraient un jour lui permettre d’accéder au Temple de la renommée du hockey, Alfredsson est encore à court d’une chose ultime pour laquelle les athlètes pratiquent un sport et son entente avec Detroit est de toute évidence une tentative pour mettre la main sur un championnat de la Coupe Stanley, chose qui lui a échappée jusqu’à maintenant.

    Bien sûr, ce n'est pas la première fois qu’un joueur débarque dans la Ville de l’automobile suite à un contrat d’une saison, comme les partisans des Red Wings le savent si bien, mais on ignore toujours quel genre d’impact Alfredsson aura lorsqu’il portera le chandail au logo décoré d’une roue ailée.

    C’est là une des questions auxquelles Detroit aura à répondre cette saison :

    1. Est-ce que Daniel Alfredsson constitue la pièce manquante ou est-ce une autre expérience du type Marian Hossa ?

    « Lorsque j’ai comparé les deux équipes, j’ai senti que la chance de remporter la Coupe serait meilleure à Detroit. »

    Cela pourrait facilement se lire comme quelque chose que Daniel Alfredsson a déclaré après la signature de son contrat d'un an avec Detroit en juillet, mais ce sont en fait les mots de Marian Hossa, après avoir repoussé une offre de plusieurs années pour rester chez les Penguins de Pittsburgh pour opter pour un pacte d'un an paraphé avec les Red Wings à l’été 2008. Hossa avait été superbe en 2008-09, marquant 40 buts et ajoutant 31 passes en 74 matchs, mais lui et Detroit ont raté l'objectif ultime, en s’inclinant en sept matchs face aux anciens coéquipiers de Hossa à Pittsburgh, lors de la finale de la Coupe Stanley en 2009.

    Alors que ni les Red Wings ni les Sénateurs d’Alfredsson ne sont parvenus à atteindre la finale en 2013, son départ chez les Wings, en apparence, semble assez similaire.

    Cependant, Hossa était à son apogée et s’apprêtait à recevoir les dividendes de son impressionnant résumé de carrière en tant que joueur autonome. Alfredsson est clairement à la fin de sa carrière et aura de toute évidence un rôle bien différent dans le vestiaire par rapport à celui qu’occupait Hossa, qui était âgé de 29 ans en débarquant à Detroit.

    Les deux étaient également de très bons joueurs au moment où ils sont arrivés. Hossa était l'un des buteurs les plus dynamiques de la Ligue, marquant constamment au minimum 30 buts et enregistrant deux fois plus de 40 buts en une saison. Alfredsson s’est avéré un marqueur régulier également, lui qui a atteint le plateau des 40 buts deux fois au cours de sa carrière, mais ses totaux de mentions d’aide ne sont guère plus élevés, en particulier au cours des dernières années.

    Tant la capacité à passer la rondelle d’Alfredsson à l’aile que son rôle en tant que vétéran et en tant que leader le placent dans une catégorie différente de celle de Hossa, ce qui rend difficile de prédire si oui ou non, Alfredsson suffira à ramener Detroit au sommet au printemps prochain. Mais tant sur la glace qu’en dehors de la patinoire, son impact devrait être significatif. Le type d'impact où il faudra du temps pour déterminer si ce mariage forcé en est un heureux.

    2. Stephen Weiss peut-il demeurer en santé ?

    L’autre acquisition majeure des Red Wings apporte de la stabilité et une offensive vraiment nécessaire sur leur deuxième trio, mais soulève également des interrogations. Weiss a connu une saison difficile alors qu’il s’apprêtait à atteindre le statut de joueur autonome sans restriction. Il a amassé 4 points en 17 rencontres pour les Panthers de la Floride, étant amoindri par une blessure à un poignet qui a fini par mettre un terme à sa saison. Detroit prend le pari que Weiss retrouvera sa forme d’antan et le pari est gros, il se chiffre à un peu moins de 5 millions $ par an, et ce pour les cinq prochaines saisons.

    Si la douleur au poignet de Weiss demeure, cela pourrait constituer un obstacle majeur. LNH.com place présentement Weiss comme pivot du deuxième trio des Wings en compagnie d’Alfredsson et de Gustav Nyquist. Un trou à ce poste pourrait résulter en changements majeurs au sein de la composition des trios de l’entraîneur Mike Babcock.

    Aucune de ces questions ne semble embarrasser le directeur général Ken Holland, qui, selon ce qu’on rapporte, avait placé Weiss au sommet de ses cibles à l’ouverture du marché des joueurs autonomes et les doutes au sujet de sa santé passaient au second rang. Avant la saison 2012-13, Weiss a disputé au moins 74 matchs lors de six saisons de suite. Pour la majorité de sa carrière avec la Floride, là où Weiss est le meneur de tous les temps au chapitre des parties jouées et des mentions d’aide, il s’est avéré un modèle de constance, accumulant les saisons de 50 points et plus aussi régulièrement que l’horloge, malgré une équipe souvent ordinaire. Si Detroit s’avère avoir mis la main sur ce Weiss, plutôt que celui qui a été aux prises avec des blessures lors de la dernière campagne, ce sera un de ces paris qui rapportent gros.

    3. Damien Brunner manquera-t-il à Detroit ?

    À sa première saison complète en Amérique du Nord, les statistiques de Brunner (12 buts, 14 passes en 44 matchs) étaient solides, sans être spectaculaires, mais le l’attaquant suisse a produit en séries éliminatoires avec une récolte de cinq buts et quatre passes en 14 matchs et a démontré au passage qu’il possédait un dynamisme certain pour s’exécuter avec agilité lors des tirs de barrage. Ces chiffres n'étaient pas aussi impressionnants que ceux enregistrés par Brunner lorsqu’il évoluait en Suisse, mais il a certainement montré qu’il avait le potentiel pour être un joueur offensif excitant au niveau de la LNH.

    Sa valeur réelle demeure toutefois un autre sujet, un sujet sur lequel Brunner et les Red Wings semblent en désaccord.

    Detroit aurait offert des ententes à Brunner à la fois de deux ans et de trois ans, chacune étant refusée, et il semble désormais que les deux parties aient décidé de prendre des routes séparées.

    Brunner n'a pas encore signé de contrat et est toujours sur le marché, mais

    les Red Wings sentent probablement qu’ils ont plus que rempli le trou laissé lors de son départ avec Alfredsson et Weiss. Mais la performance offensive de Brunner lors de la dernière campagne, de même que son palmarès en Europe, laissent croire à une production intéressante à venir. Étant donné le fait que Brunner soit plus jeune que les deux acquisitions de Detroit au cours de la saison morte, il aurait pu se révéler une pièce d’une certaine valeur au cours des prochaines saisons.

    4. Quel sera l’impact du déménagement dans l’Association de l’Est pour Detroit ?

    L'horaire de Detroit aura des allures peu familières cette saison après le déménagement de l'équipe au sein de l’Association de l’Est, et même s’il sera étrange de voir les Wings disputer des parties au sein de sa division face à des équipes comme la Floride et Buffalo, ces changements devraient être bénéfiques.

    Les Red Wings étaient l’une des deux équipes évoluant dans un fuseau horaire de l’Est à devoir jouer dans l’Ouest, la saison dernière, en compagnie des Blue Jackets de Columbus, qui passent également à l’Association de l’Est. Le voyagement à travers quatre fuseaux horaires était non seulement épuisant pour les joueurs, mais également pour les amateurs, puisqu’une importante part des matchs disputés sur la route ne commençait qu’à 21h00 H.E., ce qui est relativement tard à Detroit.

    « Certaines personnes pensent que lorsque vous avez fini de regarder la partie et que vous éteignez le téléviseur, tout est terminé », a déclaré le défenseur des Red Wings, Brendan Smith, plus tôt cette année. « Il nous reste souvent un voyage de huit heures à entreprendre vers la maison de notre côté. Il y a beaucoup d’usure et de fatigue pour votre corps. »

    Cela ne veut pas dire que le tout viendra sans quelques ajustements. Même si voyager vers l'Ouest n’était pas une sinécure, les Red Wings et leur personnel d'entraîneurs étaient familiers avec leurs adversaires. Apprendre à jouer contre leurs nouveaux rivaux de la Division Atlantique pourrait prendre un certain temps.

    Cependant, aucune équipe n’est mieux préparée pour gérer cette transition.

    Holland s’est fait un devoir de garder les Wings parmi l’élite de la LNH, malgré des obstacles comme l’âge des joueurs et l’arrivée du plafond salarial. Ce réalignement n'est que le dernier changement au bas d’une longue liste et si cela signifie plus de repos et des voyages moins épuisants, il pourrait faire des Red Wings une meilleure équipe.

    5. La fenêtre d’opportunités de Detroit est-elle en train de se fermer ?

    Depuis que les Red Wings ont atteint la finale de la Coupe Stanley en 1995, leur première en 29 ans, ils n’ont jamais eu à attendre plus de six ans pour remporter un autre championnat. Avec le dernier titre qui remonte à 2008, les Red Wings devraient donc l’emporter d’ici 2014 pour continuer sur leur lancée, mais compte tenu des déboires de Detroit durant la majorité de la dernière campagne, c’est peut-être l’opposé qui les attend.

    Les Red Wings étaient en dehors du top huit dans l’Association de l’Ouest durant d’importants tronçons du calendrier régulier la saison dernière et les spéculations allaient bon train à savoir si la séquence de participations consécutives aux séries éliminatoires prendrait fin.

    Les Red Wings se sont ressaisis et ont terminé au septième échelon, passant près de cheminer vers la finale d’association, mais on ne peut nier que l’équipe vieillit. Pavel Datsyuk, Johan Franzen, Mikael Samuelsson, Henrik Zetterberg, Todd Bertuzzi et Niklas Kronwall font tous partie du noyau des Red Wings et ont tous plus de 30 ans. Ajoutez à l’équation Weiss (30 ans) et Alfredsson (40 ans), tandis que Jimmy Howard, Jonathan Ericsson et Drew Miller rejoindront aussi tour à tour le club des plus de 30 ans en cours de saison.

    Être âgé de 30 ans ne constitue pas une condamnation à mort pour votre carrière, bien sûr, beaucoup de ces joueurs sont encore à leur meilleur. Mais cela signifie que l’alignement vieillit à Detroit et même si ce n’est pas pour cette saison, l'équipe devra entamer un mouvement de jeunesse bientôt si elle ne veut pas d'une reconstruction prolongée dans un avenir rapproché.

    À mesure que la saison progresse, l’usure pourrait avoir un impact sur l’alignement vieillissant de Detroit, ce qui pourrait être révélateur à savoir si les Red Wings sont encore dans la course pour une Coupe Stanley, ou s’il est plutôt temps de tourner la page sur l’ère actuelle.

    6. Les Red Wings peuvent-ils mettre leur défaite des dernières séries éliminatoires dans le rétroviseur ?

    En passant à l’Association de l'Est, les Red Wings savent que si leur rivalité de longue date avec les Blackhawks de Chicago ne tire pas absolument à sa fin, elle sera toutefois amoindrie dans une certaine mesure. Les équipes ne s’affronteront pas aussi souvent, elles ne peuvent croiser le fer en séries éliminatoires à moins que les deux formations atteignent la finale de la Coupe Stanley. Cet affrontement lors de la deuxième ronde des séries éliminatoires au printemps dernier pourrait s’avérer être le dénouement de l'une des grandes rivalités sportives en Amérique du Nord, et ce dénouement pourrait laisser un goût amer dans la bouche des Red Wings.

    Plusieurs se souviendront longtemps du ralliement de Chicago lors du sixième match de la finale comme étant un moment mémorable de championnat sportif. Mais cela n’aurait jamais été possible sans une remontée spectaculaire contre Detroit en demi-finale de l’Association de l’Ouest, chose qui n’aurait jamais dû arriver et qui aurait permis aux Red Wings de reprendre une place au sein du quatuor d’élite du circuit. Mais après avoir pris une avance de 3-1 dans la série, Detroit a regardé les Blackhawks arracher trois victoires d'affilée, dont une victoire en prolongation lors du septième et ultime match.

    Une telle débâcle pourrait avoir des répercussions au cours de la prochaine saison. Les équipes qui prennent les devants 3-1 dans une série éliminatoire s’inclinent dans seulement 10 pour cent des cas et des 25 formations à avoir encaissé pareil choc, seulement trois (les Red Wings de 1942, les Oilers d’Edmonton de 1989 et les Bruins de Boston de 2010) se sont relevés et ont remporté la Coupe Stanley un an plus tard. Si les Red Wings veulent devenir la quatrième équipe à y parvenir, ils devront avoir une mémoire à court terme.

     

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