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Le défi de Stéphane Waite avec Carey Price sera différent de ceux qu’il a eus à Chicago

vendredi 2013-07-05 / 13:58 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Le défi de Stéphane Waite avec Carey Price sera différent de ceux qu’il a eus à Chicago

Stéphane Waite est comme la position qu’il enseigne: en constante évolution. C’est probablement une bonne chose, car la tâche de Waite après avoir été nommé entraîneur des gardiens avec les Canadiens de Montréal, jeudi, sera complètement différente que celle qu’il avait avec les Blackhawks de Chicago.

Pendant 10 saisons à Chicago, Waite a servi de mentor pour des gardiens méconnus, quelques fois maladroits et qui n’inspiraient pas la confiance comme Antti Niemi et Corey Crawford, mais qui ont finalement remporté la Coupe Stanley.

Avec Carey Price, le gardien no. 1 à Montréal, il ne s’agira pas de dépasser les faibles attentes, mais bien de répondre et de gérer le spectre opposé.

Avec Price, il ne s’agit pas de tirer le meilleur d’un gardien qui ne paraît pas toujours bien. Il s’agit d’obtenir assez de celui qui paraît souvent parfait.

Contrairement à Niemi, qui avait un style unique mais d’extraordinaires habiletés, et Crawford, qui ne paraissait pas toujours bien, mais qui était plus souvent au bon endroit qu’au mauvais, Price a toujours gardé les buts comme on l’enseigne sur les DVD, se déplaçant calmement devant son filet qu’il soit debout ou sur ses genoux.

« J’aime les gardiens qui sont fort techniquement et Carey est l’un des meilleurs de la ligue à ce chapitre », a déclaré Waite aux journalistes montréalais, jeudi, lui qui succède à Pierre Groulx. « Ce dernier a été congédié après que Price eu connu une fin de saison et des séries éliminatoires difficiles. Pierre a fait du très bon travail avec Carey. »

Mais une bonne technique ne suffit pas toujours. Parmi les choses que Waite a discuté concernant son évolution en tant qu’entraîneur des gardiens c’est qu’il met plus d’emphase sur l’esprit de compétition.

« J’ai beaucoup changé ma façon d’enseigner au cours des quatre dernières années », avait dit Waite à InGoal Magazine en 2010.

Il a admis qu’à l’époque il n’était pas un partisan de Marty Turco, alors gardien des Blackhawks, mais qu’il en était venu à apprécier et à apprendre de son style qui était plus instinctif, qui faisait appel à la réaction.

« Ça n’a pas besoin d’être joli. Je me fous de cela maintenant. J’aime qu’un gardien utilise son instinct et réagisse à la situation même si ce n’est pas toujours très beau. C’est plus important de ne pas lâcher. »

Lors des entraînements de l’équipe, Waite intégrera plus d’exercices de « réaction » que Price a été habitué de voir.

« J’aime aussi un gardien qui peut délaisser un peu sa technique, il ne doit pas être un robot, a-t-il dit. J’aime un gardien qui peut utiliser son instinct, c’est très important et je pense que plusieurs gardiens ont perdu ce dernier aspect, car ils sont trop préoccupés par la technique. »

Waite n’a pas l’intention d’effectuer de gros changements au style de Price, qui a été le cinquième choix du repêchage de 2005. Au début de la dernière saison, il était vu comme l’un des meilleurs jeunes gardiens de la ligue et plusieurs personnes considéraient qu’il pourrait être le gardien partant pour l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

« J’ai mon idée de ce que je veux faire avec Carey, a déclaré Waite. Ce ne sera pas de gros changements, simplement de petites choses. Carey est l’un des bons gardiens de la ligue. Je ne suis pas ici pour le changer de A à Z. On n’a pas besoin de le changer de A à Z, loin de là. Il a plusieurs qualités et je vais travailler autour de ses qualités. »

Avec la mauvaise fin de saison qui s’est poursuivie dans les séries éliminatoires, il était difficile de voir ses qualités car contrairement à ce qu’il a toujours fait, Price défiait les tireurs.

La situation de Price rappelle celle qu’a connue Crawford, lui qui avait connu des difficultés la saison dernière, sa première à titre de gardien partant à Chicago. Crawford a joué de façon moins combative et il a laissé la rondelle le frapper. Waite lui a parlé de la profondeur de sa position dans son demi-cercle, et il a utilisé les vidéos montrant Henrik Lundqvist, des Rangers de New York, et les avantages de faire le moins de mouvements et de déplacements possibles.

« C’est une question d’équilibre. Il faut être en plein contrôle, pas trop combatif et pas trop passif non plus », a expliqué Waite.

Crawford a connu des difficultés dans les séries éliminatoires 2012 après avoir fait ces changements en fin de saison, mais avec une autre année de perfectionnement avec Waite, et quelques ajustements de son propre crû afin de trouver son style personnel, il a remporté la coupe.

Plutôt que de chercher des nouvelles réponses quand il connaissait des ennuis, comme le fait que les Bruins de Boston avaient supposément trouvé une faiblesse du côté de sa mitaine en finale, Crawford est demeuré avec le style qu’il l’avait si bien servi au cours de la saison. Certains peuvent parler de force mentale, mais le rôle de l’entraîneur peut aussi avoir joué un rôle.

« Je crois fortement au renforcement positif, a dit Waite. À chaque jour, lors des sessions vidéos avec mes gardiens, je dirais que je leur montre 70 pour cent de choses qu’ils font bien et 30 pour cent d’ajustements qu’ils ont besoin d’apporter ou de choses à surveiller. Je crois en cela, je veux qu’ils prennent conscience comment ils sont bons.

«C’est très important au point de vue de la confiance. »

Ça aide aussi à devenir constant.

« Quand un gardien se sent bien, quand tout est clair dans sa tête et quand il réagit, c’est à ce moment-là qu’il est à son mieux, a dit Waite. Quand un gardien commence à trop penser, ça signifie qu’il n’a pas confiance, il hésite et c’est la pire chose pour un gardien. Ce sera clair entre nous. »

Waite comprend très bien que c’est souvent du donnant-donnant avec ses gardiens. Il n’établira pas une dictature, ce qui sera une bonne nouvelle pour Price, qui avait quelques fois été en désaccord avec Roland Melanson, l’actuel entraîneur des gardiens des Canucks de Vancouver et prédécesseur de Groulx. Melanson était plus sévère et plus conservateur dans ses conseils.

« Ce qui est le plus important, et ça concerne aussi le substitut Peter Budaj, c’est que les gardiens se sentent à l’aise sur les choses que l’on travaille, a analysé Waite. Je ne leur imposerai rien avec lesquels ils ne sont pas à l’aise, c’est la pire chose que je pourrais faire. »

Cela étant dit, avec deux coupes Stanley en quatre ans, les suggestions de Waite devraient avoir du poids et une certaine autorité sur Price. Cette dernière qualité était l’une des raisons pour laquelle la direction de l’équipe voulait un entraîneur de gardien avec un bon pedigree dans la LNH.

Ils en ont un avec Waite. Maintenant, il devra démontrer ce qu’il peut soutirer d’un gardien qui a lui aussi un bon pedigree.

 

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