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Touchette : pour Lecavalier, le vrai défi est à Montréal

mardi 2013-07-02 / 14:00 / LNH.com - Joueurs autonomes 2013

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : pour Lecavalier, le vrai défi est à Montréal

Si vous croyez encore au Père Noël, vous croyez sans doute aux chances du Canadien de convaincre Vincent Lecavalier de poursuivre sa carrière à Montréal.

Il fait bon, je l'avoue, de croire au Père Noël de temps en temps, mais, si vous me posez la question, Lecavalier jouera ailleurs qu'à Montréal, l'an prochain. Et j'espère me tromper.

Combien de joueurs-vedettes ont manifesté ouvertement le souhait de porter les couleurs du Canadien au cours des cinq ou dix dernières années ?

Poser la question, c'est y répondre.

Qu'on le veuille ou non, Montréal continue de faire peur à bien des joueurs. Il y a le taux d'imposition, bien sûr, mais il y a aussi la pression médiatique et les attentes parfois démesurées du public, spécialement à l'endroit d'un « p'tit gars de chez nous ».

Dans une ville où le hockey prend toute la place ou presque, il y a des joueurs qui étouffent carrément.

Pour cette raison, bien des joueurs préfèrent faire carrière dans une ville où le hockey est traité comme un sport secondaire, bref, dans une ville où ils peuvent se promener dans la rue ou dans les centres d'achats sans crainte d'être interpellé à tout bout de champ monsieur et madame tout-le-monde.

Non, ce n'est pas tous les joueurs, qui ont la couenne assez dure pour jouer à Montréal.

Pour ou contre ?

Cela dit, la venue toujours possible de Lecavalier à Montréal ne fait pas l'unanimité auprès des amateurs.

Il y a ceux, moins nombreux, qui préfèrent voir le Canadien maintenir son virage jeunesse et il y a ceux, qui voient en Lecavalier un attaquant capable de bien appuyer les jeunes loups de l'équipe. De les appuyer et de les guider aussi.

J'appartiens à la deuxième catégorie.

Lecavalier a 33 ans et, s'il ne ressemble plus au joueur qui a marqué 50 buts en 2006-07, il demeure un joueur de premier ou de deuxième trio. Au centre ou à l'aile.

À ses trois dernières saisons, il a récolté 135 points en 168 matches. Pas si mal pour un joueur qui, aux yeux de certains, est sur le déclin.

Le hic, c'est que Lecavalier est souvent blessé. La saison dernière, il connaissait une très bonne saison avant d'être blessé. Résultat, il a bouclé l'année avec 32 points en 39 rencontres. Une production respectable, sans plus, dans les circonstances.

Il n'appartient plus à l'élite du circuit, mais nommez-moi un attaquant chez le Canadien, qui lui soit supérieur à l'heure actuelle ? Bonne chance.

Somme toute, Marc Bergevin n'a pas tort de le courtiser.

Voilà un joueur qui aurait non seulement un impact immédiat sur l'équipe, mais qui, par seule présence, contribuerait notamment au développement d'Alex Galchenyuk, la prochaine grande vedette du Canadien.

Au contact d'un joueur comme Lecavalier, Galchenyuk apprendrait encore plus vite.

Il a vu neiger

Autre grande question: Est-ce que Lecavalier serait capable de gérer l'attention médiatique dont il ferait l'objet à Montréal ?

À 18 ans, l'athlète de l'Ile-Bizard aurait sans doute eu beaucoup de mal à composer avec la faune médiatique d'une ville comme Montréal.

Mais aujourd'hui, on parle d'un joueur qui a vu neiger, même si, je l'avoue, il ne neige pas souvent à Tampa Bay !

Non, sérieusement, Lecavalier est arrivé à un point dans sa carrière où il ne lui reste plus grande chose à prouver si ce n'est de démontrer qu'il est capable de contribuer à la relance de la concession la plus prestigieuse de l'histoire de la LNH.

Je n'en démords pas: le dernier grand défi de sa carrière est à Montréal. Pas ailleurs.

 

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