Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Bergeron affirme avoir fait ce que tous ses coéquipiers auraient fait

mardi 2013-07-02 / 16:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

Partagez avec vos amis


Bergeron affirme avoir fait ce que tous ses coéquipiers auraient fait

BOSTON Patrice Bergeron affirme avoir pensé à deux choses quand on est arrivé dans les deux dernières minutes de la troisième période du sixième match de la finale de la Coupe Stanley.

Un: que son équipe menait 2-1 et qu’on allait disputer un septième match à Chicago.

Deux: qu’il lui faudrait subir de nombreux autres traitements afin d’être en mesure de jouer deux jours plus tard.

Bergeron n’a finalement pas eu à passer par tous ces traitements, les Bruins ayant concédé deux buts tardifs aux Blackhawks et perdu le match 3-2 et la série 4-2. Plutôt que de si diriger vers Chicago, il a donc pris la direction de l’hôpital, où il est resté quelques jours.

Après la rencontre, il a révélé qu’il avait joué en dépit d’une fracture à une côte et d’un cartilage endommagé. Comme si ce n’était pas assez, il s’est disloqué l’épaule droite dès la première période, résultat d’une vilaine chute dans la bande. Et plus tard, on lui a découvert une petite perforation au poumon.

« Après le sixième match j’avais un peu de difficulté à respirer », a-t-il confié mardi lors d’une rencontre avec les médias auxquels il livrait ses premiers commentaires depuis l’élimination des Bruins. « C’est comme si ma poitrine se resserrait et les médecins n’ont pas voulu prendre de chance. Il y avait bien des radiographies, mais on ne pouvait pas bien voir, ce n’était pas assez clair pour eux. Ils ont voulu s’assurer et heureusement qu’ils ont pris la bonne décision parce qu’on a découvert que mon poumon s’était affaissé. »

Bergeron, qui a complété les séries avec neuf buts et 15 points en 22 rencontres, affirme se sentir « beaucoup mieux » plus d’une semaine après son dernier match. Et n’étant plus tenu au secret professionnel des séries, il a pu décrire l’historique de ses blessures.

Il a été blessé aux côtes lors du quatrième match de la finale par une mise en échec de Michael Frolik. Une autre mise en échec, à la première période du cinquième match, l’a force à quitter la rencontre après deux présences sur la glace à la deuxième période. Il a été conduit à l’hôpital, où les médecins se sont montrés inquiets de sa rate.

Il a pu quitter l’hôpital et rentrer à Boston avec ses coéquipiers le lendemain et il a eu à décider s’il allait prendre part au sixième match.

« C’est sûr que je voulais jouer, a-t-il raconté. J’espérais que la douleur diminue mais ç’a n’a pas été le cas. C’était très douloureux après le cinquième match et le lendemain je cherchais juste une façon de gérer la douleur. Ca faisait vraiment mal et quand j’ai rencontré les médecins le jour du sixième match, ils m’ont dit que la seule façon que je pouvais jouer était de recourir à une anesthésie par blocage nerveux, que sinon la douleur serait insupportable. C’est donc ce que j’ai fait. »

Bergeron a été utilisé pendant près de 18 minutes ce soir-là mais les effets de l’anesthésie n’ont pas duré jusqu’à la fin et il a eu besoin de traitements supplémentaires.

Les Bruins ont été éliminés en dépit de tous ses efforts et des éloges qu’ils ont suscités, mais Bergeron ne tient pas à se vanter de ce qu’il a fait.

« Je ne sais pas s’il y a de quoi être fier. Certains pourraient dire que c’était stupide, a-t-il dit. Mais ça s’est passé comme ça. On ne réfléchit pas dans ces moments-là. On veut juste aider l’équipe. On tente de faire tout ce que ça prend. Mais on ne veut pas mettre sa vie en danger. Nous avons discuté avec les médecins. On ne sait jamais ce qui peut survenir dans un match, il y a toujours un risque, mais en même temps, c’est une passion. C’est ce qu’on veut faire. On veut absolument gagner, c’est le plus important, surtout à ce stade.

« Je ne regrette rien, je peux vous le dire, mais je ne sais pas si c’est nécessairement de la fierté. Je voulais juste faire ce qu’aurait fait n’importe quel de mes coéquipiers. »

Bergeron aura 28 ans ce mois-ci et il en sera en 2013-14 à la dernière année de son contrat avec l’équipe qui l’a repêché en deuxième ronde en 2003. Les Bruins sont la seule organisation qu’il a connue et il a joué pendant plus de 600 matchs de la saison régulière et des séries éliminatoires en noir et or. Il a 153 buts et 433 points en saison régulière ainsi qu’un trophée Selke à son palmarès.

Et il espère en venir à une entente à long terme pour demeurer à Boston.

« Ca signifierait beaucoup, a-t-il dit. C’est mon objectif depuis le début. C’est une équipe qui a cru en moi quand j’avais 18 ans et maintenant c’est mon chez-moi. J’adore la ville, j’adore les gens et j’adore assurément l’organisation. Ca voudrait donc dire beaucoup et j’espère que nous pourrons en venir à une entente. »

 

La LNH sur Facebook