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Touchette : Brière arrive-t-il trop tard?

mercredi 2013-07-10 / 14:13 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

Je revenais d'une excursion de pêche au Lac Saint-Jean, l'autre jour, lorsque j'ai appris que Marc Bergevin avait réalisé une première capture dans l'aquarium de la LNH.

Je veux parler, bien sûr, de Daniel Brière. Vingt-quatre heures plus tard, le Canadien se payait George Parros, un matamore.

En gros, le Canadien s'est offert des mains et des poings. C'est mieux que rien.

Personnellement, je n'ai rien pris. Pas même une petite perchaude. Bergevin, lui, ne sera pas proclamé le pêcheur de l'année pour autant, mais il n'est pas revenu les mains vides.

S'il n'avait pas bougé, ils auraient été nombreux à lui reprocher de s'être endormi dans sa chaloupe !

Cela dit, un peu tout le monde aurait préféré voir Vincent Lecavalier débarquer à Montréal plutôt que Brière, qui, à 35 ans, est de deux ans l'aîné de l'autre.

Brière arrive-t-il trop tard ? Curieusement, j'ai eu une pensée pour Denis Savard qui, souvenez-vous, a été parachuté à Montréal deux ans trop tard. Faudra voir.

Ce qui amène la question suivante: auriez-vous consenti un contrat de cinq ans à Lecavalier ? À cela, je réponds: « Jamais dans cent ans ».

Lecavalier, à sa première visite au Centre Bell la saison prochaine, sera hué comme rarement un joueur Québécois l'a été.

Les fans du Canadien n'acceptent jamais un « non » comme réponse de la part d'une vedette québécoise. Ils le prennent personnel.

Mais connaissez-vous bien des joueurs de 33 ans, québécois, européens ou chinois, qui auraient levé le nez sur l'offre des Flyers (22.5 millions $ pour cinq ans) ? Je vous le demande.

Ceux qui chialent contre Lecavalier devraient plutôt chialer contre les Flyers.

Combien de matches ?

Brière ? Il a de bonnes mains, il est encore capable de générer des occasions marquer, il sera un atout en supériorité numérique, mais une question demeure: combien de matches pourra-t-il donner au Canadien ? Quarante, 50, 75 ?

S'il lui en donne 70, Bergevin aura réussi un bon coup.

Bref, Brière se veut à la fois un joueur talentueux, mais vulnérable.

S'il est en santé, il ne lui faudra que deux semaines, peut-être moins, pour faire oublier Michael Ryder.

Parros ? Le Canadien, on s'entend, avait besoin de muscles. Parions que Brendan Prust, qui a terminé la dernière saison sur les genoux, a applaudi bien fort l'addition de monsieur Parros, le nouveau garde du corps des petits joueurs de l'équipe.

En attendant, le Canadien s'est sensiblement amélioré.

Mais il ne faut pas se faire d'illusions; ce n'est pas Brière et Parros qui vont permettre à l'équipe de passer à un autre niveau.

Quand le Canadien remportera sa prochaine Coupe Stanley, Brière et Parros ne seront plus que des souvenirs.

À vrai dire, le Canadien, à court ou moyen terme, ira aussi loin que les Galchenyuk, Gallagher, Pacioretty et Price, entre autres, voudront bien le mener.

À quand le tour de Burns ?

Pour le regretté Pat Burns, la cinquième fois sera peut-être la bonne. C'est la grâce qu'on lui souhaite.

Pour des raisons, qui échappent à plusieurs, la candidature de l'ex-entraîneur, pour la quatrième année de suite, n'a pas été retenue par le comité de sélection du Temple de la renommée du hockey.

Décevant.

Son palmarès est pourtant éloquent; plus de 500 victoires, trois trophées Jack Adams avec trois équipes différentes et une Coupe Stanley.

Que voulez-vous de plus ?

S'il n'est pas élu, l'an prochain, je réclame une enquête !

Pour sa part, Fred Shero, qui a guidé les Flyers de Philadelphie à deux conquêtes de la Coupe Stanley en 1974 et 1975, a été admis chez les légendes.

Lorsqu'on parle des Flyers de ces années-là, on parle surtout d'une équipe de gladiateurs, qui semaient la terreur un peu partout sur le circuit, mais il ne faudrait pas oublier l'immense contribution de Bernard Parent, le meilleur gardien de but de la ligue à l'époque. Sans Parent, Shero et les Flyers n'auraient jamais connu autant de succès.

Shero était un bon entraîneur, certes, mais son système avait un nom: Bernard Parent.

Chris Chelios, Scott Niedermayer et Brendan Shanahan ont aussi été parmi les élus. Rien à redire. Ces trois joueurs ont pleinement mérité leur nomination.

Chelios, pour un, a remporté trois trophées Norris et, surtout, il était toujours parmi les meilleurs joueurs de son équipe sur les patinoires adverses.

Certains joueurs sont braves à domicile, frileux à l'étranger. Ce n'était pas le cas de Chelios. Que non ! Il distribuait les mises en échec autant à domicile qu'ailleurs. Un guerrier, comme on dit.

Et il a joué jusqu'à l'âge de 48 ans à une époque où le hockey n'a jamais été aussi rapide.

Impressionnant.

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