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Revue de l’année : des remontées exceptionnelles ont marqué la saison 2012-13

mardi 2013-07-23 / 10:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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Revue de l’année : des remontées exceptionnelles ont marqué la saison 2012-13

La saison 2012-13 de la LNH n’a peut-être comporté que 48 parties, mais les moments mémorables et les performances extraordinaires n’ont pas manqué. LNH.com a demandé à ses journalistes de puiser dans leurs souvenirs pour identifier les faits saillants de la dernière campagne.

Aujourd’hui : les plus belles remontées

Détenir une bonne avance dans un match n’est jamais une mauvaise idée, mais il arrive que ça se gâche.

Une équipe peut par exemple devenir trop complaisante, et plusieurs l’ont appris à leurs dépens au cours de la dernière saison. Voici quelques exemples.

6 février-- Edmonton 6, Colorado 4

L’Avalanche ne s’annonçait pas une visite très polie à la Rexall Place et menait 3-0 à 48,8 secondes de la fin de la première période. Mais Cody McLeod a été chassé pour plaquage dans la bande et un bond imprévu a mené au but d’Ales Hemsky avec 3,1 secondes à jouer. L’Avalanche a cependant repris son avance de trois buts à 6:24 de la deuxième période grâce à un but de John Mitchell en avantage numérique.

Ce fut le dernier moment de réjouissance des visiteurs puisque les Oilers ont marqué les cinq buts suivants, dans les 24 dernières minutes de la rencontre. Ryan Nugent-Hopkins a parti le bal et Hemsky a enregistré son deuxième but avant la fin du deuxième engagement. Jordan Eberle a créé l’égalité à 8:58 de la troisième et alors que l’on commençait à se préparer pour une période supplémentaire, une passe savante faite d’une seule main par Ryan Smyth à Magnus Paajarvi a procuré l’avance aux Oilers pour la première fois à 18:26, Eberle ajoutant un but d’assurance 25 secondes plus tard

« C’était un match de fou et amusant à la fois, devait déclarer Eberle. La foule était dans le coup et le deuxième but d’Hemsky qui faisait 4-3 a été très important. »

31 mars -- Philadelphie 5, Washington 4 (prolongation)

A l’arrivée du dernier mois de la saison, autant les Flyers que les Capitals avaient besoin de points au classement. Et pendant les deux premières périodes au Wells Fargo Center les Capitals étaient ceux qui semblaient jouer le plus avec l’énergie du désespoir. Des buts de Mike Green, Marcus Johnasson et Alex Ovechkin leur ont permis de transformer un déficit de 2-1 après une période en une avance de 4-2 après six minutes de jeu en troisième. Mais Claude Giroux a répliqué avec un but en avantage numérique avant de faire la passe à Kimmo Timonen qui a mené au but égalisateur à 9,5 secondes de la fin de la troisième période.

Les Flyers ont complété leur remontée à 1:34 de la période de prolongation quand Ruslan Fedotenko a déjoué Braden Holtby.

Ovechkin a reconnu que les Capitals étaient devenus trop conservateurs une fois en avance de deux buts.

« Nous avons reculé, nous avons voulu jouer de prudence et ils en ont profité », a-t-il commenté.

17 April – Buffalo 3, Boston 2 (fusillade)

On parle moins cette fois d’une remontée dans un match que de la résurgence de toute une ville à l’occasion du premier match à la suite de la tragédie du marathon de Boston survenue deux jours plus tôt. Les émotions étaient à fleur de peau et René Rancourt a reçu l’aide de toute la foule dans son interprétation de l’hymne national

Cody Hodgson a fait dévier une passe de Thomas Vanek pour créer l’égalité à 26,6 secondes de la fin de la troisième période, Drew Stafford a marqué le seul but de la fusillade et les Sabres se sont sauvés avec la victoire. Mais les joueurs des deux équipes ont davantage retenu la solennité du moment que le résultat d’un match de hockey.

« Les cinq premières minutes après la présentation de la vidéo, on était juste comme frappés par la magnitude du moment », a confié le gardien des Sabres Ryan Miller. « Être dans la ville nous a touchés encore plus, parce que tout le monde a une histoire à raconter et on peut voir comment les gens sont affectés. »

« On savait tous que le match de soir n’en était pas un comme les autres », a noté le défenseur des Bruins Andrew Ference. « Il signifiait beaucoup à un autre niveau et ce n’était pas différent pour nous sur la glace. »

3 mai – Islanders de New York 4, Pittsburgh 3

On accordait peu de chance aux Islanders d’éliminer les Penguins en première ronde des séries, encore moins après qu’ils aient été humiliés 5-0 dans le premier match et quand on a appris que Sidney Crosby allait revenir au jeu lors de la deuxième rencontre après s’être fracturé la mâchoire le 30 mars.

Et il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour se faire remarquer, avec deux buts en première période, à l’issue de laquelle les Penguins menaient 3-1.

Mais les Islanders n’allaient pas se laisser abattre. Colin McDonald et Matt Martin ont déjoué Marc-André Fleury à la deuxième période et Kyle Okposo a procuré la victoire aux visiteurs à l’aide d’un drôle de but réussi à 12:23 de la troisième période lorsque son tir imprécis a frappé la baie vitrée à l’arrière du filet et rebondi dans le dos de Fleury pour se retrouver derrière la ligne rouge.

« Nous avons beaucoup grandi et pris de la maturité durant la saison », a signalé l’attaquant Matt Moulson. « Il semble que nous ne lâchons jamais. Nous avons traversé toutes sortes de scénarios, avec des hauts et des bas, et trouvé des façons de gagner. Ce soir en a fourni un autre exemple. »

6 mai -- Los Angeles 4, St. Louis 3

Après avoir échappé les deux premiers matchs de la ronde initiale à St.Louis, les Kings ont remporté le troisième 1-0 puis sont venus de l’arrière deux fois pour créer l’égalité 2-2 dans la série.

Une folle première période au Staples Center a d’abord vu les Blues s’emparer d’une avance de 2-0 avant que des buts de Jeff Carter et Dustin Penner en moins de cinq minutes ramènent les deux équipes à la case départ.

Le deuxième but de T.J. Oshie a redonné l’avance aux Blues après 40 minutes de jeu, mais les Kings ont de nouveau rebondi en troisième période grâce à des buts d’Anze Kopitar et Justin Williams.

« Nous sommes une équipe expérimentée, a constaté Williams. Nous en avons vu beaucoup et nous savions qu’il fallait apporter une réponse face au danger de retourner à St. Louis en déficit de 3-1. »

Cette remontée a constitué le point tournant de la série et les Kings ont gagné les deux matchs suivants pour éliminer les Blues 4-2.

13 mai – Boston 5, Toronto 4 (prolongation)

C’est un match qui a brisé le cœur d’une ville et a lancé une équipe jusqu’en finale de la Coupe Stanley, un match dont on va se rappeler longtemps – à moins d’être un partisan des Maple Leafs et de vouloir tout faire pour l’oublier.

Les Leafs avaient gagné les cinquième et sixième matchs de la série pour forcer la présentation d’un affrontement décisif au TD Garden. Pleins d’énergie, ils menaient 4-1 après les buts de Phil Kessel et Nazem Kadri dans les six premières minutes de la troisième période.

Nathan Horton a fait 4-2 à 9:18 mais c’est dans les 82 dernières secondes de la troisième période que le ciel s’est effondré sur la tête des pauvres Maple Leafs. Tuukka Rask était retiré dans son filet quand Milan Lucic a pris le retour d’un tir de Zdeno Chara pour rétrécir la marge à un but. Et 31 secondes plus tard, Patrice Bergeron forçait la prolongation en battant James Reimer d’un tir du poignet.

Les Bruins ont complété leur travail de démolition lorsque les Leafs se sont avérés incapables de dégager la rondelle devant leur filet et que Bergeron en a profité, à 6:05 de la période supplémentaire.

« Nous sommes demeurés résilients, j’imagine que c’est ce que je peux dire, a déclaré Bergeron. Nous avons trouvé une façon… Nous avons montré du caractère en venant de l’arrière et nous avons trouvé une façon de gagner en prolongation. »

Quant aux Leafs, leur première participation aux séries éliminatoires en neuf ans prenait fin de façon amère.

« Je pense que nous avons manqué d’essence », a confessé l’entraîneur Randy Carlyle. « Avec une avance de 4-1, on ne pense qu’à jouer défensivement et, comme je l’ai dit, on a juste manqué d’essence. »

16 mai - Los Angeles Kings 4, San Jose 3

Les Kings ont gagné leur premier match de deuxième ronde à San Jose mais dans les dernières minutes du deuxième, il semblait bien qu’on allait se déplacer à Los Angeles avec les deux adversaires à égalité 1-1.

Les Kings avaient pris une avance de 2-0 mais les Sharks ont marqué deux fois en deuxième période et Marc-Édouard Vlasic leur a procuré l’avance à 8:56 de la troisième.

Or des punitions à Brad Stuart et Vlasic en fin de période ont procuré un avantage de deux joueurs aux Kings pendant 1:38 et Dustin Brown n’a mis que 36 secondes à créer l’égalité en sautant sur un retour de lancer de Carter avec 1:43 à jouer.

Les partisans étaient encore à célébrer et les Kings étaient toujours en avantage numérique lorsque Trevor Lewis a profité lui aussi d’un retour de lancer (de la recrue Tyler Toffoli) pour procurer une avance de 2-0 dans la série aux visiteurs.

12 juin -- Chicago 4, Boston 3 (prolongation)

La finale de la Coupe Stanley a commencé sur des chapeaux de roue et l’action n’a pas lâché par la suite.

Les Bruins ont détenu des avances de 2-0, grâce à deux buts de Milan Lucic, et de 3-1, après ceux de Brandon Saad et Patrice Bergeron.

Mais en l’espace d’un peu plus de quatre minutes au milieu de la troisième période, tout a changé quand Dave Bolland et Johnny Oduya ont tout à tour déjoué Tuukka Rask.

Il a ensuite fallu attendre jusqu’à la 13e minute de la troisième période de prolongation avant qu’Andrew Shaw ne mette finalement fin au match. Ce ne fut pas le plus beau but pour un match aussi excitant, puisque l’attaquant des Blackhawks a été le deuxième joueur atteint par une double déviation.

Ce match a été le cinquième plus long de l’histoire de la finale de la Coupe Stanley.

24 juin -- Chicago 3, Boston 2

Il restait deux minutes à jouer et on se préparait à retourner à Chicago pour vivre l’excitation suprême d’un septième match de la finale de la Coupe Stanley.

Puis ce fut le bouleversement.

Les Bruins menaient 2-1 grâce au but de Lucic à 12:11 de la troisième période quand Bryan Bickell a foncé au filet pour compléter une passe de Jonathan Toews avec seulement 1:16 à écouler à la période. Les Bruins tentaient encore de se remettre de ce choc émotif quand Dave Bolland a converti le retour de lancer de Johnny Oduya à 58,3 secondes de la fin. Soudainement, un déficit de 2-1 se transformait en avance de 3-2, et ça sentait la Coupe, que les Blackhawks allaient remporter pour la deuxième fois en quatre ans.

« J’avais vu des retours semblables au soccer, dans la Ligue des Champions, mais pas au hockey », a commenté l’attaquant des Blackhawks Michal Handzus. « Surtout à une étape aussi importante, un sixième match, avec une élimination en vue, sur la route… et marquer deux buts dans la dernière minute pour gagner la Coupe. Wow, c’est incroyable! »

Suivez Adam Kimelman sur Twitter: @NHLAdamK

 

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