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John Tortorella veut changer son image à Vancouver

mercredi 2013-06-26 / 0:52 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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John Tortorella veut changer son image à Vancouver

VANCOUVER – John Tortorella a été présenté officiellement aux médias de Vancouver mardi et il a promis de contrôler sa personnalité combative, qui en a fait plus une caricature qu’un entraîneur, du moins dans ses relations avec les journalistes.

Les joueurs, eux, peuvent s’attendre à retrouver la même hargne qui l’a rendu célèbre, tristement célèbre à vrai dire.

Congédié par les Rangers de New York peu de temps après leur élimination en cinq matchs aux mains des Bruins de Boston en deuxième ronde des séries, Tortorella n’aura pas mis de temps à se trouver un nouvel emploi lucratif en signant un contrat de cinq ans avec des Canucks qui viennent d’être sortis des séries deux ans de suite dès la première ronde sous les ordres d’Alain Vigneault… lequel a pris la place de Tortorella à New York.

C’est d’ailleurs la première fois qu’un tel échange d’entraîneurs se produit dans la LNH selon Elias Sports Bureau et les deux hommes se parlent à tous les deux jours depuis deux semaines, a confié Tortorella.

« C’est un peu bizarre, a-t-il convenu, mais pour moi, à ce stade de ma carrière, avoir cette chance de diriger une équipe au Canada, dans cette ville, je me pince encore. »

Même avec cette situation unique, en plus de toutes ces questions qu’on se pose à savoir comment il va s’y prendre pour améliorer le sort de cette équipe vieillissante en séries ou encore pourquoi on a engagé un entraîneur qui prêche un style défensif en bloquant des rondelles que le directeur général des Canucks Mike Gillis a ouvertement critiqué, Tortorella a passé le plus gros des 30 minutes de cette première conférence de presse à tenter d’expliquer ses relations avec les médias.

« Quand on perd son emploi, on tombe un peu dans un trou, on se remet en question et on tente de comprendre, a-t-il expliqué. Est-ce que j’ai fait des erreurs? Absolument. Dans ce genre de situation, je prends la responsabilité de la perception que les médias ont de moi. Je sais à quel point c’est important pour leur travail, spécialement dans cette ville, au Canada.

« Je vais travailler à cultiver une relation avec vous tous. »

Tortorella a dit trouver troublant que cette réputation qu’il a fasse oublier des réalisations qui incluent une conquête de la Coupe Stanley et un trophée Jack Adams avec le Lightning de Tampa Bay en 2004 ainsi qu’une médaille d’argent comme adjoint à l’entraîneur de l’équipe américaine aux Jeux de Vancouver, justement, en 2010.

Il montre une fiche de 410-330-37-67 comme entraîneur d’une équipe de la LNH et il est celui qui a remporté le plus de victoires parmi tous les entraîneurs américains actifs. Aussi, il vient de mener les Rangers aux séries trois ans de suite, avec une présence en finale de l’Association de l’Est il y a deux ans.

Les Canucks ont déjà entrepris de revamper l’image de Tortorella en publiant un article sur leur site internet, dans lequel celui-ci parle de son désir de changer, et qui traite également des nombreuses œuvres caritatives dans lesquelles il est impliqué. Une session de questions-réponses avec les amateurs est aussi proposée.

Cet article était déjà sur le web quelques heures avant la conférence de presse mais cela n’a pas empêché toutes ces questions sur sa personnalité et pourquoi il explosait aussi souvent.

« Parce que je déteste perdre, a-t-il répondu. Je ne peux supporter la défaite. Tout le monde dit qu’il faut être un bon perdant. Moi je pense que si vous êtes un bon perdant, vous êtes un perdant, point. Mais ce n’est pas une raison pour placer des gens dans une situation comme je l’ai fait, spécialement cette année, quand j’ai mis quelques joueurs dans une situation difficile à cause de mes agissements avec vous. »

Malgré tout ce qu’a dit Tortorella pour « apporter des rectifications », il ne s’est jamais excusé pour la façon dont il a dirigé ses équipes, même s’il a montré quelque résistance à être perçu comme un « entraîneur défensif ». Et même s’il a répété à plusieurs reprises qu’il devait en « apprendre plus » à propos de ses nouveaux joueurs, il n’a pas hésité à dire comment il comptait s’y prendre, sans donner de détails précis cependant, pour améliorer une équipe qui est venue à un gain de la Coupe Stanley il y a deux ans mais n’a remporté qu’une victoire lors des deux séries éliminatoires qui ont suivi, aucune contre les Sharks de San José le mois dernier.

« Nous avons besoin de plus de mordant, a-t-il statué. Devenir une équipe plus agressive sera une priorité pour hausser cette équipe à un autre niveau. »

À savoir d’où cela va venir, Tortorella a rappelé l’importance de développer davantage de jeunes joueurs comme il l’a fait à New York, rappelant une critique qu’on a faite à l’endroit de Vigneault et souvent reprise par Gillis depuis la fin de la saison. Mais les Canucks ont plusieurs joueurs avec des contrats de non-échange et sont déjà près du plafond salarial, ce qui rend les changements en profondeur difficiles, en plus de ne pas avoir beaucoup de grands espoirs dans l’organisation.

Il semble donc que Tortorella va simplement en demander plus aux membres de la formation actuelle.

« L’agressivité d’une équipe et son état d’esprit sont ce qu’il y a de plus important dans les séries. On peut mettre les points sur les i dans toutes sortes de situations, je pense que l’aspect mental est le plus important, a affirmé Tortorella. Je sais quel va être mon approche. Je vais en exiger plus des joueurs qui sont ici et, je l’espère, des jeunes qui vont graduer. Je vais pousser les joueurs. »

Ce ne sera pas toujours par ces tirades souvent grossières qui ont contribué à la légende de Tortorella dans la série "24/7" présentée sur HBO avant le match de la Classique hivernale de 2012 à Philadelphie.

« Je sais que je suis vu comme toujours en train de crier et de vociférer, de botter et de lancer toutes sortes de choses, mais ce n’est pas toujours le cas, a-t-il dit. L’entraîneur ici sera honnête, et juste aussi. »

Quant au style de jeu qu’il prône, et même si Gillis a critiqué cette tendance à regrouper ses joueurs devant le filet, qu’affectionne particulièrement Tortorella, celui-ci n’a jamais cherché d’excuses à son goût pour le jeu défensif.

« On a décidé que si vous aimez que vous joueurs bloquent des lancers vous êtes un entraîneur défensif, a-t-il dit. Mais regardez ce qui se passe dans les séries. Avez-vous vu ce que faisait Chicago en finale? Ils (les joueurs) se rassemblaient devant leur filet, ils bloquaient des tirs, mais cela n’a pas diminué leur offensive et c’est pourquoi ils ont gagné. C’est facile de dire qu’on va se lancer à l’attaque à profusion, mais ça ne se passe pas tout le temps comme ça dans un match de hockey. Il faut être capable de marquer des buts tout en se défendant en même temps. »

Tortorella a fait savoir qu’il allait faire jouer les deux meilleurs joueurs offensifs des Canucks, les jumeaux Sedin, à quatre contre cinq, ce qui va impliquer de bloquer des lancers.

« Je peux vous dire dès maintenant qu’ils vont jouer en désavantage numérique, et si c’est le cas, ils vont bloquer des lancers, a-t-il dit. Est-ce que je veux en faire des Ryan Callahan (son capitaine à New York)? Absolument pas. Mais pour bien jouer défensivement, cela doit faire partie de l’équation. Je pense qu’ils seront d’accord parce qu’ils veulent s’améliorer. »

 

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