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    La peine des Jeux olympiques 2010 motive St-Louis au plus haut point

    samedi 2013-07-27 / 20:53 / Jeux de Sotchi 2014

    Par Mike Brophy - Correspondant LNH.com

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    La peine des Jeux olympiques 2010 motive St-Louis au plus haut point

    TORONTO – Pendant une autre soirée dont l’accent était mise sur le plaisir dans le but de ramasser de l’argent afin de trouver un remède contre le cancer, Martin St-Louis se démarquait du groupe avec son bermuda rose frappant et sa maîtrise de la palette de ping-pong.

    L’expérimenté ailier droit du Lightning de Tampa Bay, qui a remporté son deuxième trophée Art Ross la saison dernière en finissant au premier rang des pointeurs de la LNH, était tout sourire alors qu’il démontrait sa dextérité à la table. Le Lavallois était tout aussi à l’aise d’effectuer des services impossibles à retourner avec des effets spéciaux, qu’il l’est quand il se retrouve dans un coin de la patinoire avec des adversaires beaucoup plus gros ou faisant son chemin dans la circulation pour sauter sur un retour.

    St-Louis souriait à pleines dents devant une foule admirative, ce qui faisait que tout le monde autour de lui se sentait un peu spécial.

    Mais sa bonne humeur a rapidement disparu et il est devenu sérieux quand le sujet de sa participation aux Jeux olympiques a été soulevé. Ne vous méprenez pas, St-Louis, âgé de 38 ans, est ravi d’avoir été l’un des 47 joueurs invités pour le camp d’évaluation qui aura lieu à Calgary à la fin d’août en vue de participer aux Jeux olympiques d’hiver 2014 à Sotchi en Russie.

    Encore aujourd’hui, le fait de ne pas avoir été choisi dans l’équipe qui a remporté la médaille d’or en 2010 à Vancouver représente une égratignure sur une plaie ouverte.

    « Ce fut difficile, a admis St-Louis. Il n’y a aucun doute là-dessus. Je suis content qu’ils aient remporté la médaille d’or, mais en même temps, ce fut difficile de les regarder. »

    Ce qui était intéressant, c’est que Steve Yzerman, l’homme qui a bâti Équipe Canada aux Jeux de Vancouver, est maintenant le directeur général du Lightning. St-Louis a fait savoir qu’il avait discuté avec son patron de son exclusion dans l’équipe 2010.

    « Nous en avons parlé dès qu’il a obtenu le poste à Tampa Bay, et c’est maintenant derrière nous, a dit St-Louis. Je ne suis pas fâché. Je lui ai dit que je serai toujours déçu, peu importe ce qu’il me dira, mais ils sont mis dans des positions difficiles et ils doivent prendre des décisions difficiles et il a dû prendre la décision qu’il a prise. Évidemment, il a pris les bonnes, car le Canada a remporté la médaille d’or. »

    Si vous pensez que St-Louis a été invité cette année parce que Yzerman ne veut pas que son joueur étoile boude la saison prochain, détrompez-vous. Pour commencer, St-Louis demeure l’un des joueurs les plus constants et les plus explosifs de la LNH. Malgré sa petite stature, il devient un géant quand c’est le temps de produire et il est responsable de son jeu défensif, aussi.

    Le fait est que Sidney Crosby, des Penguins de Pittsburgh, aurait fort probablement dominé les pointeurs de la LNH s’il n’avait pas été blessé au cours du dernier mois de la saison. Mais en remportant le trophée Art Ross, St-Louis a résisté à la charge tardive d’Alexander Ovechkin, des Capitals de Washington, sans oublier son coéquipier du Lightning, Steven Stamkos.

    Il y a aussi le fait que le Canada compte plusieurs joueurs de centre, mais pas assez d’ailiers naturels. Évidemment, quelques joueurs de centre seront mutés à l’aile, mais il serait imprudent de ne pas inclure certains ailiers naturels.

    « Je serai un ailier naturel s’ils me choisissent, a déclaré St-Louis avec un sourire. Si j’ai la chance de jouer pour mon pays à cette étape-ci de ma carrière, je ferai tout ce qu’ils veulent. Mes enfants ont 10, huit et cinq ans et ils se souviendront de cet événement. Je serais fier de cela. Mes enfants font partie de tout ce que je fais maintenant et ils vivent chaque expérience que je vis.

    « C’est un honneur et je suis flatté d’avoir été l’un des 47 joueurs invités. En tant que joueur, tu veux toujours jouer dans le calibre le plus élevé. Je n’ai pas fait partie de l’équipe en 2010 et je me suis dit que je pousserais très fort afin de leur compliquer la tâche en vue des Jeux de 2014. »

    L’attention de St-Louis n’est pas seulement de dénicher un poste au sein de la formation olympique. Sa première priorité sera d’aider le Lightning à retrouver le seuil de la respectabilité. St-Louis est un modèle de constance et le leader à Tampa Bay, mais l’équipe a connu des difficultés au cours des dernières saisons.

    La grande nouvelle cet été à Tampa Bay a été le rachat du contrat du capitaine Vincent Lecavalier, qui a par la suite signé une entente de cinq ans avec les Flyers de Philadelphie.

    Le Lightning espère aussi que le nouveau gardien Ben Bishop sera la réponse devant le filet, que leur premier choix, Jonathan Drouin, aura la chance de dénicher un poste et que le joueur de centre Valtteri Filppula apportera une importante profondeur à l’équipe. Mais rien ne remplacera l’absence de Lecavalier, qui pendant plusieurs années a été le visage de l’organisation.

    « Ce sera vraiment différent sans Vincent, a dit St-Louis. Nous avons commencé presque ensemble à Tampa Bay. Il a été là quelques années avant moi, mais nous jouons ensemble depuis 13 ans. Ce n’est pas surtout sur la patinoire que ce sera différent, mais le fait que nous étions toujours ensemble dans l’autobus ou dans l’avion, à l’hôtel, durant les repas, ce sera étrange qu’il ne soit pas là.

    « En tant qu’équipe, nous devrons nous améliorer afin de bien nous positionner pour avril. Les dernières saisons n’ont pas été très bonnes, après que nous soyons passés à une victoire d’atteindre la finale de la Coupe Stanley. »

    Ça remonte à 2010-11, quand le Lightning, alors dirigé par Guy Boucher, avait perdu 1-0 dans le septième match de la finale de l’Association de l’Est face aux éventuels champions, les Bruins de Boston. Malgré une abondance de bons marqueurs, Boucher a incité son équipe à jouer plus défensivement, limitant ainsi les talents de St-Louis, Stamkos, Simon Gagné, Ryan Malone et Lecavalier.

    Le Lightning a connu des difficultés au cours des deux saisons suivantes sous la gouverne de Boucher, ratant les séries éliminatoires chaque fois. En mars, il a été remplacé par Jon Cooper et St-Louis a déclaré que le fait d’avoir joué quelques matchs sous les ordres du nouvel entraîneur en chef avait donné une idée aux joueurs de ce qui les attendait la saison prochaine. Ç’a aussi donné à Cooper un aperçu des joueurs qu’il a à sa disposition.

    « On veut toujours se retrouver en lutte en avril et en mai, a dit St-Louis. Le fait de ne pas être impliqué dans la course rend cela difficile à regarder. »

    Cela vaut pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley et les Jeux olympiques d’hiver.

     

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