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Le nouveau propriétaire des Coyotes est convaincu que ça marchera à Phoenix

mardi 2013-08-13 / 19:46 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Le nouveau propriétaire des Coyotes est convaincu que ça marchera à Phoenix

Anthony LeBlanc a maintenu le cap, même si son but semblait impossible à atteindre. Quatre ans et des milliers de miles aériens plus tard, il a enfin pu mettre son plan à exécution afin de métamorphoser la concession des Coyotes de Phoenix en une organisation de premier plan qui se veut rentable, comme il a toujours cru la chose possible.

Une fois ses papiers d'immigration complétés, LeBlanc pourra ajouter « PDG » à un titre qui inclut déjà celui de gouverneur suppléant des Coyotes. Il a l'intention de déménager dans la région de Phoenix à plein temps et a récemment abandonné ses billets de saison pour les matchs des Sénateurs d’Ottawa.

Il a tout misé.

« Je suis canadien, et le fait d'être impliqué au sein de la LNH est une chose pour laquelle un jeune Canadien ferait tout ce qu’il peut, a dit LeBlanc à LNH.com. Mais à partir du moment où nous avons commencé à envisager l’achat de cette franchise, il y a quatre ans, nous avons été intrigués par l’opportunité. Nous avons toujours cru qu’il y avait un atout qui n'a jamais été géré correctement du côté affaires, et nous avons toujours senti que Phoenix pourrait très bien être un marché de hockey. »

La question est pourquoi. Comme dans : pourquoi LeBlanc a été si persévérant dans ses efforts d'être impliqué dans la propriété des Coyotes, et pourquoi croit-il si fermement que Phoenix est un marché de hockey, alors que les Coyotes ont historiquement perdu de l’argent et ont peiné à obtenir une reconnaissance majeure importante dans la Vallée du soleil ?

« Personne ne semble avoir un problème avec le concept qui veut que certains marchés de hockey non traditionnels demeurent tout de même des marchés de hockey, comme San Jose, Dallas et Los Angeles, explique LeBlanc. Mon point de vue est que si ces marchés peuvent être considérés comme des marchés de hockey, Phoenix possède quelque chose que ces marchés ne possèdent pas, c’est-à-dire un grand nombre d’habitants qui vivent au Nord et qui viennent passer les mois d'hiver dans la région, ce qui n’est pas le cas à San Jose ou Dallas.

L’opportunité était intrigante en 2009 et la situation n’a fait que s’améliorer à plusieurs niveaux depuis les quatre dernières années. Il y a eu l’amélioration de l’équipe sur la patinoire, l’amélioration au niveau de la macroéconomie globale qui a affecté la région en 2009 et qui se porte beaucoup mieux aujourd’hui. Également le fait que la ligue est si forte en ce moment que nous voulions vraiment être partenaires avec elle. »

LeBlanc et son partenaire d'affaires Daryl Jones ont tenté une première fois d’acquérir les Coyotes des mains de la LNH en juillet 2009. Les premiers efforts ont résulté en un échec. Par la suite ils ont tenté de s’impliquer en tant que partenaires minoritaires avec Matthew Hulsizer, qui n’a pu conclure une entente pour compléter l’achat de l’équipe. LeBlanc a servi de conseiller à Greg Jamison, jusqu’à ce que la tentative de ce dernier pour acheter l’équipe n’échoue en janvier.

À ce moment, lui et Jones ont décidé de tenter leur chance pour une dernière fois, détaille LeBlanc. Jones a convaincu l’homme d’affaires de Calgary George Gosbee d’embarquer à bord et de signer le plus gros chèque. La semaine dernière, le trio, accompagné de huit autres investisseurs qui ont formé le IceArizona Acquisition Co. LLC a officiellement mis la main sur la concession qui était dirigée par la LNH depuis que l’ancien propriétaire Jerry Moyes l’avait mise en faillite il y a de cela quatre ans.

Gosbee est le nouveau président exécutif ainsi que le gouverneur.

LeBlanc et ses partenaires ont déjà commencé à faire circuler leur message au sein de la communauté. Leur slogan est « Ici pour rester », dit LeBlanc et ils tentent d’établir un partenariat avec une agence de publicité locale sur une nouvelle mise en marché de la franchise, qu'ils veulent mettre en place d’ici le mois prochain.

Il a affirmé qu'ils ne chercheront pas à changer les uniformes ou le logo (même si l’équipe va changer son nom pour devenir les Coyotes de l’Arizona après la saison 2013-14). Au lieu de cela, LeBlanc a déclaré que la nouvelle mise en marché consistait à changer la culture et l'attitude générale entourant la franchise.

« Il est temps de cesser les excuses pour ce qui s'est passé au cours des quatre dernières années, a déclaré M. LeBlanc. C'est un arrêt complet et un nouveau départ. »

Une partie de cette nouvelle mise en marché réside dans le fait de revamper l’expérience au Jobing.com Arena.

« Ce n'est pas un manque de respect, mais la concession était détenue par la LNH au cours des quatre dernières années, de sorte qu’ils ne mettaient pas forcément l’accent sur des détails comme la manière d’augmenter les points de ravitaillement des aliments et des boissons, comme des produits au détail et la façon d’améliorer le niveau de divertissement lors des rencontres. Nous voulons faire en sorte que lorsque les gens se présenteront pour l'ouverture, le 3 octobre au soir, ils voient immédiatement la différence. »

LeBlanc a affirmé être conscient du fait que certains amateurs puissent se montrer hésitants à sauter à bord, puisque l’offre d’achat déposée par IceArizona comprend une clause échappatoire permettant aux propriétaires de briser l’entente de 15 ans signée avec le Jobing.com Arena et de vendre ou de déménager la concession dans cinq ans, si les pertes atteignent la somme de 50 millions $.

Il a dit avoir répondu aux questions sur cette clause échappatoire lors d'une journée portes ouvertes pour les détenteurs de billets de saison et les titulaires potentiels, la semaine dernière, mais après avoir expliqué qu’il faudrait que le groupe IceArizona perde la somme de 50 millions $ pour pouvoir utiliser cette clause, les amateurs se sont montrés rassurés et ont compris que ce n’était pas un problème.

« Si quelqu'un pense que nous sommes arrivés ici avec le désir ou l'espoir de perdre 50 millions $, il devra y penser à deux fois, a déclaré LeBlanc. Regardez, c'est un investissement et dans tout investissement vous essayez de vous protéger si les choses ne se passent pas bien. Nous ne nous attendons pas à ce que cela se produise et ce n’est pas une raison qui nous a poussés à nous impliquer au sein de cette franchise, mais il y a eu des pertes, historiquement et en fin de compte, il faut nous protéger. »

Il n'envisage clairement pas un scénario au cours duquel lui et ses partenaires d’affaires auront à se soucier de la chose d’ici cinq ans.

« Cette équipe est là pour rester », a déclaré LeBlanc.

Une bénédiction pour Gwozdecky

Lorsque l’Université de Denver a congédié l’entraineur George Gwozdecky le 1er avril dernier après 19 saisons fructueuses, incluant deux titres nationaux en 2004 et 2005, ses amis et ses entraineurs adjoints ont essayé de le convaincre qu’il allait retomber sur ses pieds, que la trahison dont il se sentait victime s’estomperait et qu’il trouverait un nouveau défi à relever dans le monde du hockey.

Ils savaient ce qu’ils disaient.

Si Gwozdecky, 60 ans, n’avait pas perdu son boulot, il n’aurait pas obtenu ce premier emploi dans le monde des entraineurs de la LNH la semaine dernière, alors que le Lightning de Tampa Bay l’a embauché en tant qu’assistant à l’entraineur, en charge des attaquants et du jeu de puissance.

« Il y avait tellement de gens à l'époque [quand on l’a congédié] qui ont dit qu'il y avait une raison pour que cela arrive et qu’avec le recul, cela se révèlerait une bénédiction en fin de compte, a révélé Gwozdecky à LNH.com, mardi. C'est difficile à comprendre au moment où vous devez passer au travers, vous êtes émotionnellement blessé. Vous êtes rejeté par une personne dont vous avez pris soin durant un très long moment. Mais comme me l’ont dit tant de mes paires et associés à ce moment, les choses finiront par s’arranger et ils avaient raison. »

Gwozdecky ne planifiait pas de rejoindre les rangs de la LNH. Il a vu quelques opportunités s’ouvrir au niveau du hockey collégial, mais aucune ne correspondait. En juin, il se préparait à demeurer au niveau du hockey collégial comme analyste, lui qui a été approché par CBS Sports, le Big Ten Network et Root Sports pour servir en tant que commentateur.

Son approche a changé peu de temps après le repêchage de la LNH, lorsque Jon Cooper, l’entraineur du Lightning, a appelé Gwozdecky pour lui demander s'il était intéressé à discuter à propos d’un poste vacant au sein de son personnel. Cooper et Gwozdecky se sont connus alors que le premier dirigeait dans la United States Hockey League et que le second recrutait certains de ses joueurs pour Denver.

« Ce n'est pas que je l'ai cherché, mais quand il a appelé et que nous avons commencé à discuter, l’intrigue a fait place à l’intérêt et à l’excitation », explique Gwozdecky.

Gwozdecky a affirmé que son plus grand défi sera de développer une relation personnelle avec les joueurs du Lightning, à savoir Steven Stamkos et Martin St. Louis, afin qu'ils puissent se faire mutuellement confiance. Un lien existe déjà entre Matt Carle et lui, puisque le défenseur a évolué sous ses ordres à Denver.

MacTavish estime qu’un risque calculé paiera des dividendes

Lorsque le directeur général des Oilers d’Edmonton Craig MacTavish a rejoint le représentant du défenseur Denis Grebeshkov plus tôt cet été, il l'a fait tout en étant au courant du fait que les rapports sur le séjour de trois saisons dans la KHL du joueur de 29 ans suffisaient à endommager la carrière et la réputation du joueur qui a récolté 39 points en 72 matchs avec les Oilers en 2008-09.

MacTavish a tout de même fait signer un contrat d’une saison à Grebeshkov pour une somme de 1,5 million $, le 18 juillet, prenant un risque certain sur un joueur qu’il a dirigé durant trois saisons (2007-2010) et en qui il croit toujours, en dépit de ses déboires au cours des trois dernières années passées dans sa Russie natale.

« Je pense qu'il coulait à pic en tant que joueur là-bas, a dit MacTavish à LNH.com. On s’attendait à ce que Denis amasse des statistiques impressionnantes et ce n’est peut-être pas la force principale de son jeu de produire des points. Je pense qu’il y a une stabilité dans le fait de revenir au sein d’une équipe qu’il connaît bien et avec une organisation que saura le supporter. Il dispose d’un contrat d'un an et il a beaucoup à perdre. J'aime ces situations ».

Considéré comme étant un défenseur offensif, Grebeshkov n’a pas marqué depuis la saison 2010-11 et a récolté 34 points en 144 parties dans la KHL. Il en a tellement arraché qu’il n’a pas été retenu au sein de l’équipe de la Russie pour les deux plus récentes éditions du Championnat mondial de hockey de la FIHG. Il n’a pas été invité au camp d’orientation de l’Équipe olympique russe cet été.

« C’est une ligue difficile, la KHL, a dit MacTavish. Il y a beaucoup d’ambivalence là-bas. Je pense que Denis est un peu coupable de sa situation. »

MacTavish se souvient de Grebeshkov comme étant un défenseur habile qui se rendait coupable de prendre certains risques avec des décisions douteuses en possession de rondelle, spécialement en milieu de patinoire. Lors de son deuxième passage à Edmonton, les Oilers auront besoin d’un Grebeshkov qui démontre les mêmes aptitudes qu’il affichait lors de son premier passage, mais avec davantage d’attention portée sur les détails et un jeu plus intelligent.

 

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