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    30 en 30: Un tout nouveau monde à Vancouver

    mercredi 2013-08-07 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Mike Battaglino - Journaliste LNH.com

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    30 en 30: Un tout nouveau monde à Vancouver

    Il n’y a qu’un joueur, chez les Canucks de Vancouver, qui sait vraiment ce que représente une saison sous les ordres de l’entraîneur John Tortorella.

    Chris Higgins raconte :

    « Il veut voir votre niveau de compétition être à 100% à tout moment, lorsque vous vous retrouvez sur la patinoire. Il veut le meilleur de ses joueurs. Il veut que ses meilleurs joueurs jouent comme les meilleurs, soir après soir et il y a beaucoup de pression sur eux. Mais la principale chose qu’il exige de tous ses joueurs est que leur niveau de compétition soit le plus élevé possible. »

    L’initiation débute au camp d’entraînement.

    « Il dirige un camp très intense, je crois que vous devez vous assurer d’être en forme, c’est l’étape numéro un. Pour la suite, c’est une question de processus. Tout au long du camp d’entraînement, il va construire avec vous, il va vous faire travailler un peu plus fort et il implante son style un peu plus chaque jour, je crois qu’il vous faut faire preuve d’ouverture tous les jours pour assimiler les petites leçons qu’il ajoute à votre entraînement. »

    C’est un tout nouveau monde pour les Canucks, qui seront « éduqués » par Monsieur Tortorella en 2013-14, plutôt que par l’ami des joueurs, Alain Vigneault, qui a été congédié en mai, après sept saisons passées derrière le banc.

    Tortorella, vainqueur de la Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay en 2004 et qui a dirigé les Rangers de New York durant près de cinq saisons, admet qu’il connaît très peu les joueurs qu’il aura sous la main, à l’exception de Higgins, qu’il a dirigé le temps d’une saison à New York.

    « Je ne les connaîtrai pas ils ne me connaîtront pas jusqu’à ce que nous nous rendions dans ce vestiaire et que nous amorcions le camp d'entraînement, a dit Tortorella. C’est là que débute l’interaction, c’est là que débute le « coaching », c’est là que, peut-être, les conflits entrent en jeu et que les gens vivent des désaccords, ce qui est une chose saine dans ce sport. Là où il y a conflit, il y a de l’honnêteté. Je pense que c’est là que vous commencez à vous connaître les uns et les autres.

    « J’essaie donc d’apprendre, mais il n’y a pas de meilleure manière d’apprendre que d’être en uniforme d’entraîneur et que les joueurs soient sur la patinoire et que vous passez à travers ce que vous avez à faire chaque jour, pour être prêt et devenir un club de hockey compétitif. »

    Il ne fait aucun doute, les Canucks sont compétitifs depuis un certain temps, avec un pourcentage de points de .623 depuis 2002-03. Vancouver a remporté le trophée des Présidents deux saisons de suite, en 2011 et 2012, l’équipe a remporté cinq titres de division consécutifs et a terminé avec une récolte d’au moins 100 points durant quatre campagnes de suite (et lors de sept des neuf dernières saisons), avant la plus récente campagne, où les Canucks ont compilé un dossier de 26-15-7 et ont pris le troisième rang dans l’Association de l’Ouest.

    Mais depuis que l’équipe a pris une avance de 2-0 dans la série finale de la Coupe Stanley 2011 face aux Bruins de Boston, les Canucks présentent une fiche de 2-12 en séries et la formation a encaissé un balayage la saison dernière, en première ronde de leur série contre les Sharks de San Jose, ce qui a coûté l’emploi à Alain Vigneault.

    Il semble que l’équipe et les partisans ne soient pas parvenus à se remettre de la défaite de 4-0 encaissée aux mains des Bruins de Boston, lors du match numéro 7 de la finale, il y a deux ans.

    « Tout le monde a changé depuis ce septième affrontement, a dit le directeur général Mike Gillis, plus tôt cet été. Ce qui est survenu dans cette ville nous a changés, comment nous avons pu nous sentir à propos du déroulement de cette série a changé chacun d’entre-nous et il faut du temps pour s’en remettre. »

    Tortorella a été embauché pour apporter une relation différente. L’entraîneur veut que son équipe soit aussi difficile à jouer pour ses adversaires, qu’il peut l’être à l’occasion avec les membres des médias.

    « Je pense que nous avons besoin de plus de mordant, a dit Tortorella. Je pense que l’attitude d’être une équipe plus rigide viendra, nous voulons construire pour l’amener à un autre niveau. »

    Ce sera une transformation intéressante à observer. Faisant un premier tour des médias suite à son embauche, Tortorella a lancé le message qu’il allait en demander plus de la part de chaque joueur, mentionnant au passage les noms des attaquants vedettes Henrik et Daniel Sedin à chaque fois.

    « Je sais qu’il est honnête, qu’il traitera tout le monde de la même manière, a dit Henrik. Je ne pense pas que cela change quelque chose que vous ayez 35 ans ou 19 ans, vous devez vous attendre à livrer la marchandise, même si cela peut différer d’un individu à l’autre, mais vous devez être responsable si vous ne jouez pas comme vous en êtes capable, et je pense que c’est une bonne chose. »

    Tortorella amène également de New York, la réputation d’avoir une mentalité axée sur la défensive, ce qui n’était toutefois pas le cas lorsqu’il était à Tampa Bay.

    « Nous voulons aller de l’avant, a dit Tortorella à propos du tempo qu’il veut voir ses joueurs maintenir. Je pense que j’ai été étiqueté comme un entraîneur défensif parce que nous ne marquions pas beaucoup de buts à New York. Je pourrais argumenter à ce sujet. C’est difficile de marquer des buts dans cette ligue pour plusieurs équipes, point final. Mais nous voulons certainement être plus agressifs. »

    Il découvrira que sa nouvelle équipe possède moins d’options en attaque que les Rangers en avaient. Henrik Sedin a dominé les Canucks, la saison dernière, avec 45 points en 48 parties et Daniel Sedin suivait avec 40 points. Aucun autre joueur n’a récolté plus de 27 points (Jannik Hansen). Le meilleur pointeur chez les défenseurs a été Dan Hamhuis (24 points).

    CANUCKS DE VANCOUVER

    Ajouts: C Benn Ferriero, AD Brad Richardson, C Mike Santorelli, D Yannick Weber

    Départs: C Andrew Ebbett, AD Andrew Gordon, C Maxim Lapierre, C Derek Roy, G Cory Schneider

    Agents libres: D Andrew Alberts, D Cam Barker, C Manny Malhotra, AD Steven Pinizzotto, AG Mason Raymond

    Principaux espoirs: D Frank Corrado, C Brendan Gaunce, AG Nicklas Jensen, G Eddie Lack

    Après s’être classé deuxième au chapitre des buts en 2009-10, mené la ligue à ce niveau en 2010-11 et terminé au cinquième rang en 2011-12, Vancouver s’est classé au 19e échelon avec 122 buts la saison dernière, quatre de moins que les Rangers.

    « Nous voulons jouer un style plus rude, plus acharné, mais nous cherchons toujours à générer de l’attaque, a dit Tortorella. Nous allons mener le navire de cette manière. »

    Tortorella n’aura toutefois pas à gérer une controverse des gardiens de but, maintenant que Roberto Luongo est à nouveau le gardien numéro un de l’équipe, suite à la transaction qui a fait passer Cory Schneider aux Devils du New Jersey.

    Tortorella, Gillis et le propriétaire de l’équipe Francesco Aquilini ont tous, selon différentes sources, effectué des voyages pour aller rendre visite à Luongo afin d’atténuer toute forme de rancune, mais le cerbère de 34 ans s’est fait discret en public et a embauché un nouvel agent pour le représenter, même s’il reste neuf ans et plus de 47 millions $ à écouler à son contrat.

    « Nous avons eu une très bonne conversation, a dit Gillis. Au départ, Roberto est un professionnel accompli, il est un grand gardien de but et ce qui s'est passé aurait pu être différent, mais à la fin de la journée, nous avons dû faire un choix, et nous avons fait le choix d'y aller avec Roberto. »

    Treize joueurs des Canucks ayant disputé au moins 30 parties avec la formation la saison dernière sont de retour et les huit meilleurs marqueurs sont maintenant âgés de plus de 26 ans, ce qui n’inclut pas l’attaquant Ryan Kesler, 28 ans, qui a été limité à 17 rencontres à cause de blessures à l’épaule, au poignet et au pied.

    Gillis a ajouté les joueurs autonomes et attaquants Brad Richardson et Mike Santorelli, de même que le défenseur Yannick Weber, ce qui laisse bien peu de postes disponibles pour les espoirs. L’attaquant Bo Horvat, sélectionné avec le 9e choix au total acquis dans la transaction de Schneider est une possibilité, de même que les avants Nicklas Jensen et Brendan Gaunce.

    « Une des raisons qui a rendu Tortorella si attrayant à mes yeux en tant qu’entraîneur, est de voir tous les jeunes joueurs qui se sont épanouis sous sa direction à New York, a dit Gillis. Et nous avons besoin de compter sur la présence de jeunes joueurs au sein de notre alignement. Maintenant, à savoir si Bo est prêt, c’est ce que nous allons voir. »

    Plutôt que de liquider l’alignement et d’amorcer une reconstruction, Gillis a opté pour un vétéran entraîneur et il espère que ce dernier pourra mener une équipe expérimentée vers un autre parcours en séries éliminatoires.

    « En ce moment, je ne suis pas au point où je veux briser le noyau de joueurs, je pense que ce sont de très bons joueurs et de bonnes personnes, a dit Gillis. Je pense qu’ils méritent d’obtenir une autre opportunité et avec Tortorella maintenant ici, je suis vraiment excité à propos de ce qu’il parviendra à soutirer de cette équipe.

    « Lorsque je parle tout recommencer, pour nous, c’est de cette façon. Et je suis très très confiant que nous allons dans la bonne direction avec une nouvelle voix, j’en suis très excité. »