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    30 en 30: Le principal objectif de l’Avalanche sera de diminuer le nombre de buts accordés

    vendredi 2013-08-09 / 3:00 / 30 en 30 - Aperçus de la saison 2013-14

    Par Brian Hunter - Journaliste LNH.com

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    30 en 30: Le principal objectif de l’Avalanche sera de diminuer le nombre de buts accordés

    Le nouvel entraîneur en chef de l’Avalanche du Colorado, Patrick Roy, n’a pas perdu de temps concernant l’utilisation de Nathan MacKinnon, le premier choix du dernier repêchage de la LNH. Roy n’a laissé planer aucun mystère et il a fait savoir que l’ex-joueur de centre des Mooseheads de Halifax pivotera le troisième trio entre Jamie McGinn et Steve Downie.

    En fait, Roy a déjà établi ses deux premiers trios. Il a admis au Denver Post que Matt Duchene jouera entre Ryan O'Reilly et PA Parenteau et que Paul Stastny évoluera au centre de Gabriel Landeskog et d’Alex Tanguay sur l’autre ligne.

    Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus de questions concernant l’Avalanche, qui a terminé au dernier rang de l’Association de l’Ouest en 2012-13. L’équipe sera dirigée par un nouvel entraîneur en chef, qui fera face à de nouveaux rivaux de section et qui pourrait compter dans sa formation sur un deuxième gagnant du trophée Calder en deux saisons.

    Voici les six principales questions que l’Avalanche devra répondre:

    1. Est-ce que Patrick Roy connaîtra du succès en tant qu’entraîneur en chef dans la LNH? – En tant que gardien, les statistiques de Roy figurent parmi les meilleures de tous les temps. À sa retraite, il détenait la marque pour le plus grand nombre de victoires (551), record battu seulement par Martin Brodeur. Ses 151 victoires sont toujours un sommet dans les séries éliminatoires. Il a remporté deux fois la coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal et deux autres fois avec l’Avalanche.

    Après avoir pris sa retraite en 2003, Roy n’a pas raté son entrée derrière le banc des Remparts de Québec de la LJHMQ en devenant le septième entraîneur à remporter la coupe Memorial à sa première saison.

    Roy sait ce que ça prend pour gagner, que ce soit avec des jambières ou avec un complet derrière le banc d’une équipe. Mais à sa première expérience à titre d’entraîneur dans la LNH et en tant que membre du Temple de la renommée de retour dans une ville où il a connu la gloire, il sera sous les projecteurs. S’il peut seulement approcher les succès qu’il a connus en tant que joueur, la décision de l’avoir embauché aura été la bonne.

    2. Est-ce que Nathan MacKinnon était vraiment le no 1? – Pendant les mois précédant le repêchage, le consensus semblait être que peu importe quelle équipe sélectionnera au premier rang, elle choisirait Seth Jones, le défenseur des Winterhawks de Portland. Mais le vice-président exécutif des opérations hockey, Joe Sakic, n’a pas caché son intérêt pour MacKinnon, et l’Avalanche a tenu sa parole en le sélectionnant au premier rang du repêchage.

    Il n’y a aucun doute que l’attaquant de 6 pieds pesant 182 livres a tout le potentiel pour devenir une super étoile. Il a inscrit 32 buts et totalisé 75 points en 44 matchs avec Halifax la saison dernière et a été nommé le joueur par excellence du tournoi quand les Mooseheads ont remporté la coupe Memorial. Avec le talentueux groupe de jeunes joueurs qu’ils l’entoureront, il est possible d’imaginer que MacKinnon pourrait surpasser les 22 buts et 52 points de Landeskog qui lui avaient permis de remporter le trophée Calder il y a deux ans.

    Jones, repêché par les Predators de Nashville au quatrième rang, est aussi vu comme un joueur de franchise. Et comme l’Avalanche avait plus besoin d’un défenseur que d’un attaquant, cela a jeté un doute à savoir si la décision de sélectionner MacKinnon au premier rang était la plus judicieuse.

    3. Est-ce que Gabriel Landeskog pourra retrouver sa forme de son année recrue? – L’un des points tournants de la saison 2012-13 de l’Avalanche est peut-être survenu au début de la campagne lorsqu’au quatrième match, Landeskog a été victime d’une sévère mise en échec du défenseur Brad Stuart, des Sharks de San Jose. Landeskog a terminé la rencontre mais a par la suite raté un mois en raison d’une commotion cérébrale.

    Est-ce que cette blessure a contribué à la guigne de deuxième saison de Landeskog, cela reste à déterminer. Mais, toujours est-il qu’il n’a totalisé que 17 points en 36 matchs, ce qui représente une drastique diminution si on projette ses statistiques pour une saison régulière de 82 rencontres. Il y a aussi la question à savoir si l’Avalanche ne lui a pas mis trop de pression sur les épaules en faisant de lui le plus jeune capitaine de la ligue, lui qui n’avait pas encore fêté ses 20 ans.

    Sur papier, l’Avalanche semble être une équipe qui devrait inscrire plusieurs buts, mais la saison dernière la formation a terminé au 26e rang de la ligue au chapitre des buts marqués par match (2,38) et en 24e position en avantage numérique (avec un pourcentage d’efficacité de 15 pour cent). Si Landeskog peut rebondir, ces statistiques seront rapidement reléguées aux oubliettes.

    4. Est-ce que leur défense s’est assez améliorée pour devenir des prétendants? – L’Avalanche a été l’une des cinq équipes à présenter une moyenne de buts accordée supérieure à 3,00 la saison dernière, et le fait qu’ils ont accordé une moyenne de 31,4 tirs par match à leurs adversaires, la sixième plus haute moyenne de la ligue, a certainement été un facteur.

    En ne sélectionnant pas Jones, qui aurait pu percer la formation dès la saison prochaine, l’Avalanche a dû se contenter au cours de l’été des ajouts du vétéran Cory Sarich et du ‘grand voyageur’ André Benoit, âgé de 29 ans. Ce qui signifie que le noyau de défenseurs de la saison dernière devra démontrer beaucoup d’amélioration.

    Autrement dit, l’Avalanche devra obtenir plus d’Erik Johnson, qui a récolté seulement quatre assistances et présenté une fiche de moins-3 en 31 matchs, lui qui a combattu plusieurs blessures. Un Ryan Wilson en santé, lui qui été limité à 12 matchs en 2012-13, pourrait également permettre à la brigade défensive de s’améliorer grandement.

    5. Comment se comporteront les gardiens? – Les performances des gardiens ont aussi à voir avec la poreuse défense de l’Avalanche. Malgré le fait qu’ils ont vu beaucoup de caoutchouc, Semyon Varlamov et Jean-Sébastien Giguère devront améliorer une moyenne d’efficacité combinée de ,904 pour cent.

    Varlamov a démontré de grandes promesses avec les Capitals de Washington en s’accaparant du poste de partant en 2009 et en connaissant d’excellentes séries éliminatoires en 2010. Il s’est finalement retrouvé en lutte avec une surabondance de gardiens et il a été échangé. Il a connu sa pire saison en 2012-13 et il va tenter de faire oublier sa ronflante moyenne de 3,02 buts accordés.

    Giguère, gagnant du trophée Conn Smythe en 2003 et qui a remporté une Coupe Stanley avec les Ducks d’Anaheim en 2007, s’est converti en bon substitut dans la deuxième moitié de sa carrière. Il retrouvera François Allaire, qui a été embauché comme entraîneur des gardiens cet été.

    6. Est-ce que l’Avalanche se portera mieux dans la section Centrale? – Avec le nouvel aménagement de la LNH qui comportera maintenant deux sections de sept équipes dans l’Association de l’Ouest, Colorado aura plusieurs nouveaux rivaux. En fait, la seule autre équipe de la section Nord-Ouest à déménager dans la section Centrale est le Wild du Minnesota.

    D’un autre côté, Colorado est maintenant débarrassé des Canucks de Vancouver qui ont remporté le titre de la section Nord-Ouest au cours des cinq dernières années. Les autres formations étaient cependant faibles, alors que maintenant, Colorado devra lutter contre les Blackhawks de Chicago, les champions de la Coupe Stanley, sur une base régulière, et les puissants Blues de St. Louis.

    Dans l’ensemble, l’Avalanche a conservé une fiche de 7-10-0 contre leurs futurs rivaux de section de 2013-14 (ils n’ont pas joué contre les Jets de Winnipeg qui faisaient partie de l’Association de l’Est). L’Avalanche s’en est mieux tiré contre les Blues et les Predators en remportant deux des trois matchs contre eux.