Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

    30 en 30: Comment les Canucks réagiront au style de Tortorella

    mercredi 2013-08-07 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Mike Battaglino - Journaliste LNH.com

    Partagez avec vos amis


    30 en 30: Comment les Canucks réagiront au style de Tortorella

    Il y a une question qui a sans cesse plané sur les Canucks de Vancouver depuis les séries éliminatoires de la Coupe Stanley de 2012 : Que vont-ils faire avec Roberto Luongo ?

    Il appert qu’on a répondu à cette question d’une manière dont personne ne s’attendait, spécialement Luongo.

    Le gardien de 34 ans est de nouveau le gardien numéro un des Canucks après la transaction qui a fait passer Cory Schneider aux Devils du New Jersey lors du repêchage 2013 de la LNH.

    La conclusion de cette histoire amène une autre question sur la table, une question qui s’insère parmi les six plus importantes à l’aube de la saison 2013-14.

    1. Comment se sent Roberto Luongo à propos de toute cette histoire ?

    Le gardien amateur de poker n’aurait jamais pu s’attendre à la main qu’on lui a jouée. Il a depuis gardé ses cartes sur table, ne faisant pas de commentaires publiquement.

    Luongo a embauché de nouveaux agents en juillet, un changement intéressant lorsque l’on considère le fait qu’il reste encore neuf saisons à écouler à sa présente entente. Cela a pour effet de stimuler les spéculations qui suggèrent qu’il veut peut-être que quelqu’un lui négocie sa sortie de Vancouver. Son condo de grande valeur serait toujours sur le marché immobilier.

    Mais si le compte Twitter de Luongo (@Strombone1) est un bon indicateur, il pourrait chérir sa situation. Dans un message à celui qui devrait être son auxiliaire, il a écrit : « Hey Eddie Lack, je t’avertis maintenant ! Ne te fais pas d’idées en vue de la saison qui vient, tu piges ? »

    Le sort de Luongo, rétrogradé comme auxiliaire de Schneider il y a de cela deux séries éliminatoires et qui s’est retrouvé sur le marché des échanges depuis, incapable d'être transigé en raison de son contrat, et à qui on a redonné le poste de partant, a contraint le propriétaire Francesco Aquilini, le directeur général Mike Gillis et le nouvel entraîneur John Tortorella à visiter tour-à-tour le gardien chez-lui en Floride.

    « J’ai parlé à Roberto après la transaction. Je pense que je devais le faire, a dit Tortorella. Et j’espère que ce qui l’aidera, c’est qu’il y a de nouveaux gars qui sont arrivés, un tout nouveau personnel d’entraineurs. »

    2. John Tortorella peut-il s'entendre avec les médias?

    Imaginez si le nouvel entraineur des Canucks, célèbre pour ses prises de bec passées avec des journalistes, doit répondre à des questions au sujet de ses gardiens de but chaque jour. Avec ce dossier maintenant réglé, Tortorella peut tenter de mener à bien son vœu d’être plus accessible et de répondre présent à la demande, lui qui sera scruté à la loupe perpétuellement.

    « C’est une grande partie de mon travail ici, je le sais, a dit Tortorella au cours de sa première tournée des médias locaux. Comme on fait son lit on se couche. Je vais cultiver une relation ici avec les médias.

    « Je pense que c’est une partie importante de tout travail dans la LNH, mais débarquer dans un marché comme Vancouver, fondamentalement, vous allez être servi. Je veux que ça fonctionne. Je viens avec un certain bagage d’expérience, je le reconnais volontiers, je ne vais pas m’en cacher, j’ai fait quelques erreurs en cours de route, mais je suis obligé de faire ce travail et de cultiver ce type de relation où nous travaillons ensemble. »

    3. Tortorella peut-il s’ajuster aux rigueurs de l’Association de l’Ouest ?

    Outre deux saisons passées en tant qu’adjoint à l’entraîneur des Coyotes de Phoenix, la carrière du pilote de 55 ans s’est passée entièrement au sein de l’Association de l’Est, là où le fardeau des déplacements est loin de ce qu’il sera dorénavant.

    Les Canucks auront à parcourir 48,510 milles cette saison, selon OnTheForecheck.com. En comparaison, l’ancienne équipe de Tortorella, les Rangers de New York, aura à voyager sur une distance de 29,839 milles.

    « C'est quelque chose qui me préoccupe vraiment, parce que je n'ai pas assez de connaissances sur ce qui se passe avec nos déplacements, pas plus que ce que cela représente comme fardeau pour les athlètes, a dit Tortorella. Je crois qu’ici, avec cette équipe, c’est un des pires endroits pour les voyages dans toute la ligue, surtout dans la mesure où dans l'Est, vous êtes en autobus. »

    4. Est-ce que les joueurs des Canucks peuvent s’ajuster aux demandes de Tortorella ?

    L’attaquant Dale Weise a joué sous les ordres de Tortorella durant 10 matchs, en tant que recrue, chez les Rangers en 2010-11. Voici ce qu’il avait à dire au Vancouver Province avant l’embauche de l’entraîneur :

    « Je crois que vous pouvez regarder tout autour et constater que son style est en disparition chez les entraîneurs, a dit Weise par l’entremise de Sportsnet. Il y a une manière d’être dur avec les gars et de les pousser. Mais je crois qu’aujourd’hui, il faut être davantage un communicateur. Vous ne pouvez pas simplement traîner les joueurs dans la boue et espérer qu’ils s’en sortent par eux-mêmes. »

    L’attaquant Ryan Kesler était membre de la formation Olympique des États-Unis en 2010, alors que Tortorella était assistant à l’entraîneur et il voit les choses d’un autre œil.

    « Il aime la compétition, il aime l’éthique de travail, il n’aime pas les erreurs, a dit Kesler. Il fera jouer les gars qui foncent, il va garder tout le monde responsable, et c'est ce que j'aime. »

    Tortorella a promis d’en exiger davantage des joueurs des Canucks et a pris soin de mentionner spécifiquement les plus grandes vedettes de l'équipe, Henrik Sedin et Daniel Sedin.

    « Vous pouvez être fougueux et avoir une attitude du type 'dans votre visage', ce qui est tout à fait correct, si cela s’impose, a déclaré Henrik. Vous ne pouvez pas entrer et hurler ou crier aux gars s'ils ne croient pas que cela soit sensé. Je ne l'ai jamais eu comme entraîneur avant, mais je ne vois pas de problème à ce qu’il agisse ainsi. »

    5. Combien de tirs bloqueront les Sedin ?

    Une des choses qui sera demandée par Tortorella aux Sedin est de bloquer des lancers. La saison dernière, Henrik a bloqué neuf tirs et Daniel sept.

    « Je vais vous le dire tout de suite, ils vont tuer des pénalités, et s’ils ont à tuer des pénalités ils vont avoir à bloquer les tirs, a déclaré Tortorella. Est-ce que je m'attends à les transformer en un de mes anciens joueurs, en Ryan Callahan (66 tirs bloqués la saison dernière) ? Absolument pas. Mais si vous avez à vous exécuter en mission défensive, cela doit faire partie de l'équation. »

    En tant qu’équipe, l’an dernier, les Canucks ont bloqué 566 tirs, au 27e échelon dans la LNH, les Rangers étaient au 6e rang avec 773 tirs bloqués.

    « Je pense que bloquer des tirs fait partie de la façon de déployer une bonne défensive, a déclaré Tortorella. Je pense que cela fait partie du jeu afin de pouvoir récupérer la rondelle. Donc ce n'est pas seulement les Sedin. Je pense qu'une équipe qui veut se mettre dans un état d'esprit pour devenir une formation contre qui il est difficile de jouer, une formation qui va travailler avec acharnement le long des bandes, une formation qui va se donner pour récupérer une rondelle, doit se défendre de la bonne manière. Et cette mentalité se transcende à travers l’équipe.

    « Donc cela ne sera pas uniquement l’affaire des Sedin, mais de tout le monde, parce que je pense que c'est la bonne façon de jouer quand vous n’êtes pas en possession de rondelle. »

    6. Ryan Kesler peut-il demeurer en santé et recommencer à marquer des buts ?

    Kesler a subi une fracture du pied en bloquant un tir la saison dernière. Cette blessure est survenue après un départ difficile pour le joueur, lui qui a dû guérir de blessures au poignet et à l'épaule, et il a fini par jouer seulement 17 matchs.

    Un marqueur de 41 buts en 2010-11, les Canucks ont certainement besoin que Kesler, qui a inscrit quatre buts la saison dernière, retrouve sa touche. Depuis 2006-07, Alexandre Burrows (35 en 2009-10), Mikael Samuelsson (30 en 2009-10) et Daniel Sedin (trois fois) sont les seuls joueurs de Vancouver à avoir marqué 30 buts en une saison.

    « [Tortorella] va s’attendre à davantage de la part de tout le monde, et nous allons avoir besoin de plus, a dit Kesler au Vancouver Province. La façon dont les choses se sont passées l'année dernière, je ne pense pas que quiconque puisse se regarder et se voir comme un premier de classe. Nous devons retrouver notre chemin et batailler tous les soirs. »

    Kesler, qui a raté les cinq premiers matchs de la saison 2011-12 après une opération à une hanche durant la saison morte, a affirmé être en santé.

    « En ce moment je profite de la vie, a déclaré Kesler au journal. C'est génial. Je peux me concentrer sur l’entrainement et ne pas avoir à penser à une blessure, à sa guérison et à tout ce que cela implique. »