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Niedermayer, Chelios, Shanahan, Shero et Heaney intronisés au Temple

mardi 2013-07-09 / 22:05 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Niedermayer, Chelios, Shanahan, Shero et Heaney intronisés au Temple

Les nouveaux intronisés au Temple de la renommée du hockey comptent deux défenseurs légendaires, un marqueur de 600 buts, un entraîneur reconnu comme un innovateur et une femme qu’on a comparée à Bobby Orr.

Scott Niedermayer, Chris Chelios, Brendan Shanahan, Fred Shero et Geraldine Heaney sont les intronisés de 2013, qui accèderont officiellement au Temple le 11 novembre à Toronto.

Niedermayer, Chelios, Shanahan et Heaney sont d’anciens joueurs, et Heaney est la troisième femme élue, après Cammi Granato et Angela James en 2010. Shero, qui a gagné la Coupe Stanley à deux reprises à Philadelphie, sera intronisé à titre posthume dans la catégorie des bâtisseurs.

Niedermayer et Chelios en étaient à leur première année d’éligibilité, ayant pris leur retraite en 2010. Shanahan avait dû s’effacer l’an dernier face à Joe Sakic, Mats Sundin, Adam Oates et Pavel Bure.

« C’est assez surréaliste de recevoir cet appel qui vous annonce que vous êtes intronisé au Temple de la renommée, a déclaré Niedermayer. Il va probablement me falloir beaucoup de temps pour bien réaliser ce qui m’arrive. C’est un groupe impressionnant et c’est un honneur d’en faire partie. »

À 51 ans, Chelios était le joueur le plus âgé à devenir éligible une première fois. Il a joué jusqu’à 48 ans, cumulant 948 points en 1651 matchs, soit le cinquième plus grand nombre de l’histoire, le premier chez les défenseurs et les joueurs nés aux États-Unis. Il a porté les couleurs du Canadien de Montréal, des Blackhawks de Chicago, des Red Wings de Detroit et des Thrashers d’Atlanta.

« J’ai toujours dit que je jouerais jusqu’à ce que le réservoir soit vide et je crois que c’est ce que j’ai fait », a-t-il déclaré.

Repêché par le Canadien au 40e rang en 1981, le défenseur a gagné la Coupe Stanley à trois reprises, à Montréal en 1986 et à Detroit en 2002 et 2006. Il a aussi remporté le trophée Norris en trois occasions, en 1989 avec le Canadien et en 1993 et 1996 avec les Hawks.

Il a comparé son passage chez le Canadien de 1983 à 1990 au Harvard de la LNH.

« Je suis arrivé là et je jouais avec Guy Lafleur, Steve Shutt, Larry Robinson, Bob Gainey, a-t-il rappelé. Ils m’ont pris sous leur aile et j’ai appris des meilleurs. Les joueurs de hockey sont de formidables individus en général mais quand on apprend des meilleurs, de joueurs qui ont connu tellement de succès, il faut les écouter. Je pense qu’ils ont eu une grande influence sur ma carrière. »

Sur la scène internationale, Chelios a représenté les États-Unis aux Jeux olympiques à quatre reprises, il a pris part à trois Coupes Canada et à la Coupe du monde 1996, où les Américains ont gagné l’or. Il a touché l’argent olympique en 2002 à Salt Lake City.

Interrogé à savoir à quelle équipe il s’identifiait le plus, il a dit ne vouloir offenser personne et a donc opté pour les États-Unis.

« Je repense à Salt Lake, contre Scott et Shanny, ce fut sans doute le meilleur tournoi et le meilleur hockey dans lequel j’ai été impliqué, a-t-il dit. C’était encore plus excitant parce que c’était aux États-Unis et nous avons gagné l’argent. C’est un tournoi où la première place n’est pas tout. Juste le fait de se retrouver dans le village olympique… des athlètes seraient prêts à mourir pour gagner une médaille, quelle que soit sa couleur. Ce fut une des plus grandes expériences de ma carrière. »

Niedermayer est le seul joueur de l’histoire à avoir gagné tous les principaux championnats nord-américains et internationaux.

Dans la LNH, il a bu dans la Coupe Stanley à quatre reprises (1995, 2000,

2003, 2007). Il a pris part à 1263 rencontres, de 1992 à 2010, et cumulé 740 points, en plus de 98 en 202 matchs des séries éliminatoires. Il a gagné le trophée Norris en 2004 et le Conn Smythe en 2007, quand il était capitaine des Ducks d’Anaheim.

Sur la scène internationale, il compte deux médailles d’or olympiques (2002 et 2010) et il a gagné le championnat du monde en 2004, complétant le triplé Coupe Stanley – Or olympique – Championnat du monde. Il a encore gagné l’or au Championnat du monde de hockey junior en 1991 et à la Coupe du monde 2004 et il a remporté la Coupe Memorial à Kamloops en 1992.

Il a été reconnu comme un des meilleurs patineurs de sa génération, et peut-être de tous les temps.

« Ça lui semblait si facile, a rappelé Chelios. Il avait une tonne de talents mais il était aussi un fier compétiteur. Il valait n’importe qui. Le voir en compagnie de Scott Stevens, deux joueurs différents mais tout aussi efficaces… Il était aussi intimidant. Pour ce qui est de ses habiletés, de son leadership et de sa façon de se mettre au travail, je le trouve très semblable à Steve Yzerman. J’ai tout le respect au monde pour Scott. Quelle grande carrière! »

Niedermayer a été repêché au troisième rang par les Devils du New Jersey en 1991. Il est resté au New Jersey jusqu’en 2004 et s’est joint aux Ducks à la suite de la saison annulée par un lock-out en 2004-05.

« Pour un jeune défenseur qui arrivait comme moi, je n’aurais probablement pas pu me retrouver dans une meilleure situation », a-t-il dit de son long passage chez les Devils. « C’était vraiment un endroit idéal pour un jeune qui voulait apprendre. Nous avions de grandes équipes, des équipes gagnantes, nous avons remporté des championnats et j’ai appris beaucoup. »

Niedermayer a spécifiquement mentionné les noms des défenseurs Stevens (intronisé en 2007), Viacheslav Fetisov, Ken Daneyko, Bruce Driver, Alexei Kasatonov et Tommy Albelin parmi les joueurs qui ont eu une influence marquante sur sa carrière

« Je suis probablement rendu ici grâce à des gars comme eux », a-t-il dit.

Shanahan a lui aussi été repêché par les Devils, au deuxième rang en 1987, et il a également porté les couleurs des Blues de St. Louis, des Whalers de Hartford, des Red Wings de Detroit et des Rangers de New York.

Il a gagné la Coupe Stanley à trois reprises avec les Red Wings (1997, 1998, 2002), l’or olympique en 2002 et le Championnat du monde en 1994. Il faisait aussi partie de l’équipe canadienne gagnante de la Coupe Canada en 1991.

Il est de plus un des 18 membres du club des marqueurs de 600 buts dans la LNH, 13e sur la liste avec un total de 656. Il occupe aussi le 13e rang pour le nombre de matchs joués (1524) et le 25e pour les points (1354). Il a également reçu le trophée King Clancy Memorial en 2003.

Il a parlé de Detroit comme d’une « place tellement spéciale ». Il y est arrivé à sa 10e saison dans la ligue et c’est là qu’il est resté le plus longtemps, pendant neuf saisons, qu’il a connu le plus de succès et qu’il a atteint le plateau des 40 buts en trois occasions.

« C’était juste la bonne équation, estime-t-il. Ils n’avaient pas gagné la Coupe depuis plusieurs dizaines d’années. Ils étaient passés proche. À cette époque, c’est tout ce que je voulais. Vous prenez de la maturité comme joueur et tout d’un coup vous réalisez à quel point c’est difficile de gagner la Coupe et vous en devenez obsédé. J’ai été chanceux à cette étape de ma carrière de me joindre à une équipe et un groupe de joueurs obsédés, et nous avions assez de talent pour aspirer aux grands honneurs. Je sais que je ne serais pas à vous parler aujourd’hui si je n’étais pas passé par Detroit. »

Shanahan a aussi eu de bons mots pour ses premières années au New Jersey, spécialement en 1988 lorsque comme recrue, il a aidé les Devils à participer aux séries pour la première fois de leur histoire. C’est d’ailleurs là qu’il est revenu compléter sa carrière en 2008-09.

« Ma première année était aussi la première de Lou Lamoriello. C’est là qu’il a commencé quelque chose et quand j’y suis retourné à la fin j’ai revu la même philosophie, à savoir que le nom à l’arrière du chandail n’est pas aussi important que celui à l’avant, a-t-il raconté. Ce que je retiens de ma première saison et de notre lutte pour nous qualifier pour les séries au dernier match de la saison, c’est ce qu’un jeune groupe de joueurs peuvent faire quand ils jouent en équipe. Je suis demeuré ami avec beaucoup de joueurs de cette équipe. »

Shero a mené les Flyers de Philadelphie à la conquête de la Coupe Stanley en 1974 et 1975, s’avérant le premier entraîneur à mettre la main sur le précieux trophée à la tête d’une équipe d’expansion. Il a aussi mené son équipe à la finale l’année suivante (battue par le Canadien) de même que les Rangers de New York en 1979 (aussi battus par le Canadien).

Shero, qui est décédé en 1990, a été entraîneur pendant 10 ans, de 1971 à 1981, conservant une fiche de 390-225-119. Il vient au 11e rang pour le pourcentage de victoires (.612) et a été le premier lauréat du trophée Jack Adams en 1974.

« Je suis très heureux d’apprendre que Fred Shero a été élu au Temple de la renommée du hockey », a commenté le président des Flyers Ed Snider dans un communiqué. « On n’a pas à se demander pourquoi ce n’est pas arrivé plus tôt parce qu’aujourd’hui est une belle journée pour célébrer qu’un individu qui le mérite tellement est finalement élu au Temple. C’est une grande journée pour les Flyers de Philadelphie. »

Shero a été considéré comme un innovateur parce qu’il a été un des premiers à faire chausser les patins à ses joueurs le jour d’un match et parce qu’il s’était rendu en Union soviétique pour étudier les façons de faire là-bas. Il a aussi été le premier entraîneur à engager un adjoint à plein temps et un des premiers à recourir aux vidéos.

Son fils Ray est le directeur général des Penguins de Pittsburgh.

« Ce que mon père a toujours eu, et que j’essaie de transmettre à mes enfants qui ont aussi une passion pour le sport, est, je crois, un grand respect pour le sport et les gens qui y sont impliqués, a raconté Ray Shero. Dans mon travail, il s’agit de victoires et de défaites, mais je crois fermement que les gens que l’on rencontre et les amitiés que l’on développe seront plus importants que ces victoires et défaites à la fin de la journée. Il était comme ça. Je crois qu’il a eu de grands amis et je peux certainement dire la même chose après près de 20 ans dans le milieu. C’est une question de respect pour le sport et les gens. Si je peux transmettre ça à mes enfants, ce sera formidable. »

Heaney, qui jouait à la défense, a gagné l’or avec l’équipe canadienne à sept championnats du monde en 1990 à 2001, en plus d’une médaille d’or olympique en 2002 et une d’argent en 1998.

Avec Granato et James, elle a été intronisée au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey en 2008.

« On ne voit jamais de femmes quand on va au Temple de la renommée, alors on ne pense pas à se demander si ça pourrait arriver, a-t-elle expliqué. Je suis tellement heureuse que ce soit le cas et je pense que cela aide au développement du hockey féminin. Le nombre de filles qui jouent présentement au hockey est incroyable.

« L’intronisation au Temple de la Fédération internationale a aussi été quelque chose de formidable. Elle a été la première à élire une femme et le Temple de la renommée du hockey a suivi. J’en suis tellement heureuse. Il y a beaucoup d’autres grandes joueuses qui attendent leur tour.

« C’est vraiment spécial. Vous reconsidérez votre carrière et vous vous dites: 'Wow, c’est quelque chose.' »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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